Partager l'article ! Le camp des indignés laisse des oubliés dégoûtés: Un article qui illustre les raisons pour lesquelles après un moment d'espoir et d'enthous ...
Un article qui illustre les raisons pour lesquelles après un moment d'espoir et d'enthousiasme, j'ai pris mes distances avec le mouvement des indignés. Que ce soit le camp de la place de Moscou à Saint-Gilles, que ce soit le polygone à Ixelles (voir le communiqué de presse de spbelgique ) ou ce camp à Liège, les mêmes phénomènes se reproduisent. Des petits et des moyens bourgeois, des étudiants, (proprets, car eux entre deux séjours au camp rentrent chez eux se doucher et changer de fringues et chier dans des toilettes convenables), des « encore cul dans le beurre », qui "s'encanaillent", un moment, ils passent et puis se cassent laissant derrière eux plus de misère qu'auparavant.
J’entends encore ce « militant », prêt à mourir pour des idées me dire qu’il ignorait qu’il y avait autant de misère en Belgique, sans doute planait-il sur son petit nuage de coteries politiques qui se fabriquent de la bonne conscience à bon marché sans trop d’efforts… La tête dans son nuage, jamais il n’avait regardé autour de lui, l’augmentation de la misère, flagrante à Bruxelles. J’entens d’autres qui affirment qu’en Belgique pas de problèmes de misères pendant que je vois autour de moi des personnes pour qui j’ai de l’amitié de l’affection partir en couille à force de ne plus savoir par quel bout prendre la vie pour remonter la pente depuis le fond du gouffre ?
Cruels, ils ont fait miroiter l'espoir de l'intégration conviviale et du partage, mais finalement, ils n'en ont rien à fiche de la misère de la réelle précarité, des sans-papiers qui leurs servent de vitrine sans qu'ils marquent le moindre intérêt pour les origines de leurs situations, ni pour les conditions d'existence des "sans" ( papier, voix, toit,...) qu'ils côtoient. Ils ont mieux à faire : la révolution entre personnes de « qualité » et de bon ton. Je retrouve ce mépris des bien-pensants et des politiquement corrects, de nombre de ceux qui sont placés dans les hiérarchies de gestion de la pauvreté : "Après tout s'ils en sont là, c'est parce qu'ils ont foiré" ou autre truc du genre : que du mépris.
J'écris ces quelques lignes parce que l'article et la photo qui l'illustre m'ont touchée en plein cœur. Indignée ? J’avais publié cet article : L’art d’édifier des forces antisystémiques qui insiste : si les indignés n’arrivent pas intégrer les « précaires », ils ont perdu d’avance et c’est bien ce qui se passe. Il me faut le temps « métaboliser » cette expérience et d’autres vécues ces derniers mois avant de pouvoir me remettre à écrire, car j’ai des choses à dire là, plus positives aussi que celles que j’écris ici, mais tout de même… Suite bientôt.
Anne
Le camp oublié des indignés
JOEL MATRICHE
samedi 10 septembre 2011, 15:44
Une prairie détrempée, des déchets difficiles à évacuer, une dizaine de sans-abri inquiets pour demain : ce qu’il reste du campement des indignés (photo sur l'article du soir)
Aux indignés ont succédé les oubliés, il ne subsiste rien de l’effervescence des premières heures, des élans solidaires et des chants révolutionnaires, des banderoles et des braseros. Relégués dans une prairie boueuse du Fond des Tawes, sur les hauteurs de Liège, les sans-abri qui avaient accompagné le mouvement des Indignés place Saint-Lambert d’abord, place des Déportés ensuite, n’espèrent plus changer le monde : un toit, des toilettes et les pieds au sec sont des ambitions plus raisonnables et plus pressantes.
« Les indignés, on ne les a pratiquement plus vus, reconnaît Christian, « dans la rue depuis pas mal de temps déjà ». Ceux qui étaient étudiants ont repris les cours, les autres sont partis. » Ne restent dans le pré qu’une dizaine d’oubliés. Ils se partagent une poignée de tentes, gèrent leurs déchets comme ils peuvent « parce qu’on n’a pas de sacs poubelles, pas de conteneur », toussent et reniflent car « une semaine sous la pluie, ça vous amoche la santé. »
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