28 février 2013 4 28 /02 /février /2013 08:58

 

 

Ecovillages, plus que des maisons vertes, un mode de vie.

Au-delà du confort et des bénéfices environnementaux offerts par les constructions écologiques, les quartiers durables séduisent aussi grâce à leur caractère communautaire. De Buenos Aires aux confins de la Patagonie, les écovillages fleurissent à travers tout le pays, attirant un nombre croissant de citadins tentés par une vie plus proche de la nature.

 

Soulèvement d’une maison dans le village i-Tekoa.
Crédit: Cortesia i-Tekoa.

Une ambition commune : intégrer l’habitat dans l’environnement

Véritables laboratoires de modes de vie alternatifs, les éco-hameaux naissent un peu partout dans le pays, depuis les régions tropicales de la province septentrionale de Misiones, jusqu’aux contreforts des Andes en Patagonie.

Certains projets démarrent parfois autour d’une expérience familiale qui sert de noyau au développement d’un hameau, tandis que d’autres communautés prennent forme grâce à un groupe d’amis partageant la même vision du monde.

Tous les candidats au retour à la nature ne cherchent pas forcément à s’isoler, et quelques initiatives voient le jour aux portes mêmes de la capitale, tel l’écovillage i-tekoa installé sur une île de la ville de Tigre, au nord de Buenos Aires.

La plupart des projets ont en commun l’ambition de développer un habitat à l’empreinte écologique minimale, grâce à une mutualisation de certaines tâches ou de certains services, comme la production potagère.

Quand les citadins abandonnent les villes

La permaculture est au cœur de la philosophie de nombreux écovillages et cherche à intégrer de manière harmonieuse les activités humaines, en particulier l’agriculture, au sein des écosystèmes.

Carlos Straub fut l’un des pionniers de cette technique en Argentine, et l’un des cofondateurs en 1996 de Gaia, le premier éco-hameau du pays, installé dans la ville de Navarro. Le village abrite aujourd’hui l’Institut argentin de permaculture, qui offre des ateliers aux personnes désirant s’initier à ces techniques.

Fuyant un mode de vie basé sur l’individualisme et le consumérisme, les Argentins sont toujours plus nombreux à vouloir mener une vie saine, en contact direct avec la nature.

« On observe un mouvement très important de citadins abandonnant la ville pour acheter des terrains avec d’autres personnes et tenter l’expérience », signale Carlos Straub.

« Il ne s’agit pas de revenir à l’âge des cavernes »

C’est le cas de Tania Giuliani, biologiste spécialisée dans le développement durable, qui participe à la création de l’écovillage i-teko. Si elle conserve son poste d’enseignante dans la capitale, elle a en revanche abandonné son appartement, afin d’accélérer les travaux de construction des logements sur l’île.

Afin de respecter la fonction de filtre naturel des terrains marécageux, les maisons seront bâties sans fondations, en utilisant les arbres d’espèces introduites, qui seront remplacées par des variétés autochtones. Pour l’assainissement, les membres du projet hésitent encore entre biodigesteur et toilettes sèches.

Comme le souligne Carlos Straub, « Il ne s’agit pas de revenir à l’âge des cavernes, mais de récupérer la capacité à prendre nos propres décisions. L’écovillage n’est pas forcément la solution pour tous, mais le projet permet de retrouver une vision plus humaine de la vie. »

Source :  greenetvert.fr

Via : Ecovillages, plus que des maisons vertes, un mode de vie.

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"Le vieux fascisme si actuel et puissant qu’il soit dans beaucoup de pays, n’est pas le nouveau problème actuel. On nous prépare d’autres fascismes. Tout un néo-fascisme s’installe par rapport auquel l’ancien fascisme fait figure de folklore […].

Au lieu d’être une politique et une économie de guerre, le néo-fascisme est une entente mondiale pour la sécurité, pour la gestion d’une « paix » non moins terrible, avec organisation concertée de toutes les petites peurs, de toutes les petites angoisses qui font de nous autant de microfascistes, chargés d’étouffer chaque chose, chaque visage, chaque parole un peu forte, dans sa rue, son quartier, sa salle de cinéma."

 

Gilles Deleuze, février 1977.

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