6 novembre 2013 3 06 /11 /novembre /2013 11:21

 

Crise: En 2012, un record, 120 000 portugais ont quitté leur pays !


Crise : Le Portugal se vide de sa population

 

 

 

brain20drain.jpgUn record dont il se serait passé: en 2012, le Portugal a perdu 10.000 personnes par mois selon l’Institut national des statistiques. De quoi plomber un pays, à peine sorti de la récession.

 

L’exode portugais se prolonge. Pire, il progresse. Le Portugal vient de battre son triste record des années 1960. 121.418 personnes se sont expatriées en 2012 contre 120.239 en 1966, sous la dictature d’Antonio d’ Oliveira Salazar.

 

D’après le quotidien Diário de Notícias, les Portugais privilégient les destinations européennes, dans l’espoir de trouver un travail. La France, le Luxembourg, la Suisse et le Royaume-Uni sont les plus concernés. Les chômeurs portugais sont même prêts à renouer avec l’Angola. L’ancienne colonie jouit d’un véritable boom économique ces dernières années.

 

La nouvelle marque le début d’une catastrophe pour le pays. Avec son faible taux de natalité, un solde migratoire négatif et l’augmentation constante du nombre de morts (plus de 100.000 personnes tous les ans) le pays traverse une crise démographique importante. Depuis 1982, le seuil de renouvellement de la population est dans le rouge.

 

Depuis 2011, le pays perd 55 000 Portugais par an. De quoi alarmer des économistes comme Carole Pereira Da Silva, qui déclare dans Diário de Notícias:

 

Il ne peut y avoir de reprise économique stable si toute la population, âgée de 15 à 64 ans, fuit le pays […] La crise que nous traversons est plus grave que celle des années 60. A l’époque, les migrants étaient majoritairement des ouvriers non qualifiés. Ils envoyaient l’argent qu’ils gagnaient au Portugal. Maintenant, nous perdons essentiellement des jeunes diplômés qui partent travailler et faire leur vie dans d’autres pays européens. Ces pays n’ont pas dépensé un centime pour leur éducation et aujourd’hui ils en récoltent tous les fruits. »

 


http://fr.myeurop.info/2013/10/31/chiffre-du-jour-le-portugal-se-vide-de-sa-population-12507

 

Via Crise: En 2012, un record, 120 000 portugais ont quitté leur pays ! - WikiStrike.com

Ps : Mais pourquoi, pourquoi faut-il toujours que les choses soient évaluées dans les termes d'une économie dont il s'agit avant tout de se débarrasser pour la remplacer par une autre plus humaine et rationnelle ?

N'oublions pas non plus la quantité de jeunes diplômés qui désertent le Portugal à destination du Brésil et l'Espagne pour l'Argentine et d'autres destinations d'une Amérique Latine plus prospère que la vieille Europe.

Anne W



Partager cet article

Repost 0
Published by Anne Wolff - dans Eurocrassie
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : Le blog de Anne Wolff
  • Le blog de Anne Wolff
  • : Comprendre la globalisation, apprendre à y résister
  • Contact

Profil

  • Anne Wolff
  • Amoureuse de la vie, d'une fleur, d'un papillon, d'un arbre, du sourire d'un enfant, je m'oppose à tout ce qui conduit à la destruction systématique de ce que la nature a créé, de la vie, de la beauté du monde, de la tendresse et de la dignité
  • Amoureuse de la vie, d'une fleur, d'un papillon, d'un arbre, du sourire d'un enfant, je m'oppose à tout ce qui conduit à la destruction systématique de ce que la nature a créé, de la vie, de la beauté du monde, de la tendresse et de la dignité

No Pub

Malgré les publicités imposées dans sa nouvelles versions qui apparaissent sur ce blog,celui-ci reste un acte gratuit.

Recherche

Nouvelles formes du fascisme

"Le vieux fascisme si actuel et puissant qu’il soit dans beaucoup de pays, n’est pas le nouveau problème actuel. On nous prépare d’autres fascismes. Tout un néo-fascisme s’installe par rapport auquel l’ancien fascisme fait figure de folklore […].

Au lieu d’être une politique et une économie de guerre, le néo-fascisme est une entente mondiale pour la sécurité, pour la gestion d’une « paix » non moins terrible, avec organisation concertée de toutes les petites peurs, de toutes les petites angoisses qui font de nous autant de microfascistes, chargés d’étouffer chaque chose, chaque visage, chaque parole un peu forte, dans sa rue, son quartier, sa salle de cinéma."

 

Gilles Deleuze, février 1977.

Archives