18 août 2009 2 18 /08 /août /2009 17:28

traduction trouvée sur un forum


Messagede John-Bxl le 09 Juil 2009, 10:18

Ca donne envie de vomir...

Honduras : Les tortionnaires reprennent du service


Le sicaire de Roberto Micheletti : Histoire du tortionnaire Joya Améndola, bras droit du président de facto

Ceux qui ont vécu la guerre sale des années 80 en Amérique du centre vont avoir des sueurs froides, quand ils apprendront que le « ministre conseiller » du président de facto hondurien n’est autre que Billy Joya Améndola.

Il est indispensable de connaître le curriculum de Joya Amándola pour comprendre la culture politique de la junte militaire putschiste que préside Micheletti.

Dans les années 80, Billy Joya Améndola était un des principaux dirigeants du Service de renseignement 3-36, chargé de l’enlèvement et de la séquestration des opposants politiques, et fondateur des escadrons de la mort « Lince y Cobra » (Lynx et Cobra). Il fut, dans ces fonctions, l’un des principaux exécuteurs d’enlèvements, de tortures et d’assassinats au Honduras, et pour le moins de onze exécutions sous le pseudonyme de Docteur Arranzola.

Il fut accusé également de la séquestration et de la torture de 6 étudiants, dont 4 sont toujours portés disparus. Les faits remontent au 27 avril 1982, dans les bureaux du Procureur général de la République, Rafael Rivera, en violation de l’immunité du second représentant de la justice du pays, avec les mêmes méthodes utilisées par la dictature argentine.

En fait, s’il n’y a pas de preuves que Joya Amándola recevait ses instructions des Etats-Unis, il est irréfutable qu’il a travaillé en Argentine, sous les ordres d’un des principaux agents de la répression, Guillermo Suarez Mason, connu notamment pour être l’un des principaux organisateurs d’enlèvements d’enfants pendant la dernière dictature.

Doté d’une bourse de l’armée hondurienne, il étudia ensuite au Chili d’Augusto Pinochet. Puis de 1984 à 1991, il fut intermédiaire entre l’armée hondurienne, les oppresseurs argentins et les Etats-Unis pendant la sale guerre.

Depuis 1985, le gouvernement espagnol a demandé l’extradition de Joyas Améndola à plusieurs reprises, à travers Interpol. Cependant la justice hondurienne (la même qui a présenté 18 accusations contre Zelaya) n’a jamais donné suite à aucune d’elles.

Malgré cela, lorsqu’un juge de Tegucigalpa l’a accusé d’enlèvement et de torture, et qu’un ordre d’arrestation a été émis contre lui en 1985, c’est précisément en Espagne qu’il s’est réfugié et il est resté, sollicitant l’asile politique. Il fut expulsé en 1998. Pendant toutes ces années, il a travaillé comme catéchiste dans un collège de Séville.

Il est aujourd’hui le bras droit de Micheletti.

Gennaro Carotenuto

http://www.gennarocarotenuto.it/9082-il ... -di-fatto/

Traduit du site Rebelion par Gloria Gonzalez J




Le Honduras et l’information en Espagne

Luis SEPULVEDA
Au Honduras, il y a eu purement et simplement un coup d’État. Un général de la vieille école, de ceux qui sont formés aux États-Unis pour combattre « l’ennemi intérieur », plus un sénat indocile et fidèle aux vieilles oligarchies d’Amérique Centrale, prétend en finir avec une gestion qui, si elle peut être critiquable sur certains aspects comme celles de tous les gouvernements, est sujette à la Constitution et aux lois qui régissent la nation hondurienne et qui est l’expression de la volonté souveraine des honduriens. Remplacer la légalité par des mesures d’exception, par des nominations d’urgence, arrêter le président et l’expulser du pays, c’est purement et simplement un coup d’État. Il n’y a pas d’euphémismes qui puissent occulter ce qui s’est passé en réalité : un coup d’État.

Mais la presse espagnole, dés le premier moment, dés les premières rumeurs qui alertaient de l’anormalité au Honduras, s’est plus préoccupée de présenter le président Manuel Zelaya comme l’unique responsable de ce qui s’était passé, plutôt que de condamner à l’avance une quelconque violation du jeu démocratique. En se référant à des « sources non confirmées », on a présenté le président Zelaya comme un provocateur qui aurait appelé à un référendum inconstitutionnel dont l’unique objectif était de se maintenir au pouvoir. Maintenant, à mois de vingt-quatre heures et grâce à la télévision vénézuélienne, nous savons qu’il s’agissait d’une consultation sans caractère inaliénable, qui visait à connaître l’opinion des honduriens sur le fait de savoir s’il convenait ou non de proposer des réformes à la constitution. La presse espagnole a des correspondants et des envoyés spéciaux au Honduras, mais c’est grâce à la télévision vénézuélienne que le monde a connu la présence d’observateurs internationaux, y compris de représentants des États-Unis, qui étaient au Honduras pour vérifier le caractère légal et la propreté de la consultation. Et ce sont ces observateurs qui ont été les premiers à dénoncer et condamner sans ambiguïté le coup d’État.

Pour la presse espagnole, le plus remarquable a été que la constitution hondurienne ne permet pas la réalisation de consultations sous forme de référendum -toujours inaliénables- dans un laps de temps déterminé avant et après des élections. On disait, on informait, en langage sibyllin, que le président Zelaya avait violé la constitution et, de façon encore plus vile, sans mots -parce que la désinformation provoque des silences et des immobilités- on invitait à considérer Zelaya comme le seul responsable de ce qui s’était passé.

Pour la presse espagnole, Zelaya est « un homme de Chávez », on citait que, bien qu’il soit libéral, il avait donné un virage à gauche qui le rapprochait des positions du président vénézuélien, mais on oubliait de signaler que presque toute l’Amérique Latine, avec différentes expressions et aussi des exceptions – la Colombie par exemple- est marquée par un processus de changements structurels, sociaux, politiques, économiques et culturels, qui garantissent le pouvoir de la légalité et de la normalité démocratique sur un continent qui s’est vu privé de ces conquêtes de la société civile. Des décennies de coups d’État et de putschs impulsés par les États-Unis ont fait de l’Amérique Latine un espace géographique où la démocratie était pratiquement une chimère.

La presse espagnole, responsable d’une société désinformée et qui s’auto alimente dans ses préjugés, par- dessus tout en ce qui concerne l’Amérique Latine, au moment où il fallait condamner sans palliatifs le coup d’État au Honduras, s’appliquait plus à démontrer certaines excentricités du dirigeant constitutionnel hondurien, comme sa fille qui aurait dénoncé qu’il l’a empêché d’avoir une liaison avant qu’elle n’ait trente ans, ou que lui et sa famille « auraient été mêlés » à une série de meurtres non élucidés. Qu’il est loin le temps où les journalistes et les directeurs de journaux savaient faire la part des choses.

Aujourd’hui, lundi 29 juin, un article de El País parle de « La tentation de la présidence à vie », et le ton de l’information –tout ce qui est publié dans un journal est de l’information ou de la désinformation- fait remarquer une fois de plus que le président Zelaya est l’unique responsable de ce qui est arrivé puisqu’il serait tombé dans cette terrible tentation de faire un second mandat. J’ai peur –parce que je suis optimiste- que l’auteur de l’article ignore que Felipe González a été chef du gouvernement espagnol de 1982 à 1996, que François Mitterrand a été président de la république française de 1981 à 1995, que Helmut Kohl a été chancelier d’Allemagne de 1982 à 1998, et que Margaret Thatcher a été premier ministre du Royaume-Uni de 1979 à 1990. Tous ont gouverné, pour le bien et pour le mal, pendant plus de 10 ans leurs pays respectifs, et il n’y a qu’un imbécile pour penser que ces longues périodes au pouvoir auraient pu mettre en danger les démocraties européennes.

Mais le Honduras est un pays d’Amérique Centrale, il fait partie de l’Amérique Latine, et pour la presse espagnole, le continent américain ne peut qu’être analysé et expliqué qu’à partir d’un préjugé. Je cite textuellement l’article : « La liste des dirigeants latino-américains qui l’ont obtenu (prolonger leur mandat à la tête de leur nation) ou essayé, s’étend du nord au sud de la région. Dans la majorité des cas, le charisme et la popularité acquise lors de leur premier mandat, leur donne l’avidité de rester au pouvoir et beaucoup les considèrent comme irresponsables ».

Mon ami, le maître des journalistes italiens, Gianni Mina, m’a signalé une fois les gouttes de venin subliminal qui coulent dans ce genre d’articles « d’analyse » et qui violent le droit à l’information : « La liste des dirigeants latino-américains qui l’ont obtenu ou essayé, s’étend du nord au sud de la région ». Aucun espagnol, habitué à la désinformation, ne demandera à l’auteur de l’article cette « liste qui s’étend » . Aucun espagnol soumis à la désinformation ne demandera le nom de certains de ceux qu’ils considèrent comme irresponsables, ceux qui intègrent la liste des dirigeants latino-américains qui ont prolongé leurs mandats. Aucun espagnol résigné à la désinformation ne lui demandera si, aussi, González, Mitterrand, Kohl y Thatcher sont sur cette liste d’irresponsables.

Pour Javier Lafuente, l’auteur de l’article que j’ai cité, ce qui s’est passé au Honduras, le coup d’État, doit être compris à partir du préjugé d’un espagnol pour qui le béret serre dangereusement le front. Pour lui, « Manuel Zelaya a provoqué la dernière tentative ». Il se réfère à la réalisation d’une consultation non inaliénable et sans autre but que ce connaître l’opinion des honduriens sur le fait de faire ou non des réformes à la constitution. Si ceci n’est pas un préjugé et pratiquement l’apologie du coup d’État, alors c’est de la pure et simple ignorance d’un européen à l’odeur de friture.

Luis Sepúlveda
Gijón, 29 juin 2009



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commentaires

polo 18/08/2009 20:56

pas gentil le trex. t'a raison anne ce gamin est un facheux fachiste qui fait le malin, mais devant le billy j'aimerai bien le voir.

Anne Wolff 19/08/2009 01:49


Je suis à la fois d'accord avec toi, compte tenu des circonstances et d'autre part, mais si j'ai un souhait à émettre, c'est que plus jamais, nulle part personne n'ait à se retrouver en face de ce
genre de fous, ni à être ce genre de fous, la haine je ne la souhaite à personne, de l'amour, de la tendresse et de la joie, ça oui.
Dire que la vie pourrait être belle, tranquille, simple, joyeuse et puis on a affaire à ce genre de malades...et je suis la première à reconnaître que c'est avant tout dommage pour eux, mais c'est
quand même vachement pas drôle du tout pour nous aussi...et ça...vous qui soutenez les tortionnaires, balayez devant votre porte avant de parler de démocratie. Après on verra...un autre monde est
possible....
Bonsoir Polo et merci pour ton commentaire
Anne


T-Rex 18/08/2009 19:22

Attend un que mon copain Billy trouve le coco de chilien de Luis Sepúlveda et on verra s'il fait autant le malin

Anne Wolff 18/08/2009 19:28



Pourquoi tant de haine mon garçon
Je me disais bien que ça devais être un de tes potes...dans le genre je fais chier le peuple parce que je ne suis vraiment pas bien avec moi-même....faut se faire soigner mon p'tit gars, il y a des
mamans indigènes qui font cela bien aider les gens qui souffrent comme toi de haine et de ressentiment à trouver ce truc si magnifique : la joie de vivre. Je te plains mais je ne compatis
pas...pollution mentale pas beau


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Gilles Deleuze, février 1977.

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