27 août 2011 6 27 /08 /août /2011 12:48

 

 

 

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Alan Duke dans son livre  "le secret de Gaïa" rappelle qu'il y a au moins deux théories à propos du changement que nous attendons tous : celle des Mayas, exposée par Ian Xel Lungold, qui parle d'une conscience nouvelle qui éclot d'un coup sans faire de vagues, et celle d'Adriana Evangelizt, pour laquelle l'Apocalypse sera violente et catastrophique.

 

Qui le sait ? Pas moi. Et qui peut être sûr que la conscience évoluera bien, et dans quel sens ? Pas moi.

 

Ce que je sais, et Duke le rappelle aussi, c'est que la peur ferme les chakras. Tout recroquevillés sur notre angoisse, l'échange entre le flux d'en bas et le flux d'en haut ne se faisant plus, nous sommes alors hors circuit et inaptes à quelque évolution que ce soit. Morts, en fait, morts de trouille. 

 

L'optimisme béat des crétins aveugles ne vaut pas mieux que la trouille. 

 

Je me marre quand je vois s'effondrer les bourses. Je parle des bourses financières, mais pour les autres, ça doit dégonfler tout pareil. A part ceux que le sang excite, les chiens de guerre.

 

Excusez-moi, ça me fait rire, tout ce bordel. Ça me fait rire de voir tous les roquets donner de la voix et le baroin, par exemple, aboyer, le chien fidèle, que la france a une totale confiance en l'amérique. Délire de fou.

 

Après les frères Marx, on a les Sarkozyx Brothers. C'est vrai, c'est beaucoup moins drôle, mais tout aussi dingue.

 

Un monde mené (apparemment) par des fous. Apparemment parce que c'est une farce. Un film. Un monde virtuel. Maya. Fallait pas louper ça. Ça doit être unique dans l'univers. La Terre au XXIème siècle, venez, approchez, mesdames et messieurs, le moment tant espéré arrive ! 

 

La scène disparaît, les rideaux se déchirent, la tempête souffle et engloutit ce qui reste du décor, et les aveugles disent : nous gardons notre entière confiance à l'amérique. Ohohoh...quel pestacle, comme disaient mes filles, ubuesque, ma chère Madame. Dantesque. Reprenez donc quelques olives.

 

Papa, elle est où l'amérique ? Fais attention, tu vas marcher dedans. Déjà que t'as de la france plein ta chemise ! C'est pas d'la france, papa, c'est d'l'europe. Ah ben c'est chouette, comment qu'on va faire pour enlever ça ?

C'est ta mère qui va être contente... 

 

Comment ça se passera ? No sé. Je sais que je contribue au scénario, comme vous, mais ça ne m'intéresse pas de savoir avant que ça se présente. On verra, on est venus pour.

 

Ne croyez pas que je me marre parce que je suis un sadique ou un masochiste. Le sang coule, les villes explosent, les centrales pètent, la mer dégueule le pétrole, les animaux crèvent, les gens se suicident, les enfants pleurent, ça ne me fait pas rire. C'est triste, ça me fout en colère, j'en suis, je suis acteur, rêvant et participant, c'est ma chair, mon sang, demain ce sera moi, mes gosses, non, pas rigolo, et pourtant, je me marre.

 

Un truc dont je suis sûr, c'est que les zitis vont bientôt nous être présentés. Soit comme d'affreux monstres contre lesquels nous serons tous uns, mes frères, et sus à l'assaillant. A part les futurs cocollabos qui vont comprendre eux : suce l'assaillant, tout le monde sera très content d'avoir gagné après une affreuse guerre qui permettra de construire enfin un monde meilleur, ouf.

 

Soit comme nos grands frères de l'espace, très gentils bien coules et marche droit c'est nos maîtres ils sont si intelligents.

 

Ou les deux. On se battra contre les premiers avec l'aide des autres, après on pourra plus s'en débarrasser.

 

Ça crève les yeux, des itis, on ne parle que de ça partout. Pas un film, un écran, une affiche ou un journal d'où ils soient absents. Ça s'appelle : de la préparation psychologique. On nous prépare comme on prépare des volailles pour Noël.

 

Pour qui voudrait aller plus loin sur le sujet : "Veilleur, où en est la nuit ?", de Jean Robin.

 

Avec ou sans zitis, ce décor est pourri jusqu'aux racines. Qu'il s'effondre et qu'il flambe, qu'il n'en reste rien, mais rien. Nous avec ? On va pas commencer à chipoter au moment du réveil.

 

Car il commençait à puer la charogne depuis un bout de temps, ce monde, tenu qu'il est par des bouchers, des escrocs et des vampires.

 

Ces gens là n'aiment pas la lumière du jour, et la disparition du décor les amène en pleine lumière, où ils commencent à se décomposer. Ça fouette. 

 

Danser sur les décombres de la nuit et les fantômes soudain vus pour ce qu'ils sont : rien, danser pour accompagner l'aube qui se lève, et renvoyer les rats et la vermine vers leurs trous, j'en suis. Maestro, pliz ?

  

Des deux scenarii, je choisis le premier, bien sûr, pfff, un coup de baguette magique et voici la lumière qui efface tout. Parce que la guerre, j'ai l'impression qu'on ne fait que ça depuis des millions d'années, et chaque fibre de moi en est saturée, le sang, la merde, le malheur, à en vomir. 

 

Mais si c'est la castagne qui arrive, surtout n'ayez pas peur, si vous voulez réussir ce que vous êtes venus faire ici : vous changer et aider à changer le monde.

 

C'est par la peur qu'on cherche à nous réduire, mais aussi les fausses promesses. Les émotions, comme d'hab. Ne pas tomber dans le piège. 

 

Vaincre la peur, c'est dépasser les apparences. Devant tous les temples veillent des monstres, et devant chaque seuil un gardien. Illusoires.

 

Entrerons-nous dans la ronde, ou nous laisserons-nous dévorer par les projections de nos démons ?

Par Vieux Jade - Publié dans : légumes verts

Sources : Les Chroniques du Chaos | Scoop.it

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Gilles Deleuze, février 1977.

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