16 septembre 2013 1 16 /09 /septembre /2013 15:24

 

 

Alerte : les USA ont abandonné des milliers de dangereuses bombes chimiques au Panama.

9/15/13 •  

 

BETTY BRANNAN JAEN – PARÍS, France

Le journal français le Monde a publié mardi une double page, une carte montrant les pays qui possèdent des armes chimiques ou qui les ont utilisées. Je fus surprise de voir que Panama apparaissait fort visible sur cette carte

Pour avoir une explication, j’ai dû lire les petits caractères. Panama détient des armes chimiques sur son territoire, mais pas de sa propre volonté, sinon « parce qu’elles furent abandonnées par un pays tiers » Le Monde ne donne pas le nom de ce pays tiers, mais les Panaméens nous savons bien de qui il s’agit. C ‘est pour cela que nous insistons quant au fait que ce pays a le devoir absolu de retirer de notre territoire ces armes chimiques qu’il trouve aujourd’hui si répugnantes. Sa crédibilité morale et diplomatique l’exige.

Nous sommes en train de parler de milliers de bombes toxiques que les USA ont laissé sur nos terres et dans nos mers. L’Armée étasunienne a admis que 64 millions de livres de gaz toxiques – joints à 400 mille bombes chimiques et 500 tonnes de déchets radioactifs - ont été secrètement jetés dans les océans de leur propre territoire et de celui de différents pays étrangers, incluant Panama, à la fin de la Seconde Guerre Mondiale.

Sur l’Isle de San Jose, on estime que les USA ont laissé trois mille bombes de gaz moutarde et phosgène (gaz utilisé auparavant comme arme chimique NdT), qu’elles aient été boutées à la mer ou enterrées dans la jungle, où certaine bombes se retrouvent en pleine vue à la surface. Ils ont également pratiqué 31 mille expériences avec des gaz moutarde et phosgène dans l’île, usant de soldat portoricains comme cobayes, ce qui fut pour eux une torture, malgré qu’’ils ne furent pas obligé des respirer les gaz, ce qui aurait été mortel (explication : le gaz moutarde provoque des ampoules sur la peau, et lorsqu’il est respiré ; les ampoules apparaissent également dans les poumons. Le phosgène est un « gaz asphyxiant » qui détruit les parois pulmonaires, la victime meurt asphyxiée dans son propre sang).

Nous ne savons pas dans quelle mesure ces substance peuvent s’être dissipées au cours du temps, ou si elles sont encore actives ; il y a des raisons de supposer que celles qui sont enterrées sont intactes et que celles qui se trouvent dans la mer pourrait se trouver dans des conteneurs corrodés par le contact prolongé ave l’eau salée. En 2005, quand le quotidien étasunien Daily Press publia une enquête, un expert affirma que le danger grandissait au cours du temps plutôt que de diminuer.

En 2003, Washington fit une offre, que l’ambassadrice de l’époque, Linda Watt, qualifia de « fort généreuse ». Washington offrit son appui financier et des formations pour que Panama opère son propre assainissement de l’Ile San Jose, mais exigea que Panama exonère les USA de toute responsabilité. L’exigence était que Panama reconnaissent que « les USA n’avaient aucune obligation, responsabilité ou une quelconque dette concernant les munitions qui ont été découvertes sur l’Ile San Jose, ni sur elles qui pourraient être découvertes par la suite »

Dès la signature de l’accord, selon la proposition des USA, “porter plainte contre le gouvernement de Panama sera le remède exclusif pour quelque acte ou omission” relatifs au déminage des munitions de l’ile ». En plus, la proposition stipule que « le gouvernement de Panama assume la responsabilité et défendra, indemnisera et délivrera de toute responsabilité les USA… pour toutes et n’importe quels réclamation, procès  au défaillance qui pourrait résulter de quelque que manière que ce soit, de façon intégrale ou partielle, de quelque acte ou omission des USA … [qui] d’une quelconque manière serait en relation avec la présence, le retrait, la destruction, le transfert ou le déminage de toutes armes, munitions ou explosifs sur l’ile de San Jose, ou de toute substance en relation avec de telles armes, munitions ou explosifs, incluant mais n’étant pas limité aux déchets toxiques ou dangereux ».

Le gouvernement de Moscoso a repoussé l’offre, un acte que Watt qualifia de « grave erreur ». Il ne servit à rien que Colin Powell, alors secrétaire d’état, donne l’assurance que Washington essayerait « agir correctement » en ce qui concerne les armes chimiques de l’Ile de San Jose. Nous attendons encore.

www.prensa.com

Source espagnole : Alerta: EEUU abandonó en Panamá miles de peligrosísimas bombas quimícas | CONTRAINJERENCIA

Traduction Anne Wolff

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