9 janvier 2013 3 09 /01 /janvier /2013 14:48

 

 

Voici pour faire écho à mes précedents propos... remettre en question ce monde dans lequel nous vivons et qui nous échappe, le plus souvent. Il y a bien des manières d'interroger le monde. Il faut parfois prendre le risque de poser des questions pour lesquelles nous ne sommes pas certains d'obtenir de réponse. Parfois la réponse n'existe qu'à condition de l'inventer comme actuation, comme création d'un nouveau possible...

Le travail est une des notions à interroger en toute priorité. Nous sommes nombreux à refuser l'emploi, avec un petit sourire mi attristé, mi dédaigneux : "Avec tous les moyens dont vous disposez, vous n'avez vraiment rien de mieux à ous proposer que votre souffrance-travail, cette misère !". Il y a des métiers à inventer ou a réinventer... et qui lance le défi, avec des petits moyens et en prenant plaisir à ce qu'on fait et en cessant d'opposer les humains entre eux et la nature et l'homme;;; quel délire, poussé jusqu'au cauchemar. Un grand défi, oui... un grand chantier pour les réparateurs de planète meurtrie. Et reconstruire dans la joie s'impose parce que les moyens sont constitutifs de la fin qu'ils déterminent.

 

 

Et un petit rappel La leçon de l'homme rouge : ne travaillez pas, soyez actifs.

 

 

 

Le vampire édenté


Gardons-nous cependant d’imaginer que cette ardeur excessive au travail constatée par Russell ne serait rien d’autre qu’une habitude devenue obsolète et qu’il nous suffirait de laisser tomber – une habitude héritée du temps où il n’y avait pas de machines. Au Moyen Age, où le travail comme fin en soi était chose inconnue, on travaillait en fait moins qu’aujourd’hui. La raison en est simple : le travail tel que nous l’entendons, c’est-à-dire la dépense abstraite d’énergie humaine indépendamment de tout contenu particulier, est historiquement spécifique. On ne le rencontre que sous le capitalisme. Dans n’importe quelle autre formation sociale, l’idée aujourd’hui si universellement répandue selon laquelle « un travail, quel qu’il soit, vaut mieux que pas de travail » aurait paru, à juste titre, complètement délirante.

 

Ce délire est le principe abstrait qui régit les rapports sociaux sous le capitalisme. Si l’on fait abstraction des activités criminelles, le travail – qu’il s’agisse du nôtre ou de l’appropriation de celui d’autrui – est pour nous l’unique moyen de participer à la société. Mais, en même temps, il ne dépend pas du contenu de l’activité en question ; que je fasse pousser des pommes de terre ou que je fabrique des bombes à fragmentation n’a aucune importance, du moment que mon produit trouve un acheteur et transforme ainsi mon argent en davantage d’argent. Base de la valorisation de la valeur, le travail constitue une fin en soi et un principe social contraignant dont l’unique but consiste à accumuler toujours plus de « travail mort » sous forme de capital. Oulala.info  

 

Au bout de la vie, il y a toujours une corde qui nous attend : la mort. Avant, on disait que le travail n’a jamais fait mourir personne. Pourquoi alors s’échiner à donner son panier de bleuet à un acheteur de paniers de bleuets qui l’enverra au bout du monde dans un avions sur lequel est inscrit « Nous sommes vert »?

Il y a une nouvelle loi de la vie que je ne peux pas transmettre ou transformer  en équation : plus les gens sont gros, plus la spiritualité semble s’amincir. Plus ils s’agitent, plus ils cessent de penser ou de se laisser penser.  C’est occidental, issu de nos manières de vivre.  En fait, elle est anorexique, sculptée par la propagande insidieuse à laquelle peu échappent… Si peu…

Hypnotisés et Alzheimerisés par « la mission »

L’État, tous les États, tous les pays, baignés dans le mondialisme ont fini par nous écraser par les formules abrutissantes. Nous ne savons plus ce qu’est le travail « RÉEL », puisqu’à faire n’importe quoi, nous avons une « mission ». Planter des carottes ou tuer ne fait plus aucune différence.

Nous sommes des cagoulés de l’Histoire.

On oublie… La tête dans le sac brun de la propagande qui s’immisce en nous depuis des années, des décennies, voire un siècle. Tout ce branlebas et battage n’a fait des citoyens que des esclaves  d’États.

Les chaînes de l’esprit sont bien plus oppressantes que celles de poignets…

Le citoyen est alors devenu, sans s’en rendre compte, le guerrier économique, le guerrier d’une « spécialité », confiné dans sa culture et la queue ouverte de sont cerveau sacré dieu avec sceau et sots de dirigeants.

Il n’est pas que des mines d’argent ou d’or que l’on exploite : le secret d’État et des corporations est de maximiser la nature humaine par son point le plus faible : l’orgueil. La prétendue « réalisation de soi ».

L’éducation « papier »

L’État use de la propagande pour sculpter ses travailleurs. Plus « l’éducation » évolue, plus elle affine et distribue du savoir de papier. Et plus ce savoir de papier est multiplié et encensé, plus la foi s’installe. Une foi de couloir. C’est l’éducation du diviser pour régner.

En savoir plus par le papier… Remplacé par une « gars de terrain ». On préfère les tours à bureaux, la culture de papier, et puis on perd tout sens de la réalité de la vie. Le paresseux ne sait que faire de sa vie. L’oisif, lui, le sait…

L’occidental produit du papier et de par ce papier de l’administration.

Gros lâche lardon!

Quand vous travaillez sur un meuble et que le millimètre qui vous manque fait que vous êtes mal assis, vous n’allez pas chercher dans le papier la solution.

Expérience.

L’expérience c’est le savoir réel. C’est de lui que naissent les livres… Et non pas le contraire.

Mais nous voilà à l’inverse du bon sens. Nous ne travaillons plus  « pour quoi », mais pour qui. L’esclave est dans le cerveau. Tout frétillant des neurones, mais complètement déconnecté de la réalité des sociétés. Le bien-être commence par celui de l’État et des investisseurs.

C’est notre « Homme » suave, délavé, douché par l’appareil étatique au service de la finance.

Le modèle idéal moderne est robotique, lustré, et il parle une langue d’ordinateur   remplaçant la voix humaine. Sonore et sans art, il bleurke.

Charmant!

La vie est devenue bleurk!

Le chômeur et l’analyste

Le chômeur, c’est le mendiant moderne. Pourtant, il a payé pour périodes creuses. Mais le voilà lapidé par les hautes instances gouvernementales. Du travail pour tous! Le voilà responsable de « ne pas travailler ».

Une bonne façon de l’éplucher de son estime de soi. Cette estime de soi supposément cultivée dans les écoles. Une fois sur le terrain, c’est un raté. On l’invective, on le rejette, on le jette : « Tu ne sers plus à rien, donc tu ne vaux rien ».

C’est un vaurien…

Un non participatif.

Un mou.

Un cancrelat.

Un vampire.

Un vampire édenté…

Une dent de scie usée…

Si tu sers pas, tu ne sers pas…

On te forme pour les dents, mais on te les arrache comme un dentiste. On te boit jusqu’à ce que tu crèves.

Tu es l’Adam, nous somme la scie…

Dors,

Rémi…

C’est du Mozart de bas étage. Ou de tours à bureaux…

Le chant du « sink » :

Bleurk!

Gaëtan Pelletier

7 janvier 2012

P.S. : N’oubliez pas que le banc sur lequel vous êtes assis a été construit par un menuisier. Peu importe le modèles et la répétition du geste.

Les gens simples permettent aux compliqués savants de s’asseoir pour nous dire que faire…

Aujourd’hui, la plus belle réalisation du travail « humain » est de fabriquer des outils pour les trous du cul : une chaise, un banc, un stylo, un ordinateur, un cure-dents, peu importe.

Il importe que vous sachiez qu’un trou du cul instruit, mais ignorant, ne sait pas que si on lui enlevait sa chaise, il tomberait au ras du plancher d’un ouvrier.

scie

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Nouvelles formes du fascisme

"Le vieux fascisme si actuel et puissant qu’il soit dans beaucoup de pays, n’est pas le nouveau problème actuel. On nous prépare d’autres fascismes. Tout un néo-fascisme s’installe par rapport auquel l’ancien fascisme fait figure de folklore […].

Au lieu d’être une politique et une économie de guerre, le néo-fascisme est une entente mondiale pour la sécurité, pour la gestion d’une « paix » non moins terrible, avec organisation concertée de toutes les petites peurs, de toutes les petites angoisses qui font de nous autant de microfascistes, chargés d’étouffer chaque chose, chaque visage, chaque parole un peu forte, dans sa rue, son quartier, sa salle de cinéma."

 

Gilles Deleuze, février 1977.

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