4 juin 2013 2 04 /06 /juin /2013 17:39

 

 

Quelques inquiétudes à la lecture de ce texte, principalement concernant ce qui n’y apparait pas de ce qui est l’héritage essentiel de Chavez, le développement des conditions de souveraineté alimentaire dans,un pays libre d’OGM et de droit intellectuel sur les semences.

Un programme mené avec la Via Campesina, qui a contre-courant des (déplorables) tendances mondiales donnait une place prépondérante à l’agriculture paysanne, et à la redistribution de terres à cet effet, mais aussi au développement d’un enseignement agricole de qualité accompagné de recherches. Mais aussi un encouragement au développement d’une agriculture urbaine. Et un secteur de Gardien de Semences Traditionnelles, pour en favoriser la multiplication, la distribution et les échanges fluides.

Cette inquiétude semble partagée par les associations paysannes du Venezuela. Préoccupées notamment par l’introduction d’une nouvelle loi sur les semences. L’Argentine avec la moitié de ses terres cultivables livrées au Round UP et soja OGM, n’est vraiment pas un modèle en la matière de développement agricole respectueux et intelligent. Les échanges avec l’Argentine supposent-ils un apport d’aliment GM au Venezuela ?

Chavez était certainement le chef d’état au monde le plus cohérent et intransigeant  en matière de lutte contre Monsanto et cie, mais jusqu’ici je n’ai pas constaté que la poursuite de ce projet de souveraineté alimentaire paysan préoccupe beaucoup le nouveau gouvernement.

Par contre, contrairement aux relations entre nations  européennes des rapports forts de solidarité et de mise en commun de complémentarité sont développés. Les relations régionales n’ont pas comme l’Union Européenne la concurrence libre et parfaite phagocyteuse comme principe fondateur.

Beaucoup de questions encore à approfondir…

Pérou : Députés du PSUV : Le Venezuela a été soumis à une guerre économique aux multiples facettes.

par Yásser Gómez Carbajal

Lundi, 03 Juin 2013

 

 Discussion avec les députés du PSUV Jesus Faria et José Sanguino sur la guerre économique qu’affronte depuis ses débuts la Révolution Bolivarienne et qui a été attisée face à la défaite du candidat Henrique Capriles.

Face à la campagne médiatique de la droite continentale pour déstabiliser le gouvernement bolivarien dirigé par le président du Venezuela, Nicolas Maduro, ce sont  rendus à Lima, Jesus Faria, député du Parti Socialiste Uni du Venezuela (PSUV) à l’Assemblée Nationale (AN) de la région District Capital et Jose Sanguino, député du PSUV à l’AN de l’Etat de Tachira, afin d’y exposer ce qui se passe réellement dans le pays. .

 

Les parlementaires bolivariens – qui président la Commission Permanente des Finances et du Développement Economique de l’AN – se sont réunis avec diverses autorités comme le président du Congrès de la République, Victor Isla, la Vice-présidente de la République, Marisol Espinoza, la Maire de Lima métropolitain, Susana Villaran et les conseillers municipaux du groupe Confluencia pour Lima.

 

Mariategui. La revue des idées discute avec les députés du PSUV au sujet de la guerre économique qu’affronte depuis ses débuts la Révolution Bolivarienne et qui fut attisée au cours des dernières semaines face à la déroute électorale du candidat Henrique Capriles de la Table d’Unité Démocratique (MUD) de droite.

 

Le parlementaire Faria fait une analyse de la question délicate que constitue  une économie de rente dépendante du pétrole, de l’accaparement et les ruptures d’approvisionnement d’aliments que pratiquent les pouvoirs économiques depuis le coup d’état de 2002 jusqu’aujourd’hui. Il analyse la réponse de l’état avec des réseaux d’approvisionnent comme Mercal et PVDA et le sujet de la réunion du Président Maduro avec Lorenzo Mendoza, président exécutif de l’entreprise Polar.

 

Pour sa part, le député Sanguino expose les accords de complémentarité que le Venezuela a signé et développés avec l’Argentine et l’Uruguay – dans le cadre de Mercosur – tant en ce qui concerne l’industrie alimentaire que les transferts de technologies. C’est-à-dire que le Venezuela leur fournit des ressources énergétiques et tant l’Argentine que l’Uruguay tous ce qui concerne les produits alimentaires et l’espace pour la production agroindustrielle.


 

 

 Jesus Faria

 

Une économie de rente

 

 

« Le thème économique qui est un des thèmes prioritaire de cette nouvelle phase de la Révolution Bolivarienne est un thème complexe, parce que notre objectif est la transition au socialisme, ce qui suppose que nous ne restions pas dans une économie capitaliste.


« Ceci est la base de la société, ce en qui nous sommes d’accord, dans cette vision et c’est sans doute là que réside les majeures difficulté et résistance pour les changement, le changement est beaucoup plus complexe. »

 

 

 

“Et pour nous ce changement est encore plus complexe puisque nous partons non seulement d’une économie capitaliste mais aussi d’une économie rentière,  ce qui veut dire que nous avons des rentrées qui ne correspondent pas au travail mais au fait que nous avons du pétrole. »


« Cela a été une véritable calamité, ce phénomène a commencé à s’enraciner dans les années 50 du siècle passé et a annihilé l’économie productive, et les politiques néolibérales furent le point culminant de tout cela. 

 

“Avec l’ouverture [de ce marché] le peu qu’il y avait alors [d’économie productive] fut détruit, du coup nous avons hérité d’une économie fort dépendante des importations, des centres impérialistes, du pétrole à basse productivité et d’un important retard technologique.

 

 Guerre économique


“Du coup nous sommes fort vulnérables aux intentions et objectifs des grands groupes économiques, dont les intérêts dévoilés furent de faire tomber d’abord le gouvernement du Commandant Chavez et ensuite celui de Maduro. »

 

« Vous savez qu’en 2002 il y a eu un coup d’état contre le Commandant Chavez et que cette dictature heureusement éphémère ne dura que deux jours »


« Et ceux qui ont promu  ce coup d’état en dehors des corporations pétrolières qui ont une obsession débordante pour les réserves pétrolières du pays qui sont les plus grandes de la planète, ce furent les grands groupes économiques, les entrepreneurs menèrent une guerre économique pour créer une situation d’insurrection et cela se traduit par ce coup d’état (de 2002). »

 

 

 

 

 “Le dictateur de 2 jours était le chef de la direction de l’association d’entreprises (Pedro Carmona Estanga, président de Fedecamera 2001-2003), nous ans été soumis à une  guerre économique acharnée qui avait de nombreuses facettes, la spéculation sur les aliments, les taux de change; l’accaparement et d’autres éléments importants mais d’un moindre impact”.


« Cela a été une constante que les secteurs économiques les plus puissants se sont affronté à la Révolution comme sils étaient des partis politiques et à présent cela se répète, ils avaient l’espoir – je ne sais s’ils l’ont perdu à présent – que sans Chavez la Révolution tomberait facilement ».

 

 

« C’est pour cela que se déclencha cette situation, les accaparements, l’augmentation démesurée des prix des articles de premières nécessités qui sont très sensibles ».

 

 

“La relation est très claire, il s’agit de générer un chaos social à partir d’un problème économique pour déboucher sur une crise politique, et cela s’est traduit dans cette situation de pénurie pour cause d’accaparement.

 

 

Approvisionnement par l’Etat

 

“Bien sûr, notre capacité de réponse est meilleure, même si nous n’avons pas  le pouvoir dans ce domaine, je parle du commerce des aliments, nous avons un réseau de commercialisation (Mercal et PVDA) qui a pour le moins pu empêcher que ce coup d’état se traduise en une perturbation très importante, nous distribuons des aliments aux familles vénézuélienne avec un subside très important ».


« Pas dans les quantité que permettrait un approvisionnement normal, c’est clair, mais oui, nous empêchons que ne se pille la réserve d’aliments du pays ».

 

 

 

 

 “C’est une situation dure, conflictuelle que nous sommes arrivés à surmonter avec l’appui des pays amis et les importations que nous avons réalisé, et certainement le déploiement  de ce réseau de commercialisation de ces articles de première nécessité ».

« Eux le savent, à la place de discréditer le gouvernement, ils sont en train de se discréditer eux-mêmes (les entrepreneurs),  nous disons que à ceux qui ont les positions les plus conservatrices, cependant nous leur avons tendu la main pour dialoguer, et ils sont venus ».

Réunion avec la Polar

« Effectivement il y a eu une entrevue avec la principale corporation de capital vénézuélien, une grande entreprise appelée POLAR qui produit une gamme d’aliments, parmi lesquels le principal produit de notre régime qui est la farine de maïs pour faire l’arepa qui est notre pain, une tortilla de maïs »

 

 

 

 

 “La discussion a porté sur la détermination de la manière dont ils vont agir pour la  relance de l’appareil productif et pour surmonter les situation de pénurie”

« Ceci fut très positif pour nous, le président Nicolas Maduro a convoqué Lorenzo Mendoza, président exécutif de l’Entreprise POLAR au palais de Miraflores pour exiger qu’il atteigne des maximums de production et ce Monsieur est venu et a reconnu le président Maduro comme président légitime, ce qui fut une sorte de soufflet pour la droite fasciste qui n’a toujours pas reconnu Maduro comme président.

« En plus il s’est engagé à élever au maximum la production, et nous n’avons pas perdu notre profil révolutionnaire, nous n’enfreignons aucun principe, nous ne sommes pas entrés dans des compromis pragmatique, rien de cela ».

 

 

 

Président Nicolas Maduro(dr) en réunion avec Léopold Mendoza, président exécutif des Entreprises Polar (gch avec des lunettes). 

 

“Tout indique qu’au cours des prochains jours se rétablira la normalité absolue dans la maintenance de tous ces produits ».


« Dans ce gouvernement, la ligne du Commandant Chavez se maintient, il y a une loyauté absolue à ce qu’il nous a légué ».


 

 Jose Sanguino

Complémentarité commerciale

“Avec le Venezuela, comme plein membre de plein droit de Mercosur et la poursuite de la politique d’intégration initiée par notre leader éternel le commandant président Hugo Rafael Chavez Frias et notre président Nicolas Maduro  réalisant son héritage, les relations se sont renforcées avec les gouvernements et les peuples d’Argentine et d’Uruguay de telle manière que les relations entre nous soient de complémentarité ».

 

 

 


 “Nous disposons de certaines ressources dont ils manquent, en l’occurrence de ressources énergétiques et eux nous fournissent des biens essentiels qui en ce moment sont en carence au Venezuela, fondamentalement les produits alimentaires, et tout ce qui relève du domaine de la production agroindustrielle ».

L’Argentine est un pays qui connait un développement important dans le domaine de l’agriculture, de l’industrie, dans tout ce qui concerne la production de produits dérivés du lait, et la même chose se passe en Uruguay ».

 

 

 

 


 “D’une part nous avons des inversions conjointes entre des secteurs d’Argentine, Uruguay et Venezuela auxquels participe l’état du Venezuela à travers des entreprises mixtes et cela ne se limite pas seulement l’investissement en soi, mais bien aussi il y a l’accompagnement de transferts de technologies dans lesquels nos travailleurs et travailleuses s’incorporent à des activités productives, avec la maîtrise des différents processus de production.

« Ce sont des conventions pour favoriser le peuples, là il ny a pas de conventions pour favoriser des groupes économiques déterminés ».

 

 

Gouvernement du peuple

“Aucun des membres de la direction du gouvernement révolutionnaire, à commencer par notre président Nicolas Maduro ne vient de groupes économiques, de familles riches, de ceux qui constituent les groupes sociaux dominants, qui sont nombreux dans notre pays ».

« Ce sont des dirigeants, vénézuéliens, vénézuéliennes, combattants qui viennent de la bataille pour la libération des peuples, pour l’exercice de la souveraineté de notre peuple. »

 

 

 

 

“Avec toute leurs actions évoluant dans le cadre de notre Révolution, dans celui de notre Constitution populaire, élue, approuvée par notre peuple, qui vont dans le sens de l’application de nos politiques publiques menées pour le bénéfice de la grande majorité.

« Et orientées de manière à favoriser l’incorporation de notre peuple au développement de son propre destin au moyen de l’application de politiques publiques.



Yásser Gómez Carbajal. Journaliste. Editeur de Mariátegui.
La revista de las ideas.




http://mariategui.blogspot.com.es/2013/06/video-peru-diputados-del-psuv-venezuela.html 

 

Source espagnole et vidéo :
Perú: Diputados del PSUV: Venezuela fue sometida a una guerra económica de muchas facetas

Traduction Anne Wolff


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