3 septembre 2010 5 03 /09 /septembre /2010 13:38

 

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Greenpeace condamne sans réserve l’assassinat d’un militant des droits de l’Homme en République démocratique du Congo

le 9 juin 2010

Le mercredi 2 juin 2010, le corps sans vie de Floribert Chebeya Bahizire, Président de l’ONG congolaise La Voix des Sans Voix (VSV), a été retrouvé. Greenpeace présente ses plus sincères condoléances à sa famille, ses amis et ses collègues.
Nous exprimons également notre profonde inquiétude quant à la disparition de Fidèle Bazana Edadi, le chauffeur qui accompagnait M. Chebeya.

 


Le porte parole des « sans voix »

Floribert Chebeya Bahizire était un porte-parole éminent de la société civile : il savait s’exprimer sans détour pour faire entendre « la voix des sans voix ». Son combat pacifique pour le respect des droits humains et sociaux du peuple Congolais était caractérisé par un courage exemplaire, tout comme les efforts qu’il a accomplis pour renforcer et protéger le cadre législatif congolais, notamment en dénonçant les injustices ayant cours dans ce pays.

 

Lire la suite : Greenpeace condamne sans réserve l’assassinat d’un militant des droits de l’Homme en République démocratique du Congo | Déforestation - L'actualité de Greenpeace France

Lire aussi : Indignation après l’assassinat de la « Voix des sans-voix » en RDC | Infosud - Tribune des Droits Humains | www.infosud.org

 

 

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Pour mémoire :

Qui a tué Lubumba ?

d'après le livre de Ludo de Witte
L'Assassinat de Lumumbau, Paris, Karthala, 1999

 

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" La nuit est froide, ce 17 janvier 1961, au Katanga... Dans la savane boisée, un endroit ouvert est illuminé par les phares des voitures de police. Un commissaire de police belge prend Lumumba par le bras et le mène jusque devant le grand arbre. L'ex-Premier ministre congolais marche avec difficulté : pendant des heures, il a été gravement maltraité. Un peloton d'exécution, fort de quatre hommes armés de stenguns-Vigneron et de fusils-FAL, se tient en attente, alors qu'une vingtaine de soldats, de policiers, d'officiers belges et de ministres katangais regardent en silence. Un capitaine belge donne l'ordre de tirer et une salve énorme fauche Lumumba. "

 

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Le gouvernement belge de Gaston Eyskens a-t-il été, début 1961, le commanditaire et le bourreau du Premier ministre d'un pays africain indépendant ? C'est ce qu'affirme sans détour le sociologue belge Ludo De Witte dans un livre très fouillé et bien documenté, L'Assassinat de Lumumba, publié en néerlandais en septembre 1999 et traduit en français en janvier 2000 aux Editions Karthala. Depuis sa parution, ce livre a suscité une importante controverse en Belgique où plusieurs personnalités directement impliquées dans ce crime vivent encore et demeurent influentes. La Belgique s'interroge désormais sur son passé trouble au Congo.

 

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L'histoire des quarante dernières années du Congo s'est jouée entre le 30 juin 1960 et le 17 janvier 1961. Les événements dramatiques qui ont marqué les sept premiers mois de l'indépendance du Congo belge ont déterminé toute son histoire de 1960 à nos jours. Comme l'indique l'historien Elikia M'Bokolo, " la mort de Lumumba a apporté trente-deux ans de mobutisme à l'ex-Zaïre ". Un système démocratique bien installé a été renversé, auquel on a substitué un pouvoir dictatorial et néocolonial, soutenu par l'ancienne puissance colonisatrice, la Belgique, et les pays occidentaux. Un mouvement sécessionniste (Katanga, Sud-Kasaï) appuyé par ces derniers avec la complicité des Nations unies a gravement affaibli le premier gouvernement du leader nationaliste Patrice Lumumba.


 

 

C'est le 30 juin 1960 que le Congo-Léopoldville devient indépendant. Des élections ont eu lieu pendant le mois de mai, et ont été remportées par le Mouvement nationaliste congolais (MNC) de Patrice Lumumba. Il forme son gouvernement, qui obtient le soutien de la Chambre et du Sénat congolais. Le poste, honorifique, de président du pays revient au chef du parti Abako, Joseph Kasa Vubu. Le moment fort de ces journées demeure le discours prononcé par Lumumba. " Ce fut un discours incendiaire, se souvient, quarante ans après, le sociologue camerounais Romuald Fonkoué. J'étais collégien à l'époque. Nous avions tous les oreilles collées aux récepteurs radios." Dans son allocution qui n'était pourtant pas prévue, le nouveau Premier ministre dénonce la période coloniale et son corollaire de brimades, d'injustices, de racisme, puis il rejette l'idée selon laquelle l'indépendance a été octroyée à son peuple. Il annonce aussi haut et fort son projet politique : " Nous allons veiller à ce que les terres de notre patrie profitent véritablement à ses enfants. Nous allons revoir les lois d'autrefois et en faire de nouvelles qui seront justes et nobles "

 

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Le gouvernement de Lumumba, qui commence aussitôt à appliquer à la lettre son programme nationaliste - notamment en africanisant son armée -, inquiète l'ancien colonisateur. Le 5 septembre 1960, le président Kasa Vubu, discrètement soutenu par la Belgique, démet le Premier ministre. Mais le Parlement soutient Lumumba. C'est le début d'un bras de fer. Le 14 septembre, profitant de ce conflit d'autorité, le colonel Mobutu, alors chef d'état-major, fait son premier coup d'Etat. Le Congo entre dans la période la plus trouble de son histoire.

 

 

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Camp de déplacés de Nyanzale, Nord-Kivu, RDC


Déjà, le 11 juillet, Moïse Tshombe a proclamé la sécession de la province la plus riche du pays, le Katanga, avec le soutien et la bénédiction de la Belgique, qui a envoyé des troupes au Congo. Lumumba fait appel aux Nations unies : le Conseil de sécurité décide d'envoyer des Casques bleus à la place des soldats belges. Mais l'Onu, dirigée par le Suédois Dag Hammarskjöld (" H ") se comporte comme un allié de l'ancien pays colonisateur. Commentant ces événements, De Witte écrit : " Bruxelles et les autres puissances occidentales opérant sous la couverture des Nations Unies voulaient à tout prix renverser le gouvernement nationaliste de Lumumba et installer un régime néocolonial, plaçant ainsi le pays à la merci des trusts et des holdings, qui, depuis des décennies déjà, le dominaient. " Lumumba, qui n'est pas dupe, décide de rompre avec Hammarskjöld à qui il écrit le 15 août : " Vous avez entièrement acquiescé aux exigences des Belges, formulées par la voix de M.Tshombe. Vu tout ce qui précède, le gouvernement et le peuple du Congo ont perdu leur confiance au secrétaire général des Nations unies. "

 

 

 


Le leader nationaliste devient l'homme à abattre. Le 26 août 1960, avant même que la Belgique ne songe à l'éliminer physiquement, la CIA met sur pied un plan visant à le tuer. Motif : il serait communiste et risquerait de devenir un second Fidel Castro. Puis, le 10 septembre, c'est au tour de Bruxelles de décider de " mettre Lumumba hors d'état de nuire ". Les mots sont de Pierre Wigny, ministre des Affaires étrangères du royaume. L'opération " Barracuda " est lancée. Et le 6 octobre, Harold d'Aspremont Lynden, ministre belge des Affaires africaines, exige " l'élimination définitive de Lumumba ".
Quatre jours plus tard, Lumumba est placé en résidence surveillée à Léopoldville. Le plan de la CIA et l'opération "Barracuda" des Belges sont alors annulés. Mais le 27 novembre et contrairement à toute attente, le dirigeant congolais parvient à s'enfuir et cherche à rejoindre ses fidèles à Stanleyville. Les soldats de Mobutu se lancent à sa poursuite. Dès lors, les jours du leader nationaliste sont comptés. Il lui reste à peine plus de cinquante jours à vivre. Sa fuite prend fin le 2 décembre. Et le 17 janvier 1961, il est assassiné au Katanga.

 

 


Quel rôle a joué la Belgique dans ces événements? De Witte accuse d'abord l'ONU de n'avoir pas empêché l'arrestation du dirigeant congolais, qui bénéficiait pourtant de l'immunité parlementaire. Ensuite, il accuse la Belgique d'avoir ordonné le transfert de Lumumba et de ses deux proches collaborateurs, Mpolo et Okito, vers le Katanga, ce qui signifiait leur arrêt de mort. Enfin, il dénonce la responsabilité de l'ancienne puissance coloniale, à travers les officiers belges, dans l'exécution du crime.

 

Des centaines de m


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quelques semaines après le meurtre de Lumumba, le ministre belge des Affaires étrangères nie toute implication de son pays. Si des Belges y ont pris part, - laisse-t-il entendre à la Chambre belge en février 1961, ils étaient sous les ordres des autorités congolaises et non de Bruxelles : " Ce n'est plus notre Congo, mais le Congo indépendant qui décide de son destin. Ces officiers [belges, ndlr] dépendaient, au point de vue du pouvoir hiérarchique, de l'autorité locale. " C'est ce que soutient Jacques Brassinne dans sa thèse de doctorat confidentielle présentée en 1991. D'après lui, " à aucun moment un officier ou sous-officier belge n'était intervenu dans la liquidation physique ".
De Witte s'oppose catégoriquement à cette version des faits. Selon lui, " la réalité est bien différente ". Il cite à cet effet une note confidentielle du major Weber, un des acteurs belges du drame, dans laquelle ce dernier dira quelques mois plus tard : " 1. Je suis officier. Il est évident que si le gouvernement me donne un ordre, je n'ai qu'à m'incliner. 2. J'ai toujours fait savoir que je me considérais ici comme défendant une " présence belge " en Afrique. "

 

http://yannrobichon.ifrance.com/yannrobichon/congo.belge.groupe.ecoliers.missionnaire



Le sociologue belge accuse : " Ce sont bien des conseils belges, des directives belges et finalement des mains belges qui ont tué Lumumba…Le gouvernement belge de Gaston Eyskens est directement responsable de l'assassinat du Premier ministre congolais. " Il ajoute que la Belgique a bénéficié du soutien ou de la complicité de l'ONU et des Etats-Unis. De Witte accuse par ailleurs les autorités de son pays d'avoir " étouffé " pendant près de quarante ans la vérité : " Une fois le gouvernement Lumumba éliminé, on a essayé d'arracher aux Africains l'histoire même de ce renversement…on a voulu empêcher que sa vie et son travail deviennent une source d'inspiration pour les peuples africains. "

 

"L'Histoire sanglante du Congo". Tableau réalisé par le peintre autrichien Werner Horvath. On reconnaît Laurent Kabila (gauche), Patrice Lumumba (centre) et Mobutu Sese Seko (droite). Document Virtual Museum of Political Art.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Source : L'assassinat de Lumumba

 

A lire aussi : "J'ai découpé et dissous dans l'acide le corps de Lumumba"

 

 

Lumumba discours de l'indépendance

 

 

lumumba-parlant

 

Congolais et Congolaises,

Combattants de l’indépendance aujourd’hui victorieux,

Je vous salue au nom du gouvernement congolais.


A vous tous, mes amis, qui avez lutté sans relâche à nos côtés, je vous demande de faire de ce 30juin 1960 une date illustre que vous garderez ineffaçablement gravée dans vos cœurs, une date dont vous enseignerez avec fierté la signification à vos enfants, pour que ceux-ci à leur tour fassent connaître à leurs fils et leurs petits-fils l’histoire glorieuse de notre lutte pour la liberté.

 

Car cette indépendance du Congo, si elle est proclamée aujourd’hui dans l’entente avec la Belgique, pays ami avec qui nous traitons d’égal à égal, nul congolais digne de ce nom ne pourra jamais oublier cependant que c’est par la lutte  qu’elle a été conquise, une lutte de tous les jours, une lutte ardente et idéaliste, une lutte dans laquelle nous n’avons ménagé ni nos forces, ni nos privations, ni nos souffrances, ni notre sang.

 

A gauche, caricature du roi Léopold II de Belgique à qui on prête d'avoir appelé l'Afrique "le magnifique gâteau Africain". Au centre, enfant congolais à la main coupée, sentence sévère d'un menu larcin. A droite, des missionnaires britanniques en compagnie d'hommes tenant les mains coupées de Bolenge et Lingomo, victimes des milices de la "Belgian Indiarubber and Exploration Company" (ABIR) en 1904. Devant ces faits, entre 1895 et 1906 des Anglais jaloux de la colonie belge diffusèrent ces images et les récits de missionnaires protestans dans le Times (dont les journaux européens se feront l'écho tel que le journal allemand Kolnische Zeitung) afin de dénoncer le sadisme du régime du roi Léopold II au Congo. Documents HistoryWiz, Anti-Slavery International et ASI.



Cette lutte, qui fut de larmes, de feu et de sang, nous en sommes fiers jusqu’au plus profond de nous-mêmes, car ce fut une lutte noble et juste, une lutte indispensable pour mettre fin à l’humiliant esclavage qui nous était imposé par la force. Ce que fut notre sort en 80 ans de régime colonialiste, nos blessures sont trop fraîches et trop douloureuses encore pour que nous puissions les chasser de notre mémoire. Nous avons connu le travail harassant, exigé en échange de salaires qui ne nous permettaient ni de manger, ni de nous vêtir ou de nous loger décemment, ni d’élever nos enfants comme des êtres chers.


Nous avons connu les ironies, les insultes, les coups que nous devions subir matin, midi et soir, parce que nous étions nègres. Qui oubliera qu’à un noir on disait « tu », non certes comme à un ami, mais parce que le « vous » honorable était réservé aux seuls Blancs ?

 

Une soldate de l'armée régulière congolaise à Mushake, dans l'est du Congo (Alissa Everett/Reuters)


Nous avons connu que nos terres furent spoliées au nom de textes prétendument légaux qui ne faisaient que reconnaître le droit du plus fort. Nous avons connu que la loi n’était jamais la même selon qu’il s’agissait d’un Blanc ou d’un Noir : accommodante pour les uns, cruelle et inhumaine pour les autres. Nous avons connu les souffrances atroces des relégués pour opinions politiques ou croyances religieuses ; exilés dans leur propre patrie, leur sort était vraiment pire que la mort elle-même.

Nous avons connu qu’il y avait dans les villes des maisons magnifiques pour les blancs et des paillottes croulantes pour les Noirs, qu’n Noir n’était admis ni dans les cinémas, ni dans les restaurants, ni dans les magasins dits européens ; qu’un Noir voyageait à même la coque des péniches, aux pieds du blanc dans sa cabine de luxe.

Qui oubliera enfin les fusillades où périrent tant de nos frères, les cachots où furent brutalement jetés ceux qui ne voulaient plus se soumettre au régime d’une justice d’oppression et d’exploitation ?

 

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Tout cela, mes frères, nous en avons profondément souffert. Mais tout cela aussi, nous que le vote de vos représentants élus a agréé pour diriger notre cher pays, nous qui avons souffert dans notre corps et dans notre cœur de l’oppression colonialiste, nous vous le disons tout haut, tout cela est désormais fini. La République du Congo a té proclamée et notre pays est maintenant entre les mains de ses propres enfants. Ensemble, mes frères, mes sœurs, nous allons commencer une nouvelle lutte, une lutte sublime qui va mener notre pays à la paix, à la prospérité et à la grandeur. Nous allons établir ensemble la justice sociale et assurer que chacun reçoive la juste rémunération de son travail. Nous allons montrer au monde ce que peut faire l’homme noir quand il travaille dans la liberté et nous allons faire du Congo le centre de rayonnement de l’Afrique toute entière. Nous allons veiller à ce que les terres de notre patrie profitent véritablement à ses enfants. Nous allons revoir toutes les lois d’autrefois et en faire de nouvelles qui seront justes et nobles.

 

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Nous allons mettre fin à l’oppression de la pensée libre et faire en sorte que tous les citoyens jouissent pleinement des libertés fondamentales prévues dans la Déclaration des droits de l’Homme.

Nous allons supprimer efficacement toute discrimination quelle qu’elle soit et donner à chacun la juste place que lui vaudront sa dignité humaine, son travail et son dévouement au pays. Nous allons faire régner nos pas la paix des fusils et des baïonnettes, mais la paix des cœurs et des bonnes volontés.

 

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Et pour cela, chers compatriotes, soyez sûrs que nous pourrons compter non seulement sur nos forces énormes et nos richesses immenses,  mais sur l’assistance de nombreux pays étrangers dont nous accepterons la collaboration chaque fois qu’elle sera loyale et ne cherchera pas à nous imposer une politique quelle qu’elle soit. Dans ce domaine, la Belgique qui, comprenant enfin le sens de l’histoire, n’a pas essayé de s’opposer à notre indépendance, est prête à nous accorder son aide et son amitié, et un traité vient d’être signé dans ce sens entre nos deux pays égaux et indépendants. Cette coopération, j’en suis sûr, sera profitable aux deux pays. De notre côté, tout en restant vigilants, nous saurons respecter les engagements librement consentis .

 

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Ainsi, tant à  l’intérieur qu’à l’extérieur, le Congo nouveau, notre chère République, que mon gouvernement va créer, sera un pays riche, libre et prospère. Mais pour que nous arrivions sans retard à ce but, vous tous, législateurs et citoyens congolais, je vous demande de m’aider de toutes vos forces. Je vous demande à tous d’oublier les querelles tribales qui nous épuisent et risquent de nous faire mépriser à l’étranger.

 

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Je demande à la minorité parlementaire d’aider mo n gouvernement par une opposition constructive et de rester strictement dans les voies légales et démocratiques. Je vous demande à tous de ne reculer devant aucun sacrifice pour assurer la réussite de notre grandiose entreprise. Je vous demande enfin de respecter inconditionnellement la vie et les biens de vos concitoyens et des étrangers établis dans notre pays. Si la conduite de ces étrangers laisse à désirer, notre justice sera prompte à les expulser du territoire de la République ; si par contre leur conduite est bonne, il faut les laisser en paix, car eux aussi travaillent à la prospérité de notre pays. L’indépendance du Congo marque un pas décisif vers la libération de tout le continent africain.

 




Voilà, Sire, Excellences, Mesdames, Messieurs, mes chers compatriotes, mes frères de race, mes frères de lutte, ce que j’ai voulu vous dire au nom du gouvernement en ce jour magnifique de notre indépendance complète et souveraine. Notre gouvernement fort, national, populaire, sera le salut de ce pays.

J’invite tous les citoyens congolais, hommes, femmes et enfants, à se mettre résolument au travail en vue de créer une économie nationale prospère qui consacrera notre indépendance économique.


Hommage aux combattants de la liberté nationale !

Vive l’indépendance et l’Unité africaine !

Vive le Congo indépendant et souverain !

 

 

A lire sur : Afrocentricité » Discours de Lumumba, le 30 juin 1960

 

 

 

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Published by Anne Wolff - dans pour mémoire
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