26 juin 2012 2 26 /06 /juin /2012 13:12

 

bolivia bolivia

Ce n'est certainement pas l'information la plus intéressante que je pouvais transmettre condernant la situation de la Bolivie aujourd'hui, mais j'ai trouvé qu'elle méritait d'être relatée pour nourrir le débat concernant la gauche aujourd'hui qui doit être mené ici si nous voulons pouvoir construire une résistance cohérente... ces troskistes qui appellent au coup d'état contre Morales me font penser à bien des gauchistes de nos contrées. Si on se ballade à travers différents sites d'Amérique Latine, on trouve bienSûr des sites trotskistes peints de la plus belle couleur rouge et puis d'autres pour lesquels les trotskistes apparaissent comme agents de la CIA ou convertis au néolibéralisme de longue date, venin de la révolution. 

Nous pouvons voir que dans nos contrées des mouvements comme ceux des lambertistes ont, à différents moments joué des rôles contre-révolutionnaires, appelé à ne pas résister à l'occupant nazi sous prétexte de pacifisme. C'est toujours délicat d'évoquer ce genre de choses parce qu'on est certain de provoquer les réactions bléssées de bonnes consciences offensées, celles de ceux qui appartiennent à des mouvements en pensant de bonne foi agir pour le changement vers un monde meilleur, plus juste, plus équitable, un changement vers le socialisme au sens historique de ce terme prélude à un monde de partage sans patrons, ni hériarchie, le monde dans lequel chacun participerait selon ses moyens et satisferait ses besoins.

L'expérience que j'ai pu avoir des trotskistes de mon pays, c'est qu'ils étaient plutôt des révolutionnaires de salon, d'origine petite et moyenne bourgeoise, plus préoccupé d'échanges d'arguments théoriques et de mener,en boucle, à l'infini cette éternelle polémique qui les opposent aux staliniens depuis bientôt un siècle.

En delors de cela, j'ai pu observer les stratégies d'entrisme et de nayautage de mouvement sans annoncer clairement la couleur pour faire du recrutement ou récupérer ou pire, détruire de l'intérieur des mouvements existants, qui leurs sont familières, ce sont même à peu près les seules stratégies "révolutionnaires" que je leur ai connues.

De là a en faire de certains d'entre eux des agents de la CIA et des alliés objectifs de l'extrême-droite, le pas franchit est grave mais semble du moins en Amérique latine être l'opinion partagée par de nombreux mouvements du changement réel que ce soit dans les pays de l'ALBA ou en Argentine. Il faudra attendre que se décante la situation en Bolivie, où l'étatd'urgence est à présent déclaré pouren savoir plus sur le rôle que chacun aura effectivement joué dans cette tentative de coup d'état.

Jusqu'ici le gouvernement persiste dans sa volonté de ne pas faire couler le sang en ayant recours à la force. Les mutins ont chargés lacrymogène et matraques à la main des manifestation pro gouvernement. Ils se sont saisi et ont brûler des dicuments juridiques sur des affaires en cours, assiègent le palais présidentielle, le parlement et la chancellerie de l'état plurinational, des menaces de mort ont été proférées contre le président Morales et certains de ses ministres. Il semble qu'ils attendent le moindre faux pas pour déclancher le carnage... le gouvernement affirme pouvoir mater la révolte en ayant recours à la force, mais persiste à ne pas vouloir créer une situation quiqu'elle qu'en soit l'issue plogerait le pays dans la deuil et la douleur.

Les indigènes des Tipnis ont arrêtés leur marche et confirment qu'ils n'ont aucune intention de soutenir un coup d'état,que leur revendications ne remettent pas en question le légitimité de l'état. Tout ce qui est a souhaiter, c'est le dénouement pacifique de la situation, deux facteurs en jeu, d'une part l'attente d'un faux pas du gouvernement ou de ces partisans qui donnerait auxmutins un prétexte pour ouvrir le feu. D'autre part, ils semble que les forces contre-révolutionnaires attendent et agitent en prenant la mesure du rapport de force et aspèrent de le voir basculer en leur faveur,ce qu'ls considéreraient comme le feu vert, mais aucune information nefiltre dans les nombreuses sources que j'ai consulté qui donnent la mesure de ce rapport.

Les seuls renseignements que j'ai trouvé se trouvant dans des brèves qui font allusion à certains mouvements de jeunes, dont certains clairement d'extrême-droite et entrâiné par des instructeurs étasuniens se sont joint à la rebellion en pratiquant des destructions et pillages dans différentes villes du pays...Le groupement de jeunes cité ci-dessous dans l'article au sujet d'OTOR publié sur ce blog fait partie des semeurs de troubles qui pillent et mettent à sac Santa Cruz...

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Rapidement, l’activité de OPTOR dans les organisations fascistes de la droite s’étendit au reste des pays de l’ALBA. Par exemple, Golinger mentionne que le cadre vénézuelien Jan Goicoechea, formé par OPTOR et la Albert Einstein Institution , voyagea en Bolivie durant 2007 et 2008 pour travailler et entraîner le Mouvement des Jeunes crucenistas, de la  zone de Santa Cruz, Bolivie, connu pour ses attitudes et ses actions rascistes,violentes et sécessionistes. En mai 2008, Goicoecha se rendit en Equateur, entraînant et (fomenantado) la formation d’un mouvement étudiant de la droite de ce pays, « Manos Blancas » pour contrecarrer la politique socialiste du Gouvernement de Rafael Correa.

Le pacifisme de l’Empire, au Honduras comme ailleurs :OPTOR et ses contre révolutions



Hallucinant, des mouvements trotskistes appellent au coup d’état en Bolivie, à travers leurs institutions syndicales et universitaires ! Résumé de l’article en espagnol que vous trouverez sans son intégralité ici : Trotskistas quieren Golpe de Estado en Bolivia

Ils appellent la police à l’insurrection armée considérant que l’heure est venue de la « révolution permanente » Et évidement les canaux de télévision de l’extrême-droite se font un plaisir de les montrer a leur « public »

Quant à eux ils donnent des consignes ouvertement putschistes sur leurs chaînes de radio locales.

Il est évident que le gouvernement à commis une série d’erreurs de gestion dont l’extrême-droite et l’oligarchie profitent aujourd’hui. Notamment le gouvernement dans son souhait de se consacrer aux classes les plus pauvres a négliger les classes moyennes et fait peser sur elles les impôts sans se rendre compte des difficultés vécues par les petites et moyennes entreprises. Il y a une double instrumentalisation de ces classes moyennes par l’extrême-droite, d’une part dans leur caractère de « majorité » silencieuse qui permet à l’opposition d’extrême-droite de se poser en porte-parole de ses aspirations, mais aussi dans de manipuler les tendances racistes qui peuvent exister dans cette classe.

Et voilà que les trotskistes foncent tête baissée dans la brèche et s’érigent en « gauche raciste et seigneuriale »  se joignant à la droite pour appeler à un coup d’état contre le gouvernement de Morales.

Mais les trotskistes, exclus de la Russie, n’ont jamais brillé ni par leur apport théorique ni par leurs réalisations révolutionnaires, figés le trotskisme est resté calé à l’époque tsaristes et ses adeptes n’ont « évolués » que pour se convertir au néo-libéralisme. Devenus alliés objectifs de l’extrême-droite, ils ont aujourd’hui une attitude irresponsable et cruelle.

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Gilles Deleuze, février 1977.

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