16 juin 2012 6 16 /06 /juin /2012 19:55

 

 

Le Copinh sous les feux de la répression.

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Honduras : juin 2012

 

En parallèle avec cette histoire des luttes de la COPINH sous la dictature des putschistes que j’ai décidé de vous présenter, voici les dernières nouvelles qui ne sont pas bonnes. Si la recrudescence de la répression est un fait acquit est se développe vis-à-vis de tous ceux qui s’opposent au  régime fantoche  (voir les derniers articles de la rubrique Honduras) et à ses exactions, dernièrement le COPINH a été particulièrement visée par la répression de nombreuses manières qui s'ajoute aux précedentes mais s'intensifient

Tentative de réduire au silence les trois radios communautaires qu’elle anime, et qui ont une licence qui leur fut accordée du temps du gouvernement légitime. Après avoir en vain tenté de les faire taire par l’intermédiaire de la compagnie chargée de la facturation  d’électricité aux mains d’acolytes du régime une nouvelle méthode consiste à prétendre qu’elles prennent une place illégitime sur la bande des fréquences, ce qui ne tient pas la route puisque des radios commerciales monopolisent les fréquences jusqu’à brouiller les émissions de la COPINH et mais là personne ne dit rien

Au cours des derniers jours un membre du COPINH a été assassiné par la police. Elle a pénétré dans sa maison et lui a tiré plusieurs balles dans la tête.  Il s’agit de Santos Alberto Rodriguez de la communauté de San Bartolo, Intubica qui s’oppose à la construction d’un barrage électrique au profit d’intérêts privés de  proches du régime et de transnationales. Mais les choses ne s’arrête pas là puisque son frère a également été arrêté, des démarches ont été entreprise pour sa libération.

Pendant la même période un autre compagnon ,qui lui aussi s’oppose à la construction du barrage, ainsi que sa famille, ont été victime de brutalités de la part de proches du maire de sa commune, un des suppôts du barrage. Candido Gomez Perez a dû être emmené en ambulance à l’hôpital,  sa sœur frappée à la tête a du se faire placer des points de suture, ils ont frappé au visage et au crâne sa mère et les jeunes enfants présents sur les lieux n’en sortirent pas indemnes. Un autre frère a également été frappé dans d'autres circonstances.

Plus récemment encore alors qu’ils se déplaçaient sur la route qui mènent de Siguatepeque à La Esperanza, deux membres du comité exécutifs du mouvements Juan Vásquez y Sotero Chavarría,, ont été victimes d’une tentative d'attentat de la part d’un commando criminel se déplaçant à moto qui leur a tiré dessus. Leur voiture a quitté la route et percuté un muret, les tireur ont fui, peut-être pensaient-ils avoir mené à bien leur sale besogne. 

Si le COPINH se retrouvent ainsi pris sous les feux meurtriers du pouvoir, c’est que celui-ci veut mettre un terme aux luttes que ce mouvement mène avec succès. Je n’en suis qu’au début de mes présentations, il y a Utopia qui est un peu un symbole de la lutte, il y a la formation d’une assemblée constituante auto convoquée qui se poursuit jusqu’ici, il y a les luttes directes de réappriation de la terre mais aussi de protectiondes ressources et du milieu ambiant, la volontéde mettre dehors les armées étrangères et de restaurer la souveraineté nationale… le programme décrit dans l’article précédent, qui évoque la nécessité d'une constituante ne se limite pas à lancer des paroles qui  sont transcrites sur le papier mais ce programme fait l’objet de luttes quotidiennes concrètes  pour le réaliser maintenant malgré les meurtres, les tortures, la violence de la répression, le risque d'emprisonnement, les menaces, le harcèlement.


La violence guerrière de la répression et de l’intimidation qui vise à dissuader le COPINH mais également les autres mouvements de résistance non violente active, se heurtent à la détermination de milliers, de dizaines de milliers,de centaines de milliers (deux millions de manifestants pour 8 millions d'habitants dans les rues le premier mai) de personnes qui ont de leur côté la raison , la spiritualité, la justesse de leur cause ;


Justice, Liberté et paix.


Nous sommes victimes des mêmes agresseurs, les stratégies changent et nous sommes là pour leur payer de notre travail les biens dont les matières premières ont été volées à d’autres peuples que l’on fait taire en les torturant, en les assassinant, en les emprisonnant s’ils osent agir pour rétablir la justice. Les distances sur la planète aujourd’hui sont très relatives pour ceux qui ont les moyens de se déplacer par sauts de puces d’un bout à l’autre de la planète qui est leur territoire de prédation.  Etre solidaires des peuples du bout du monde des peuples dont on vole les richesses pour nous les fourguer sous formes de miettes coûteuses et d’illusion de possession qui nous volent notre vie pour les gagner les miettes et les illusions qui les accompagnent… publicité fabrique d’illusion…c'est aussi être solidaire de nous même... peuple des humains...

Il est vrai que par de bizarres détours de mon histoire, je me sens bien plus proche de ce peuple du Honduras, qus de mes voisins affalés devant leur téloche, un pack de bière dans le coin à attendre le retour de l’état providence en cassant verbalement du bougnoule… "Ah que ce serait mieux sans habitants locaux tous ces pays qui nous servent de manne au trésor, ma bonne dame…" A gerber...

Alors oui pour ceux qui ont encore une conscience qui ne s’arrête pes aux frontières militarisée du nationalisme prédateur et colonialiste triomphant…Je reprends ce paragraphe du texte précédent…

Mais c'est précisément au moment où la guerre fait à son tour son entrée chez nous que l'on va voir jusqu'à quel point nous sommes sérieux lorsque nous parlons de l'abolition des privilèges. Car alors la question n'est plus de proclamer verbalement combien nous en avons honte, mais de les mettre en jeu, en les utilisant comme part d'un autre Nous – un Nous qui lutte à l'échelle mondiale pour la libération. Ce qui fait également une différence, et qui n'est pas rien dans notre rapport à l'autre.

 

Les nouvelles sont une synthèse de l'article : Union de Pueblos de Nuestra America: COPINH bajo fuego criminal

et d'autres liens :

 

Informaciones relacionadas:
¡Denuncia urgente! atentado contra compañeros del COPINH
 http://copinh.org/article/denuncia-urgente-atentado-contra-companeros-del-co/

Premio a Berta Cáceres: un gesto necesario en la solidaridad con Honduras
 http://copinh.org/article/premio-a-berta-caceres-un-gesto-necesario-en-la-so/

Honduras: Pueblos indígenas y negros protestan contra privatización de recursos naturales y pérdida de territorios
 http://www.nicaraguaymasespanol.blogspot.it/2012/06/fotos-honduras-pueblos-indigenas-y.html

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Gilles Deleuze, février 1977.

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