12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 12:41

 

 

En guise d’humeur du jour la réponse que j’ai faite aujourd’hui à quelques apôtres et sinécurés) de la lutte contre la pauvreté en Belgique qui en appellent aux

« ouvriers, employés, indépendants, agriculteurs, fonctionnaires, enseignants, travailleurs sans emploi, chômeurs, personnes en nécessité d’avoir recours au système solidaire à travers le RIS/allocations d’invalidité, pensionnés, syndiqués, réseautés, , fédérés, … »

 

Nous sommes les ANTI-TINA. Pas de place pour nous dans ce monde là et ses catégories… humains ni plus, … ni moins, de telles définitions qui cloisonnent, nous réduisent, nous abstraient, nous les refusons, nous nous définissons à travers un projet de monde qui nous unis, où nous n’aurons plus jamais à être définis en des termes qui nous réduisent, nous formatent et font abstractions de nos réalités, bien plus vastes que ces définitions-prisons


Anti-Tina, marginaux, nous n’avons pas notre place dans vos catégories, vos rêves policés sont trop petits pour nous… et pourtant ceux qui vous briment sont ces mêmes effaceurs de marge qui réduisent toujours plus à néant nos espaces de liberté.

 

Nous sommes les anti-tina, ceux qui continuent de porter l’alternative. Autrefois on nous appelait, les marginaux. Depuis qu’ils ont effacé les marges, nous n’avons plus de lieux où habiter la terre, plus d’ancrage, plus de terroir, plus de ce pays planétaire où nous retrouver dans les étapes du grand voyage, la vie et ses mystères. Qu’importe, chacun de nous est fort d’une identité singulière.

De zone autonome éphémères en zones autonomes à défendre nous semons à tous vents les graines d’espoir, les graines de rêve, les graines de la diversité, celles d’un autre monde possible,  que nous continuons d’inventer et de faire exister de zones autonomes éphémères, - un coin de trottoir où nous joignons nos histoires le temps d’un petit foyer de chaleur humaine partagée, un camp nomade que les toiles de nos légères demeures transforment en palais de fête, le temps d’un rituel, et nos musiques éclaboussent le vieux monde de sentiments enfouis dans les puits du Profit.  

 En zone autonomes à défendre - toutes celles qui construisent en parallèle, envers et contre tout et tous, une autre économie, une écosophie sans doute, champ de labeur, champ de bonheur que nous cultivons avec amour dans le respect de notre grande inventeuse, cette créatrice intelligente, la Vie, notre mère à tous, humain, brin d’herbe, caillou et le vers de terre, si utile et toute ces beautés aujourd’hui  menacées, managées au marketing de l’absolutisme marchant, le miracle d’une fleur, d’un papillon, ce n’est pas monnayable.

Pour les fous de Profit, et leurs valeurs morbides et mortifères, cela n’a pas de sens, et doit donc disparaître, comme on tuait aux temps anciens, les chimères pour conserver l’ordre « divin », ce qui ne leur rapporte pas la rançon qu’exige leur pouvoir est condamné par eux à disparaître de leur Ordre Marchand. Regardez autour de vous, l’Homme n’a rien inventé, il détruit au contraire, comme un chancre, un cancer, un gangrène cette création vieille de temps immémoriaux, durée inconcevable pour un esprit humain.

Nous sommes les ANTI-TINA, les marginaux, les fous de gratuité fertile, les irréductibles, les rhizomes de nos chemins de traverses résistent à toute intégration< ; Les autres – les normaux – voudraient pouvoir nous regarder de haut, mais nous fixons la règle, dans notre monde les échelles sociales n’ont pas cours, quiconque s’élève au-dessus des pâquerettes a perdu ses racines, nous ne sommes pas du même monde et les regards mauvais de ceux qui, faute de pouvoir grimper leur mythique échelle, aimeraient nous mettre plus bas que terre s’ils nous affligent c’est qu’il est triste de voir des êtres se perdre dans l’illusion de malheur qu’inventent les hiérarchies et d’en métaboliser des humeurs néfastes pour ceux qui les éprouvent comme un venin qui les ronge..

ANTI-TINA, nous n’avons pas notre place parmi ceux qui réclament les prisons de l’emploi et des maîtres qui décident, nous sommes les décideurs, collectifs, d’un avenir commun, habitants de la Terre, nous rêvons comme rêvent les lakotas, un rêve contingent, une écoute de l’existant, des rêves réalistes, qui sont autant de modèles pour modeler la terre, Notre Terre, à l’image évolutive… de la Vie.

Anne

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Published by Anne Wolff - dans anne humeur du jour
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  • Amoureuse de la vie, d'une fleur, d'un papillon, d'un arbre, du sourire d'un enfant, je m'oppose à tout ce qui conduit à la destruction systématique de ce que la nature a créé, de la vie, de la beauté du monde, de la tendresse et de la dignité
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Nouvelles formes du fascisme

"Le vieux fascisme si actuel et puissant qu’il soit dans beaucoup de pays, n’est pas le nouveau problème actuel. On nous prépare d’autres fascismes. Tout un néo-fascisme s’installe par rapport auquel l’ancien fascisme fait figure de folklore […].

Au lieu d’être une politique et une économie de guerre, le néo-fascisme est une entente mondiale pour la sécurité, pour la gestion d’une « paix » non moins terrible, avec organisation concertée de toutes les petites peurs, de toutes les petites angoisses qui font de nous autant de microfascistes, chargés d’étouffer chaque chose, chaque visage, chaque parole un peu forte, dans sa rue, son quartier, sa salle de cinéma."

 

Gilles Deleuze, février 1977.

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