13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 09:41

 

Je voulais attirer cette attention sur ce passage du texte qui suit

Z.A.D : zone d’autonomie définitive ou guerre sociale permanente ?

 

A Khimki (ville proche de Moscou, en Russie) [...] Une lutte ponctuée d’occupations dans la forêt (avec cabanes perchées), de centaines de sabotages, d’émeutes, et qui a déjà couté à la vie à plusieurs camarades. Notamment assassinés par des groupes de fascistes embauchés par Vinci pour “faire le ménage”.

 

Quelques axes essentiels orientent à présent mes recherches. L'un d'eux, l'ampleur de l'internationale nazie actuelle et son histoire ; les collusions historiques et actuelles entre cette internationale et le noyau du pouvoir globalisant. Même sans devenir spécialiste de la question, aucune envie de m'aventurer dans l'univers glauque et souterrain de la pieuvre qui étend ses tentacules sur notre monde,  cela implique de remonter des lignées :  qui est héritier de qui et de quoi; les Bush ou les héritiers actuels de Stroesnner au Paraguay aujourd'hui par exemple... . Un autre axe consiste à établir les résonances. Voici un exemple qui j'espère convaincra quelques personnes supplémentaires que nous sommes face à une menace que nous sousestimons et cela risque de nous coûter très cher.

Les transnationales qui font partie de ce noyau de pouvoir central globalisant n'ont jamais cessé d'instrumentaliser les courants nazis pour leur propres fins, depuis des décennies elles perfectionnent ces méthodes dans tous les combats qu'elles mènent en leur propre nom ou en utilisant à leurs propres fins la machine de guerre des USA (ce qui permet de faire payer la facture au peuple de ce pays).

Il existe des milliers d'exemple d'utilisation de milices fascistes, de mise en place de gouvernements fascistes par ces transnationales pour en faire les gardiens et les défenseurs de leurs propriétés, les persécuteurs et les assassins de ceux qui oseraient remettre en question leur accaparement du monde, de ceux qui défendent d'autres mondes possibles.

Ce que j'essaye de mettre en lumière, c'est que dans cette nouvelle phase d'accumulation de capital et de pouvoir, nous pouvons observer les manières d'agir de ces mêmes groupes où ils ne sont pas tenus par une reste de façade démocratique. Ce que j'essaye de mettre en lumière, c'est que les pouvoirs politiques de quelque obédience qu'ils soient qui constituent les gouvernements de transition vers la dictature technocratique,gouvernance mondiale quise met en place àvitesse accélérée, ont pour tâche principale de construire la nichede cette dictature, y compris en mettant bas ces derniers vestiges de façadisme démocratique.ce que j'essaye de mettre en lumière,c'est que peu dechose nous sépare du moment où Vincipourrait tout aussi bien engager des milices fascistes enFrance pour assassiner, torturer, menacer les résistants de Notre Dame des Landes. Ce que j'essaye de mettre en lumière aussi, c'est qu'une partie des forces de l'ordre institutionelles européennes sont d'ores et déjà conquises par les thèses fascistes et initiées à leurs méthodes et font d'ores et déjà partie des armées de l'ordre noir.

Le Nouvel Ordre Mondial compte s'imposer en semant un grand chaos généralisé d'où est censé émerger leur ordre. J'ai l'intime coviction que dans des guerres comme celle qui se mène en Syrie en ce moment, il existe des groupes chargés de profiter de la confusion pour éliminer les vraies forces de résistance qui ne sont ni d'un camp ni de l'autre mais bien des constructeurs d'autres mondes possibles.

J'ai l'intime coviction que si nous ne coudons pas les chemins de ce destin imposé de globalisation, ce sont des exactions similaires que nous aurons às ubir dans un proche avenir. Elles se produisent déjà, mais restent considérées comme des bavures, des épiphénomènes. Ce que j'essaye de mettre en lumière, c'est qu'au contraire cela représente une anticipation sur l'avenir que nous promet le pouvoir de l'ombre.

 

Z.A.D : zone d’autonomie définitive ou guerre sociale permanente ?

http://owni.fr/files/2012/11/Notre-Dame-des-landes-telecomix-hack-owni-7-e1352154539701.jpgSi la Z.A.D prend parfois les allures d’une “zone d’autonomie” qui nourri aussi quelques fantasmes, c’est -pour nous- avant tout une lutte qui s’inscrit dans un cadre beaucoup plus large et qui touche à de nombreuses questions. Celle de l’écologie radicale tout d’abord, parce qu’ignorée en tant que telle et qui nous semble pourtant essentielle dans la critique de l’autorité scientifique, la destruction de la nature et la manière dont le capitalisme nous domestique. Comment en effet ne pas faire le lien entre Etat, pouvoir économique et autorité scientifique (tout trois intimement liés) d’une part  et d’autre part ce que la plupart des opposant-e-s à ce projet d’aéroport s’accordent à décrire comme un grand projet inutile, une véritable nuisance et une autre façon de détruire la Terre et les êtres qui la peuplent ?

Cette critique écologiste radicale nous semble ne pouvoir être comprise pleinement qu’en étant intégrée dans une perspective anarchiste antagoniste et de conflictualité permanente.

http://3.bp.blogspot.com/-D178NMhW1nY/UJGeVK6R7AI/AAAAAAAADnU/_EUR7nhxBIk/s1600/ZAD+125.png

Une perspective qui inclue donc aussi d’autres problématiques.

Non seulement la lutte, les luttes de la Z.A.D ne peuvent pas être vue uniquement comme une sorte de “grand village autogéré”, mais elles ne peuvent pas être non plus réduite à un point géographique strict.
En effet, si ces luttes ont une chance de ne pas se limiter à une question “locale” ou aux fantasmes d’un “mode de vie alternatif”, et si elle peut encore intéresser une perspective révolutionnaire c’est aussi en y voyant autre chose que la question de cet aéroport.

Parce qu’au sein même de la Z.A.D, plusieurs dominations, même “entre camarades” ou “compagnon-e-s” continuent d’avoir cours. Parmi lesquelles le sexisme, le racisme, et aussi (et pourtant cela pourrait sembler particulièrement contradictoire) l’apologie de l’exploitation des animaux et même le mépris de la nature (comprise comme entité abstraite). Il ne s’agit pas de dresser une critique en l’air en mélangeant pêle-mêle les gens qui vivent et luttent à Notre-Dame-Des-Landes ou aux alentours, mais de tenter d’exprimer le fait que les dominations et oppressions ne s’arrêtent pas à l’entrée de la Z.A.D, d’un squat, d’un camping, d’une ferme autogérée ou d’un ensemble d’individu-e-s et de groupes (même avec les meilleurs intentions du monde) à moins d’y faire face et de les confronter directement. Et d’autre part donc, que la lutte contre l’aéroport, contre Vinci, ne se limite évidemment pas au cadre géographiquement situé de la Z.A.D.

Loin de nous l’idée d’insinuer que les occupations, les squats ou même les tentatives d’établir des zones d’autonomie ne font pas partie intégrante de ce type de lutte ou n’ont aucun intérêt (bien au contraire – elles en constituent souvent l’épine dorsale) mais qu’elles n’ont de sens que dans une perspective offensive, et  plus générale. Et qu’il faut les comprendre dans un conflit qui a des implications qui non seulement dépassent le cadre des frontières mais aussi celui d’une seule entreprise -Vinci- qui a aussi des coopérateurs (qu’ils soient privés ou para-étatiques) et qui s’inscrit dans une logique : celle du Capitalisme.

Aussi, Vinci n’en est pas à sa première opposition de masse contre un de ses projets. Et si ici le vernis démocratique masque encore un peu la violence du conflit, ailleurs, les soupapes de sécurité ont déjà sautées depuis longtemps.

A Khimki (ville proche de Moscou, en Russie), par exemple, où depuis des années une lutte fait rage contre le projet d’autoroute piloté par Vinci pour relier Moscou à Saint Petersbourg. Projet pharaonique qui implique au passage de raser des centaines d’hectares de la forêt millénaire qui se trouve au milieu. Une lutte ponctuée d’occupations dans la forêt (avec cabanes perchées), de centaines de sabotages, d’émeutes, et qui a déjà couté à la vie à plusieurs camarades. Notamment assassinés par des groupes de fascistes embauchés par Vinci pour “faire le ménage”. En bref un autre exemple du fait que non seulement l’entreprise capitaliste s’adapte toujours avec la même barbarie à la situation, mais aussi qu’elle façonne le paysage, détruit et remodèle l’environnement (naturel et social) en fonction de ses exigences.

Puisque l’ennemi de classe est sur tout les fronts, nous devrions l’être aussi.

De Khimki à Notre-Dame-Des-Landes en passant par le Val Susa. De Paris à Turin, etc…

Parce que les oppressions et les dominations sont partout : combattons les chaque fois que nous les trouvons sur notre chemin.

Et parce que Vinci et plus généralement le Capitalisme sont partout : soyons partout, et attaquons partout !

Le Cri Du Dodo

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Source :
Le Cri Du Dodo | journal anarchiste de critique sociale

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Published by Anne Wolff - dans Métastases du nazisme
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Gilles Deleuze, février 1977.

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