12 juin 2012 2 12 /06 /juin /2012 06:59

 

Suite de Les griffes du Pentagones déchirent le Honduras 1

Selon Villeda : « Il y a un plan pour s’emparer du Honduras. Il y a un plan pour diviser le Honduras.  Il y a une intention de détruire les partis politiques traditionnels de ce pays. ( …) La division dont souffrent les partis politiques traditionnels en ce moment, je n’ai aucun doute qu’une partie de cela vient de l’extérieur. Je n’en doute pas. Je ne doute pas non plus que beaucoup de l’argent arrive pour financer des groupes politiques vienne de l’étranger. Le plan est de s’emparer du Honduras pour détruire la démocratie et tenter d’imposer un régime politique de un (puño  distinto ?)dans notre pays, ajoute Villeda a El Heraldo. »

 

Villeda a été nommé par le dictateur Micheletti comme porte-parole de la commission de négociation. Il alla à San Jose de Costa Rica le 9 juillet 2009 pour s’assoir à la même table qu’une délégation de personnes sélectionnée par Zelaya. Les négociations, orientées par le département d’état US, avec l’ex président Oscar Arias à leur tête, « homme de l’administration de la Maison Blanche », échouèrent. Mauricio Villeda et la délégation de la dictature civilo-militaire ne rentrèrent pas au Honduras au Nord, c’est-à-dire à Tegucigalpa, mais mirent cap vers le sud jusqu’à la capitale colombienne.

Là, invités à la Maison présidentielle par Alvaro Uribe lui-même, ils furent reçus, avec discrétion, vu que le monde entier jusqu’à la OEA et l’ONU considéraient qu’il y avait eu un coup d’état militaire au Honduras qui ébranlait la fragile démocratie.  Mais pour Uribe, il n’y avait aucun problème, relate  au Heraldo le chancelier putschiste Carlos Lopès.

  


22 de julio de 2009, solo tres semanas después el golpe militar. 

La question que chaque journaliste, y compris ceux du Heraldo, devraient logiquement formuler est : « Si Villeda a détenu cette copie entre les mains durant trois ans, pourquoi ne l’a-t-il pas remise à la police ou au Ministère Public ?

Pour lui, cela eut été fort facile d’avoir des entrées auprès du pouvoir judiciaire, puisque Vilma Morales qui participait à la même délégation  michelettiste a la maison de Narino, à Bogota, est ex présidente de la cours suprême de Justice du Honduras. (2000-2007)

Cette dame accusée par Zelaya et la résistance d’être une de plus parmi les acteurs judiciaires qui donnèrent leur aval au coup d’état militaire, elle aurait pu facilement donner protection aux « cibles militaires » des Farc au Honduras, il aurait pu  lui remettre le document mais il ne le fit pas. En plus, il est insolite que Villeda n’ait pas montré la copie à Madame Morales puisqu’ils voyagèrent et restèrent ensemble durant plus d’une semaine. Mais la Dona Vilma n’a rien dit non plus pendant ces  quatre ans.

Le Journaliste Robert Quesada du Tiempo (Honduras) à un sale jeu :

La coïncidence (ou causalité), c’est que Mauricio Villeda « dénonça » cela quelques heures avant que ne réapparaisse le journaliste Alfredo Villatora, assassiné. Et pour comble de malheur, l’assassiné apparu vêtu d’un uniforme militaire, dans le meilleur style des « faux positifs » de Colombie… Ce que raconte Maurice Villeda ne sont pas seulement des carabistouilles pour terroriser le peuple sinon que c’est une justification anticipée de faits atroces qui se préparent(ajoutés à ceux qui l’ont déjà été)

Il désire impliquer les FARC, tentant  de se laver les mains en disant que les actions de crimes et terreur sont exécutées au Honduras avec un entraînement et des conseillers étrangers.

 


Quand verrons-nous    les premiers guérilléros Farianos au Honduras ? Monsieur Jorge Canahuati.

Le Heraldod du 14 mars de 2005. Des reporters du quotidien hondurien furent invités par l’intelligence militaire colombienne durant trois jours au  Club des Officiers de Bogota. Après leur retour les collègues du Heraldo produisirent six éditions sur « Le fantôme des FARC » au Honduras. Mais le résultat jusqu’ici est nul, pas un seul guérilléro coombien n’a été arrêté au Honduras.


 

Maintenant Uribe se balade dans le monde entier organisant les éléments de l’extrême-droite, comme Villeda, et s’en prend tous les jours au  « dictateur Chavez ». Ses paroles ne sont qu’une pièce de plus, comme celles de Villeda, dans le puzzle du plan ou scénario pour délégitimer le triomphe électoral imminent de Chavez, le 7 octobre,  selon ce qu’indiquent toutes les enquêtes réalisées au Venezuela.

Dans les enquêtes au Honduras, il existe aussi une tendance très stable favorable à Xiomara Castro, candidate présidentielle du bras politique de la résistance, le parti Libre, ce qui préoccupe les oligarques et les politiciens comme les propriétaires du Heraldo et Villeda pour ne pas parler des faucons du Pentagone.

Les prévisions sont là et la démonstration de la grande popularité de la candidate, ce fut le 1er mai quand des centaines de milliers d’ouvriers, de paysans, de femmes et de jeunes ont manifesté dans les rues du Honduras, surmontant le terreur de la mort et de la tentative d’extermination de l’alternative politique qui naquit le 28 juin de 2009,sous une pluie tropicale et l’explosion de rafales de balles depuis la maison du président occupée par l’armée.

Tout cela me rappelle les années 1985-1989 en Colombie, quand l’espérance d’une belle terre avec Paix et Justice Sociale était alimentée par la naissance de l’Union Patriotique ?

Espérance avortée, noyée  dans le sang et la douleur quand ils commencèrent à mettre en pratique l’extermination des membres de la compagnie, ce dont on se souvient comme le premier génocide politique dans le monde.

L’histoire se répète dans les deux pays où il y a tant de douleur mais aussi l’espérance. En Colombie surgit la Marche Patriotique et au Honduras le peuple résiste, tout indique que le scénario du Pentagone tôt ou tard tombera sous son propre poids

Mais l’avertissement est clair et  nous rappelle les paroles du poète et révolutionnaire soviétique Vladimir Mayakovsky. Quand il disait

 

Le fascisme c’est la faim

Le fascisme c’est la terreur

Le fascisme c’est la guerre

 

Et la guerre est à présent déclarée contre le peuple du Honduras et ses alternatives politiques


El saldo del Plan Colombia. La matanza en Mapiripan en donde 50 habitantes
fueron mutilados por el monstruo que creyó el estado colombiano en alianza

Cette nuit nous écoutions la vétérane et combattante des droits humains et des disparus au Honduras, Bertha Oliva (Cofadeh),  qui disait quand notre collègue Marvin Palacios demandait « Que pouvons-nous faire ? » « Il faut être avec ceux qui aujourd’hui souffrent, enquêter et dénoncer »disait Oliva  « mais aussi soutenir les activistes des droits humains. »

« Mais ce n’est pas suffisant. Les ONG des droits de l’homme ont leur limites compréhensibles et peu importe combien d’aide qu’elles reçoivent de l’extérieur s’il n’y a pas un Front Interne, disait Xiomara Castro dans une interview dans la nuit du 24 juillet 2009, alors que l’armée l’empêchait de rejoindre la Frontière pour retrouver le président renversé Manuel Zelaya. « Le slogan que nous entendons dans les manifestations « Seul le peuple sauve le peuple » ne suffit pas non plus. Non, SEUL le peuple organisé à tous les niveaux de la société peut mettre en échec le fascisme et la guerre déclarée par l’empire au peuple du Honduras. La résistance et le parti Libre peuvent être ce canal par lequel le peuple, et toutes ses manières de lutter, pourrons trouver le chemin dans cet obscur tunnel de sang et de douleur.

-      Notas:  

-       

-      Notas:

-       

-      1.      Hay un plan para asesinar y secuestrar hondureños, revela Mauricio Villeda
http://www.elheraldo.hn/Secciones-Principales/Pais/Hay-un-plan-para-asesinar-y-secuestrar-hondurenos-revela-Mauricio-Villeda

-      2.      Colombia admite reunión con delegación usurpadora en Bogotá. Autor: TeleSUR, Fecha de publicación: 22/07/09 http://www.aporrea.org/tiburon/n139184.html

-      3.      Roberto Quesada: “Mauricio Villeda: ¿Pregonero de la muerte?”
http://tiempo.hn/index.php/dados-y-daros-roberto-quesada

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Gilles Deleuze, février 1977.

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