16 juin 2012 6 16 /06 /juin /2012 20:35

 

 

Le hasard à fait que je bloguais lors du coup d'état au Honduras, le hasard a fait que nuit après nuit, j'ai pu suivre la levée du peuple qui entrait en Résistance, le hasard aussi m'a emmenée dans un monde sans internet... et puis, je savais qu'il me fallait la disponibilité d'esprit qui me permette de me remettre à lire en Espagnol avec un peu de fluidité, je n'ai pas pratiqué depuis des années, pour creuser les racines et comprendre les suites de ce coup d'état que subit le peuple du Honduras, mais quand la pieuvre est impliquée, ces tentacules s'étendent toujours au-delà des apparences.  Je continue ma recherche de texte qui font sens en ce qui concerne le Honduras mais aussi en ce qui concerne  le tissu international qui a parainé le coup d'état et qui au-delà de ce  mois de janvier dont il est question ici permettra au régime putschiste militarisé de se perpétuer... puis voirun peu à présent que les racines sont dénudées le domaine d'extension de la pieuvre.

Un texte qui remettra un peu les horloges à l'heure pourtout ceux qui aujourd'hui s'étonne avec ingénuité : "Obama maître assassin ? M'enfin ?" J'ai vu des crétins medire....Obama, il est bien mais ilne peut pas faire ce qu'il veut... les illusions quand on veut les cultiver... Obama, il n'est rien, une façade ad hoc au moment ad hoc, un maître valet, mais un maître valet qui a accepté en pleine conscience le rôle crée pour lui,celui de maître assassin "sympathique", celui d'embraseur de planète souriant, celui de tortionnaire Hollywoodien, celui d'ange de la mort... qui a vendu son âme pour un peu de gloire usurpée. Le golpe au Honduras, c'était peu après son investiture, après tout était dit... Et tout ce qui est décrit ci-dessous se poursuit jusqu'aujourd'hui et bien pire. Les escadrons de la mort sont une fabrication étasunienne et Obama aura été celui qui aura réactivé ceux dont on pensait que le fantôme s'éloignait avec les souvenirs d'horreur d'un siècle révolu. 

 

 

Honduras : Le Prix Nobel De La Paix Et Les Escadrons De La Mort
par Giorgio Trucchi - Rel-UITA
dimanche 10 janvier 2010, par Primitivi
http://www.primitivi.org/spip.php?article167&var_mode=calcul
Les assassinats, les poursuites et les tortures continuent durant les  
fêtes de fin d’année.
Les États-Unis bénissent le régime putschiste.
La communauté internationale brille par son absence.

La politique de terreur ne s’est pas arrêtée un seul instant depuis le  
28 juin passé au Honduras, renouant ainsi avec le fil de la violence  
des années 80. Les organisations honduriennes des droits de l’homme  
continuent de dénoncer des assassinats, des poursuites, des menaces et  
des tortures contre des membres de la résistance, ainsi que les  
épisodes inquiétants de violence contre des journalistes impliqués  
dans la lutte contre le coup d’État et la tentative grossière du  
gouvernement de facto de "tourner la page" sur tout ce qui est arrivé  
depuis les six derniers mois.

Le Département d’État nord-américain, au travers de son fonctionnaire  
Craig A. Kelly en visite au Honduras, a nouvellement demandé au  
président de facto, Roberto Micheletti, d’abandonner le pouvoir avant  
le 27 janvier, date de la passation de pouvor, et a appuyé la  
proposition du futur président en exercice Porfirio Lobo Sosa de  
décréter une amnistie incluant le président légitime Manuel Zelaya  
Rosales.

De cette façon, l’administration Obama et plusieurs pays européens  
cherchent à nettoyer le visage du nouveau gouvernement et à le rendre  
acceptable pour le reste de la communauté internationale. Cependant,  
pas un seul mot n’a été prononcé sur les cas innombrables de violation  
des droits de l’homme qui continuent d’ensanglanter le pays.

Pour le Comité des Parents de Détenus Disparus au Honduras (COFADEH),  
qui a réalisé le 1 janvier passé une manifestaton sur la Plaza La  
Merced, rebaptisée Plaza de los Desaparecidos (Place des Disparus),  
face au Congrès National, au Honduras "opère un escadron de la mort  
ayant une infrastructure terroriste, responsable d’exécutions, de  
poursuite et de morts sélectives contre des membres de la résistance,  
tout cela étant pleinement connu de la police et de l’armée".

Dans un document rendu public à cette occasion, l’organisation  
historique dénonce qu’il existe "un modèle des violations  
systématiques des droits de l’homme commises par la même structure qui  
a cassé l’ordre constitutionnel le 28 juin 2009".

Les exécutions de Walter Tróchez et d’Edwin Renán Fajardo, éditeurs  
des documentaires et des reportages produits par le journaliste César  
Silva, en plus des séquestrations et des attaques continuelles conte  
le personnel du journal El Libertador et de Radio Globo, confirmerait  
l’existence de cette infrastructure assassine qui sème la terreur  
parmis les membres de la résistance.

"Aujourd’hui nous passons les premiers jours de 2010, et nous le  
faisons dans une ambience de terreur, grâce à laquelle les putschistes  
civils et militaires, nationaux et étrangers, cherchent à étouffer les  
voix de millions d’honduriens et d’honduriennes, qui rejettent la  
violence comme façon de diriger le consensus et de gouverner l’État",  
continue le document.

Un Noël ensanglanté

Edwin Renán Fajardo Argueta
Edwin Renán Fajardo Argueta, 22 ans, membre actif de la résistance, a  
été assassiné le 22 décembre dernier dans son appartement à  
Tegucigalpa, et ses assassins ont grossièrement essayé de simuler un  
suicide par pendaison. Dans les jours précédents l’assassinat, Edwin  
Renán Fajardo avait indiqué à ses amis se sentir préoccupé parce qu’il  
avait reçu plusieurs SMS menaçants sur son téléphone portable.
César Silva
César Silva, journaliste indépendant impliqué parce qu’il avait  
raconté et dénoncer à travers ses vidéos les horreurs du coup d’État,  
a été descendu d’un taxi par trois hommes armés le 28 décembre dernier  
et il a été emmené dans une prison clandestine où il a été frappéà  
maintes reprises pour qu’il donne des informations sur la résistance  
et des supposés dépôts d’armes provenants de l’étranger.

A l’aube l’un des kidnappeur est entré. Il m’a pris par le cou, il m’a  
jeté au sol, il m’a donné des coups de pied et m’a mis une chaise sur  
le cou pour m’étouffer. Il a jeté un paquet d’eau dans le nez. Je  
m’asphyxiais, et il a essayé de me mettre un sac dans la bouche. Mais  
de dehors ils l’ont crié : "Hé je t’ai dit que tu ne te mets pas aux  
pets (dans des problèmes) : Laisse-le ! ", a raconté le journaliste à  
la presse internationale.

Après être arrivé aux bureaux du COFADEH, après avoir été libéré après  
24 heures d’interrogatoire sauvage, Silva a raconté que les  
lidnappeurs lui ont dit qu’il avait un ange gardien qui a plaidé pour  
sa vie.

Plus de journalistes menaçés

Le correspondant de Prensa Latina, Ronnie Huete, le journaliste de  
Radio Globo, Rony Martínez et la jeune journaliste du Libertador, Suny  
Arrazola ont été plusieurs fois menacés de mort par SMS et constament  
harcelés, tandis que l’éditeur du même journal, René Novoa, a été  
cruellement agressé et frappé par des membres de l’armée et de la  
police tandis qu’il était dans un taxi.

Depuis le coup d’État, les journalistes du Libertador ont été soumis à  
une répression constante et son illustrateur Delmer Membreño a dû  
partir en exil après avoir été séquestré et cruellement torturé.

La brutalité de ce régime oppresseur s’est même acharné contre l’une  
des "grands-mères de la résistance".
María Yolanda Chavarría
María Yolanda Chavarría, 70 ans, a été arrêté par trois policiers et a  
été emenée dans une pièce obscur d’un poste policier le 22 décembre  
dernier. Comme l’a évoqué le COFADEH, les policiers ont continuée de  
l’insulter et ils lui ont dit que c’était un cuatrero [NDT : brigand,  
bandit de grand chemin (merci à reineroro)] et qu’ils avaient pris des  
photos d’elle montrant qu’elle était avec la résistance.

Non à l’amnistie

Devant cette situation, le COFADEH lancé un appel à la communauté  
internationale pour qu’elle "continue de regarder ce qui se passe dans  
le pays et déclare le Honduras en alerte maximale en matière des  
droits de l’homme.

C’est extrêmement urgent qu’avant le simulacre de passation de la  
présidence le 27 janvier prochain et après cette date, les  
organisations multilatérales ouvrent au Honduras des légations in situ  
pour coordonner les opérations de sauvetage du leadership social et  
politique opposé aux assaillants du pouvoir.

La situation au Honduras se dégrade vite, loin du regard  
international, et l’état d’incapacité absolue à se défendre doit être  
combattu – continue l’appel du COFADEH–.
Pour celles et ceux qui sont poursuivis par cette dictature nous  
exigeons des jugements équitables et un respect dans le processus, la  
liberté pour les quatre détenus politiques dans le Pénitencier  
National et le retour en sécurité d’environ une centaine de personnes  
qui se sont éxilées du Honduras, à cause danger mortel imminent  
qu’elles courent.

Sans un processus constituant populaire il n’y aura pas de paix et de  
tranquillité possible. Sans un nouveau Pacte Social et un consensus  
politique minimal, aucune possibilité de gouvernement ne sera  
possible", il finit le document.

Source : La R@l El Premio Nobel de la Paz y los Escuadrones de la Muerte
Traduction : Primitivi

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