15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 13:10

 

 

Quelques articles de fond qui viennent nourrir le dossier accaparement des terres pour ceux qui douteraient encore de la réalité du processus… complémentaire de la transformation profonde de notre agriculture qui détruit le vivant pour faire place aux hybrides stériles et autres OGM dans le but purement mercantile d’assurer le contrôle de tous les profits de la chaîne agro-alimentaire entre les mains du pouvoir central en interdisant toute autre forme de cultures et tout accès à la gratuité de la nature. Une arme aussi de pression sur les peuples mis en dépendance. Nous ne sommes pas ici dans une structure féodale mais bien dans la prolongation de l’Ancien Régime par un autre de même nature aux moyens plusieurs fois exponentialisés de contrôle s’exerçant sur l’ensemble de la planète.

Prendre conscience de cela, c’est prendre conscience que la résistance la plus fondamentale n’est en aucune manière dans quelque croissance que ce soit du modèle industriel, mais bien l’avancée vers d’autres formes d’abondance qui permettent la préservation de l’existant et le bien-être de tous les humains de bonne volonté.

Vous trouverez d’autres enquêtes en plusieurs langue sur les thème de la souveraineté alimentaire et de l’accaparement des Terres ici : GRAIN — Inicio 

Plafonnement de la propriété foncière : brider les accapareurs de terres ou museler le débat ?

GRAIN | 28 febrero 2013 | A contrapelo

Au cours des dernières années, les gouvernements, les législateurs et les élites politiques d'un certain nombre de pays ont essayé de calmer la colère et le débat sur l'accaparement des terres en fixant des limites juridiques à l'investissement direct étranger (IDE) en matière foncière. Ces limites prennent diverses formes.

 

 

Des travailleurs sur une plantation de canne à sucre au Brésil, où la société américaine Bunge est en train d'acquérir un portefeuille de terrains de vastes surfaces pour la production de canne à sucre et d’agro-carburants. (Photo : Lalo de Almeida for the New York Times)

 

  • Dans certains pays, les gouvernements imposent des plafonds sur les superficies de terres agricoles qui peuvent être acquises par des étrangers. L'Argentine et le Brésil se sont récemment engagés dans cette voie. Avant de quitter ses fonctions en 2011, le Président Lula a demandé à son parti et au Procureur général du pays de trouver un moyen de limiter l'accès aux terres agricoles par des étrangers au Brésil. Cristina Kirchner a lancé un processus similaire en Argentine, qui doit aboutir à la signature d'une nouvelle loi d'ici un an. Dans les deux cas, le but était de fixer des limites sur la superficie de terres agricoles que des investisseurs étrangers peuvent acquérir, afin de contenir un mécontentement croissant vis-à-vis de l'« étrangérisation » et de la perte de souveraineté.

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Diaporama : Qui est derrière l’accaparement des terres ?

GRAIN | 14 noviembre 2012 | Multimedia, Otras publicaciones

Un diaporama sur quelques-uns des investisseurs responsables d’acquisitions massives de terres et ceux qui les soutiennent

Chaque jour apporte son lot d’histoires concernant les achats de terres agricoles par des sociétés : Des géants malaisiens de l’huile de palme achètent des terres pour y installer des plantations en Afrique de l’Ouest ; des banquiers de Wall Street acquièrent des élevages de bétail au Brésil ; des hommes d’affaires saoudiens signent des transactions foncières aux Philippines. Les dernières données sur l’accaparement des terres indiquent qu’en moyenne les sociétés étrangères s’emparent de 10 millions d’hectares chaque année depuis 2007.

Un nombre restreint de personnes prend ainsi possession d’une proportion toujours plus grande des terres agricoles du monde et des ressources en eau qui vont avec. Et le reste de l’humanité se retrouve lésé, voire totalement dépossédé. Tandis que le monde s’enfonce toujours plus profondément dans la crise alimentaire, ces nouveaux propriétaires terriens ont tout pouvoir pour décider qui a le droit –ou non - de manger ; ce sont eux aussi qui décident ceux qui vont pouvoir profiter du système alimentaire et ceux qui ne lui survivront pas.


L’accaparement mondial des terres agricoles n’existe que parce qu’il est voulu. Les accapareurs sont peu nombreux si on les compare à tous ceux dont ils provoquent le déplacement. Les accapareurs sont le plus souvent des hommes, possédant en général une certaine expérience des sociétés agroalimentaires ou des banques. Certains d’entre eux sont haut placés dans les gouvernements et les agences intergouvernementales ; ils sont même quelquefois tout en haut de l’échelle. Ils agissent à partir des grands centres financiers de la planète et se retrouvent souvent entre eux aux conférences d’investisseurs agricoles, à Singapour, Zanzibar ou New York.


Nous pensons qu’il peut être utile au débat de soulever un coin du voile, afin d’examiner qui sont ces accapareurs. Nous avons donc compilé un diaporama qui présente une partie des investisseurs qui achètent eux-mêmes des terres ou financent les acquisitions massives de terres. Cette présentation n’est pas exhaustive, elle n’est qu’un échantillon emblématique de l’ensemble des accapareurs. Le fait de savoir qui est impliqué peut aussi nous aider à faire pression sur eux. Chaque profil indique qui sont leurs ami(e)s et fournit des éléments à ceux qui cherchent plus d’informations ou désirent réagir.

Téléchargez le diaporama en PDF ou la version texte en PDF


Profils de quelques investisseurs responsables d’acquisitions massives de terres et de ceux qui les soutiennent


Jean-Claude Gandur (Suisse)
Jose Minaya (États-Unis)
Sai Ramakrishna Karuturi (Inde)
Calvin Burgess (États-Unis)
C "Siva" Sivasankaran (Inde)
Neil Crowder (Royaume-Uni)
Michael Barton (Royaume-Uni)
Meles Zenawi (Éthiopie)
Eduardo Elsztain (Argentine)
Susan Payne (Canada)
Dr. Hatim Mukhtar (Arabie Saoudite)
Theo De Jager (Afrique du Sud)
The World Bank Group
Antonio L. Tiu (Philippines)
Hou Weigui (Chine)

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Published by Anne Wolff - dans Planète urgence
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"Le vieux fascisme si actuel et puissant qu’il soit dans beaucoup de pays, n’est pas le nouveau problème actuel. On nous prépare d’autres fascismes. Tout un néo-fascisme s’installe par rapport auquel l’ancien fascisme fait figure de folklore […].

Au lieu d’être une politique et une économie de guerre, le néo-fascisme est une entente mondiale pour la sécurité, pour la gestion d’une « paix » non moins terrible, avec organisation concertée de toutes les petites peurs, de toutes les petites angoisses qui font de nous autant de microfascistes, chargés d’étouffer chaque chose, chaque visage, chaque parole un peu forte, dans sa rue, son quartier, sa salle de cinéma."

 

Gilles Deleuze, février 1977.

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