12 août 2009 3 12 /08 /août /2009 15:02


43 jours depuis le coup d’état et la résistance se poursuit au Honduras qui est dans une situation économique de plus en plus difficile. Mais le peuple tient bon, les anciens se souviennent du passé et savent ce qu’ils ont à perdre si la  dictature revient à s’installer.

 

 

Ce qu’il faut savoir, c’est que ce que le peuple exige, c’est non seulement le retour de Zelaya qui leur a apporté une amélioration de leur qualité de vie inédite mais aussi il exige la quatrième urne et l’assemblée constituante qui permettrait d’instaurer une démocratie participative. Des centaines de milliers de personnes ont participé hier aux marches organisées par le Front de résistance qui continue à faire preuve d’un remarquable dynamisme malgré la répression et les permanentes violations des droits de l’homme, menaces adressées au dirigeants du mouvement et aux journalistes qui  le soutiennent. Malgré la peur que devrait susciter la réactivation de plus en plus flagrante, selon les Honduriens, des escadrons de la mort. Mais et j’insiste là-dessus pour les anciens, ce retour vers le passé honni est une puissante motivation et continuer la lutte sur le mode du "plus jamais ça."

 

 

 

La persévérance de cette résistance pacifique est un phénomène nouveau dans l’histoire et une source d’espoir pour tous les peuples du Sud menacés par une guerre . Des peuples qui voient leurs mandataires bafoués dans des campagnes de presses mensongères. Suivant les évènements au quotidien,  entendant l’intégralité de certains discours et voyant ce que notre presse officielle en retient, en decontextualisant  de manière récurrente et orientée, je ne peux voir dans cette démarche de médias dont les propriétaires sont les oligarques rien d’autres qu’une tentative d’intoxication qui vise à nous faire croire que les pays bolivariens sont les causeurs de guerre alors que c’est tout le contraire. Ce que je vois moi, c’est une grande solidarité, à laquelle se joignent le Brésil, mais surtout l’Argentine, avec cette bonne modératrice qu’est la présidente Fernandez qui a assurément du talent pour apaiser les tensions et poser calmement les problèmes sans mls minimiser. Une grande solidarité qui cherche dans le renforcement de l’unité régionale un moyen de dissuader les tentatives belliqueuses de l’Empire.

 


 

Un mot domine au Sud en ce moment : solidarité. Solidarité des différents pays progressistes qui , face à la menace US, renforcent leurs unions sur tous les plans. politiques, économiques et militaires. La menace est très claire et nombreux sont ceux qui la ressentent ainsi. Cette menace consiste non seulement  dans l’installation de 7 bases accessibles aux forces US à volonté en Colombie, et à leur équipement sophistiqué d'espionnage, mais aussi en des campagnes de diffamation dans la presse qui semblent préluder à la mise en cause par les institutions internationales des présidents Chavez, Correa et Morales. Semble parce que cela ne marchera pas. Parce que la solidarité du Sud et le soutien qu’ils reçoivent non seulement de leur collègues mais de leurs peuples respectifs fait barrage. Et parce que, il faut savoir, il existe en Colombie même, pays en guerre civile permanante une forte opposition à l'installation de ces bases. Il existe de nombreux cas d'exactions commis par les soldats US présents sur le territoire et qui bénéficient d'une honteuse immunité.

 


N'oublions pas non plus les petits jeux  de harcèlement aux frontières, du Venezuela et de l'équateur qui donnent lieu à de nombreux incidents, ni la pénétration au Venezuela de paramilitaires pour des opération de déstabilisation. Ni le coup d’état au Honduras qui suit une tentative d’assassinat perpétrée contre Mel Zelaya. Tentative avortée de coup d’état en Bolivie, etc…non seulement les leçons de l’histoire, mais des indices et des preuves convergent pour qu’il soit possible d’affirmer sans aucun doute,  que l’oligarchie veut restaurer son hégémonie dans la région. Et qu'elle se prépare à le faire aussi par la force armée.

 


Chavez ne veut pas la guerre. Il monte un peu sur ces grands chevaux et je peux le comprendre, la menace est flagrante et les acquis de la révolution sont dès lors menacés. Un peuple qui doit prendre les armes pour défendre son territoire est un peuple qui ne peut persévérer dans l’amélioration de ses conditions d’existence et c’est douloureux pour tous les acteurs de ce processus. Les diffamations sur les thèmes de la presse muselée, du narcotrafic, du communisme –ce vieux fantôme exhibé comme une relique –  les incursions de paramilitaires à la frontière, les exilés qui fuient la dictature colombienne et affluent par dizaine de milliers dans les pays voisins qu’il faut intégrer dans la communauté, les acquis économiques et sociaux qui sont menacés par la nécessité d’acheter des armes performantes pour faire face à une agression annoncée, et cette liste n’est pas exhaustive, il y a de quoi se sentir un peu énervé. Et Chavez s’énerve, et il a bien raison…et fFrnandez calme le jeu, et elle a bien raison.

 


Je vous renvoie à l’article Les nouveaux escadrons de la mort irakiens - Le blog de Anne Wolff  pour comprendre ce que ces bases signifient vraiment. De même qu’il est évident que les forces armées US dont dépendent – de fait -  celles du Honduras ont activement participé au coup d’état.  Morales déclare avoir à ce sujet des documents qui constituent des preuves. Autant aussi pour le mythe du retrait des troupes US d’Irak. D’une part de nombreuses troupes de ces armées de mercenaires formés par des anciens de la De Beer d’Afrique du Sud entre autres elles ne se retirent pas, d’autres part là où persiste la présence de quelques membres de l’armée US, les troupes locales  formées selon leur méthodes qui ont fait leur preuve d’inhumanité peuvent se retrouver  entièrement sous leur commandement. Dans cet article, vous trouverez également quelques informations fondamentales en ce qui concernent l’interventionnisme militaire US an Amérique Latine qui vous aiderons à comprendre l’agitation que provoque dans la région l’annonce de la création de ces bases.

 


Il faudrait que quelques analystes compétents s'attachent à déterminer qui est qui et qui joue quel rôle actuellement en Barack O. et son équipe, la Clinton et le département d'état et les forces occultes qui depuis des décennies dominent le jeu de la politique intérieure ou interventionniste extérieure des USA. je connais mieux l'histoire des peuples états-Uniens que celle de ces dirigeants, je préfère l'histoire des peuples plus proprement humaine et variée que celle des sphéres de pouvoir avec qui ce sont toujours les même archétypes immuables qui se répètent...mais bon en l'occurence et vu que nous sommes en guerre, identifier clairement l'ennemi et le rôle de chacun, les dissensions qui divisent les hautes sphères du pouvoir des humanoïdes mécanistes.

 


Pour ceux qui mettent en cause ma partialité, je la réaffirme et l’assume, contrairement à d’autres qui sous la couverture d’une pseudo-objectivité désinforme à qui mieux mieux. J’observe avec le même regard qui me faisait évaluer en 5 secondes quand je faisais du stop, si je pouvais embarquer sans risque avec tel ou tel conducteur. Et je dis Chavez ne veut pas la guerre, il est mal, mais c’est la douleur d’un homme qui réalise une révolution pacifique, démocratique, qui bien sûr met des limites aux prérogatives de l’oligarchie locale…mais cela, il faut se mettre dans la tête que c’est inévitable.



Si nous voulons nous réapproprier le monde pour que chacun y dispose des moyens d’existence susceptibles de le conduire vers le bien être et la digne vie, forcément nous marcherons sur les pieds et les plates-bandes des oligarques, ici comme là-bas. En Afrique comme en Asie…et l’oligarchie ne donnera pas un cent de ses profits pour le bien du peuple, cela est prouvé aussi. Atteints de concentrationite aiguë et sans-doute incurable, concentrationite tant des moyens que des pouvoirs, ils veulent tout accaparer, posséder et dominer jusqu’à nos âmes, jusqu’à nos consciences, jusqu’à nos corps qui deviennent de vulgaires marchandises dont ils tirent le plus possible de bénéfices comme c’est le cas avec le délire des vaccins actuellement qui procure à Big Pharma de prodigieux bénéfices fait au détriment des peuples, de leur santé et de leurs porte-monnaie.

 


C’est inévitable et c’est pour cela que chacun de ceux qui s’engage dans ce combat doit faire preuve d’une grande lucidité et commencer par faire sa petite révolution intérieure personnelle, s’interroger sur ses motivations, sur la force de sa détermination à s'engager dans une guerre avec un ennemi sans âme. Nous avons face à nous un ennemi, retors,  sans scrupules, à qui l’avidité tient lieu de conscience et d’une indifférence totale (quand il n’est pas sadique) à la souffrance d’autrui.  Des gens qui ont été soumis dès l’enfance à un très fort conditionnement déshumanisant dépourvu de valeurs morales et éthiques, tournés tout entier vers une figure divine : le profit dont ils sont les servants, l’économisme leur tenant lieu de religion.



Ce ne sont pas des gens comme vous et moi, ils ne cherchent pas le bonheur, ce qui guide leur démarche, c’est l’intérêt financier, matériel et ils sont prêt à asservir la planète entière pour réaliser leur ambition. Alors je comprends que Chavez ou Correa, que Moralez s’énervent un peu, il y a de quoi. Et j’apprécie beaucoup la manière dont Cristine Fernandez, vient remettre les pendules à l’heure. Ce n’est pas la première fois que je la fois à l’œuvre. Déjà dans la crise du Honduras, je l’ai vu calmer l’exaltation des esprits et poser les données du problèmes avec clarté et lucidité.  Sa réaction de solidarité est tout à son honneur. Elle s’est rendue hier au Venezuela pour signer des accords commerciaux destinés à compenser ceux rompu  par le gel des relations entre Colombie et Venezuela.


 

 

Et des contrats ont été conclu sous l'agide des présidents entre les entreprise de ces deux pays dans tous les secteurs de l'aconomie, de même que des engagements à partager les connaissances technologiques, ce qui ne peut qu'améliorer la qualité de la production régionale. Voilà donc un résultat concrètement positif de cette crise et du gel des relation économique avec la Colombie décidé par le Vénézuela. Comombie qui se verra également privé de l'apport du pétrole que son généreux voisin lui vendait à un prix avantageux dans son soucis de contribuer au développement de la région, de toute la région pour le bien-être des peuples et non de leurs dirigeants.

 



Et encore une fois, comme au Honduras, c'est le peuples qui payera les conséquence économiques des actes inconsidérés de quelques irresponsables.

Punaise, je ne sais pas comment vous le prendriez si on vous annonçait que votre pays était menacé d’envahissement par une armée faite de monstres qui tuent, torturent  et violent. Que votre pays en plus aura à souffrir le désastre économique d’une guerre. Si on vous disais que demain vos proches,  vos amis, vos voisins, vous-même pourriez vous retrouver entraîner contre votre volonté dans l’enfer d’une guerre.

 


Imaginez, la guerre n’est pas juste un mot, c’est une somme de réalité qui ne fait qu’empirer avec les « perfectionnement » du matériel militaires, des conditionnements des soldats et l’usage de projectiles radioactifs qui rendent des régions entières inhabitables. Imaginez que vous êtes la personne mandatée par le peuple de ce pays et que vous vous battez contre tout et tous pour améliorer le sort d’un peuple dont aucun dirigeant auparavant ne s’était préoccupé,  un peuple qui vous a surnommé el Libertador et que pendant ce temps les médias internationaux aux ordres s’acharnent à construire de vous l’image d’un dictateur démoniaque pour qu'une guerre puisse être menée contre votre pays avec l’approbation  manipulée et abrutie de peuples qui n’ont plus depuis longtemps le moindre pouvoir dans l’élaboration de leur destin : les Occidentaux.

 



Je suis certaine que vous aussi vous en auriez gros sur la patate, surtaout si comme soldat vous aviez une conscience vécue des horreurs de la guerre et que vous n'aimez pas cela, que l'idée que cotre peuple pourrait traverser ses souffrance au lieu de pouvoir continuer à marcher résolument, tranquillement, pacifiquement vers un miux être. Vous en auriez gros sur la patate, non ? Ben Chavez, c'est cela qui lui arrive pour le moment : il en a gros sur la patate.

 


Mais heureusement il y a cette belle solidarité que j'ai pu voir lors de la réunion de l'UNASUR et lors de la visite de Fernandez hier, et ce soutien moral aussi tellement important et Correa avec qui il va falloir compter, il prend de la bouteille Correa et il commence à avoir l'étoffe non seulement d'un bon mandataire du peuple mais également celle d'un acteur de valeur et de poids sur la scène internationale.  Correa qui met en oeuvre une révolution de la "alegria". Un acteur politique à suivre...

 



Point de vue sur le droit des peuples souverains à exprimer leur volonté à travers un vote

Comme je l'ai écrit je n'envisage pas la question sous son aspect juridique stricto sensu: une constitution immuable est dictatoriale et ne permet pas au peuple de disposer de son destin. S'il faut arrêter le président avant une consultation parce que le oui à la réforme à toute les chances de l'emporter alors c'est que la nature même de cette constitution est de permettre la dictature et cela devient un problème de droit international.

Ajoutons : que je sache le délit, la haute trahison serait le fait de modifier la constitution et non de mettre en oeuvre une loi de consultation populaire pour savoir si le peuple souhaite cette modification ou non. Arrêter quelqu'un pour un "crime"  qu'il n'a pas  commis montre à quel point l'oligarchie locale devait redouter que le résultat de cette consultation donne un oui majoritaire.


 

 


J'ajoute et ce n'est pas dans le commentaire que ce qui peut éventuellement être reproché à Zelaya n'excuse en rien les formes du coup d'état, ni les abus commis pendant et depuis,ces gens doivent être jugés en dehors même du "problème Zelaya" pour la dictature militaire qu'ils ont instaurée et les viols des droits humains qu'ils ne cessent de commettre"

 


J'ai parmi mes ancêtres quelques unes des personnes qui ont contribué à élaborer la première constitution de la Belgique, constitution minimale pour permettre de l'adapter à l'évolution des situations concrètes, cela est démocratique : permette d'adapter la constitution à l'évolution des conditions conrètes. Et plus proche, j'ai été élevée par des juges, des avocats et des personnalités politiques éminentes de mon pays, des bourgeois humanistes démocrates. C'est ce qu'ils m'ont appris qui me permet de condamner sans appel la constitution du Honduras, source d'une dictature possible parce que le quatrième pilier de notre droit, l'équité fait passer l'esprit de la loi avant la lettre quand la lettre bafoue la notion même de justice comme c'est le cas au Honduras. Et en plus cette constitution est contradictoire puisqu'elle proclame que le peuple est souverain tout en lui ôtant les moyens de mettre en pratique cette souveraineté.

 


Le débat est donc à un autre niveau : faut-il empêcher le peuple de s'exprimer à travers les diverses étapes d'un processus des plus démocratiques qui soit pour conserver immuable une constitution élaborée par une dictature et qui favorise l'instauration d'une nouvelle dictature  : ma réponse est non.

Mais je suis très partialement engagée dans la lutte contre l'oligarchie internationale, pour les droits des peuples, du petit peuple, des gens d'en bas, ceux qui ont sagesse et sens de la réalité, esprit de solidarité à décider de leur destin n'en déplaisent aux oligarques que nous combattrons sur tous les fronts. Il y a des enfants à protéger de l'avenir que l'Empire nous prépare et je viens du clan des Loups qui défendent les leurs même au prix de leur vie. Il existe une complémentarité historique peuples et intellectuels épris de justice et de respect de la dignité de chacun.




C'est pour moi une tradition familiale, puisque ma famille maternelle a contribué à construire un pays où il faisait bon vivre et que l'oligarchie US nous a confisqué, en armant Hitler, en laissant l'Europe se déchirer, et en intervenant avec des prêts conditionnés qui ont mis en place des "nouveaux riches" sans valeurs humaines, ni morale, ni éthique, nos Micheletti locaux.

Quand à l'armée du Honduras, ses chefs au moins et ce cher Billy Joya, il y a longtemps qu'ils auraient du être jugés pour crime contre l'humanité et afin de les empêcher de nuire à nouveau.
Voilà, Honduras "démocratique" (voir dans différents article mes analyses du concept émotionnel démocratie et de son usage pervers) nous sommes donc très clairement dans des camps différents et ennemis déclarés.


 


L’art que j’ai de me faire des amis attentionnés et affectueux n’a jamais eu d’égal que celui que j’ai tout autant de me faire des ennemis, et je vois que mes prises de positions pour l’Amérique du Sud d’en bas et ses quelques mandataires éclairés me fait passer un seuil dans mon engagement. C’est une très bonne chose. Je sais pour quoi je lutte et je me sens chaque jour un peu plus déterminée à continuer.

Merci aux amis qui partagent ce combat, merci à ceux qui me soutiennent en me témoigant leur sympathie.

 



"Soyons réalistes, demandons l'impossible !"

Hasta la victoria siempre !


Anne

 


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Published by Anne Wolff - dans anne humeur du jour
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commentaires

chedinoshka 26/08/2009 17:21

Je suis désolée, j'espère ne pas t'avoir donner le sentiment de t'avoir trompée, mais je pensais que tu reconnaitrais mon surnom. en entier ça donne chedinoshka. Ben mon numéro et mon mail tu l'as mais au cas où cleroij@no-log.orgEt juste pour info, je ne suis pas anarchiste, je n'aime pas les étiquettes quelles qu'elles soient, mais j'ai trouvé des personnes qui avaient décidés de s'appeler ainsi sans pour autant se figer dans une posture identitaire. Je pense juste que je retire de cette tradition les aspects anti-autoritaires et la tentative de construire des rapports plus justes. Mais toute une partie de mon rapport au monde et à l'espace me vient très certainement des expériences que j'ai pu vivre grâce à toi.Pour revenir à la question de l'individu, peu m'importe de jouer sur les mots. Je pense par exemple que pour moi il s'agit de se qui te rend particulier et exceptionnel dans le sens où tu es reconnu comme le lieu à partir duquel tu développe ton monde, à partir duquel tu interpréte la réalité. Il est évidemment impossible de caractériser véritablement un individu puisqu'il n'est jamais figé mais perpétuellemnt en devenir. Pour moi l'individu n'a donc que très peu à voir avec l'individu moderne, atomisé et désincarné (certains l'appelle le bloom). Parler d'individu, mais on peut parler e personne si tu préfères, c'est aussi de redonner la responsabilité de leur actes aux êtres, c'est la possibilité de faire des choix qui ne soit pas ou pas entièrement déterminé par les circonstances (même si elles influencentà. Voilà très succintement un manière d'aborder l'individu qui me semble, pour mon choix de vie, assez juste.Ca me tient à coeur parce qu'il existe actuellement des personnes qui reprennent la critique de l'individu pour justifier des rapports autoritaires au seins de collectifs qui s'apparentent plus à des communautés.

dinoschka 26/08/2009 12:59

Je ne crois pas que ce soit une question d(intelligence mais une question de perspective. Libération d'un peuple, libération des individus? Le peuple et la communauté sont des constructions sociales, faut-il cracher dessus pour autant? Non, ce n'est pas à moi de décider pour les individus à quoi il se rattachent. Pour prendre un exemple qui permet de faire le lien avec les luttes indigènes sud-américaine, au Québec s'est développé un fort mouvement indigène de "réappropration de l'espace" (pour utiliser le terme occidental auxquel je suis habituée) auxquels se sont joint pas mal d'anti-autoritaires. Ces espaces ils les ont obtenus notamment par la résistance armée mais là n'est pas le point. ce qui est intéressant c'est de voir comment ces luttes se sont développées de manières autonomes sans grand manitou idéologique marxiste ou autre et se relationner avec d'autres luttes.Pour l'instant, toute une campagne est lancée pour résister contre la venue des jeux olympiques qui sont toujours l'occasion pour les autorités de nettoyer les villes et de les reconfigurer selon les normes sécuritaires et de marketing urbain. Mais plusieurs point me pose qustion dans ces luttes et en premier la question de peuple. Dans l'un de leurs textes ils font clairement la différence entre les "vrais" nations (càd pré-colonisation) et la nation artificielle de l'Etat. Sur ce dernier point on est entièrement d'accord: je ne me rappelle pas avoir signé le contrat social de la société dont on me rabat continuellment les oreilles et puis je n'oublie pas que si la "société" existe en Europe comme ailleurs c'est parce que les Etats disposent à leur disposition de moyens de formatages de masses comme l'éducation. Mais ce qui me pose problème c'est l'idée que les nations indigènes seraient natuerelles et nonpas aussi une construction sociale qui mériterait certaines remises en causes. Les compagnons antiautoritaires quebecois que j'ai rencontré ont résolu le problème en s'organisant avec les personnes qui au sein des communautés portaient une critique sur l'organisation hiérarchique.Tout ça ce n'est pas pour donner des leçons mais plutôt pour essayer de percevoir certains évenements qui passent inaperçus parce que peu relayés par les médias de gauches souvent fortement imprégnés de la vision marxiste.Que le peuple vénézuelien soutienne massivement Chavez c'est un fait d'importance mais ça n'empêche pas de pouvoir poser des critiques sur la forme révolution "d'Etat". je pense que ne pas pouvoir voir ces critiques est ce qui serait vraiment idéologique. Mais à nouveau tout cela dépend fort de la perspective. Pour ma part, je le reconnais, je suis fort influencée par les mouvements anarchistes qui, quels que soient l'autorité au pouvoir, se font traités et réprimés sous pretexte qu'ils sont incontrôlables. Je me sens proche aussi de ceux qui refusent de se voir figés dans les rapports des communautés hiérarchiques même si ces rapports prennent des formes très différentes de ce qu'on peut imaginer et donc leur questionnemment de même). Cela parait-il donc si fou de croire que l'histoire nous adonné assez d'exemples d'autorité dites révolutionnaires qui ne luttait aux fnal que pour conserver leur position. evidemment on peut toujours argumenter sur le fait de savoir si par exemple le tournat autoritaire à Cuba est du à l'embargo international. Les faits n'en restent pas moins les même, toute critique est sévérement réprimée au nom d'un certain pragmatisme (il faut sauver la révolution face à l'impérialisme). Mais pour moi, une prison, même révolutionnaire, reste une prison et puis, c'est le même pragmatisme qu'utilisent les dirigeants européens pour justifier le maintien d'un certain monde.Donc je me repose la  question, comment aller plus loin dans la libération de nos rapports au-delà des mouvements de masses consensuels chez les "de gauche" tout en se solidarisant avec ces mouvements? Comment se lier avec la rage et la détermination de certains à "changer les choses" sans se laisser se manipuler par des intérêts souvent de nature géopolitiques et économiques (désolée pour les gros mots) qui en fait ne tiennent aucun compte de mes aspirations particulières?

Anne Wolff 26/08/2009 14:19


Désolée, j'ai fait une réponse plus complète, mes excuses pour ma première réponse, j'avais passé la soirée avec des gens qui se lamentent sur leur sort et pleurent au sujet de ce que l'état ne
fait pas pour eux au lieu de le faire eux-mêmes et cela cela me tue...en plus des gens de talents que je vois tourner en rond et se dégrader depuis des années alors que ce sont des gens bourrés de
talents divers...j'étais donc en colère. Moi non plus je n'aime pas le principe de l'état, même anarchiste comme je disais c'est encore trop identitaire pour moi...rebelle je préfère. Et vraiment
toutes mes excuses, tes commentaires sont parmis les plus intéressants que j'ai reçu, ils posent des questions que je me pose aussi,...
Je te conseille d'aller voir les reportages de ZALEA TV sur l'Amérique Latine, ils sont vraiment intéressants.. et si tu lis l'espagnol, aporrea (esp. nouvelle du sud socialiste)  il y a un article fort critique du socialisme vénézuelien et de ses
petits chefs. il y aussi un nouveau blog avec des articles en français, blog révolutionnaire et les critiques ne manquent pas. www.larevolucionvive.org.ve Il y a cela mais il n'y a pas que cela, plus j'en apprends sur la révolution au Venezuela plus je vois dans quelle mesure elle
est celle du peuple avant tout. Et je vois aussi les risques de dérives qui existent,actuellement...et plus la pression sera forte, intérieure celle de l'opposition et extérieure la menace
militaire US plus le risque sera grand...mais les critiques que j'ai à faire j'aimerais pouvoir les faire directement aux acteurs de cette révolution et pas pour leurs ennemis perce que à l'échelle
de l'histoire ce qui se produit là, à l'échelle d'une nation, d'une région est nouveau et mieux que ce qui avait été proposé jusque-là.
C'est trop long à développer ici mais jamais une collectivité planétaire épanouie ne pourra se fonder sur la notion d'individu. Il faut prendre la notion de personne comme fondation (pour en savoir
plus voir Condition de l'Homme Moderne de Hannah Arendt), l'individu pour faire cours est une notion qui est intrinsèquement liée à l'abstraction, la réduction, la normalisation, la conformisation
de l'économisme néo-libéral. Pour faire encore plus court de l'individu au citoyen lambda il n'y a qu'un pas...et "citoyen lambda" moi cela me fout la nausée. C'est l'incarnation du "Meilleur de
Mondes" qui est bien réelle.
Et quand je propose une utopie, c'est une utopie sans état, construite à partir de "noyaux" de bases fondés sur l'affinité d'abord, la complémentarité ensuite et selon un principe d'horizontalité :
pas de hièrarchie sociale. mais cela ne peut se faire qu'à partir de personnes déterminées, capables d'autoroganisation collective. Or de telles personnes sont rares.
L'utopie c'est aussi bien sûr une réappropriation de l'espace c'est évident. Mais il faut penser les choses selon des échelles de temps différentes, il y a l'utopie comme guide, un but qui donne un
sens et une motivation à l'action...il y a l'utopie concrètement aujourd'hui...se réapproprier l'espace alors que les gens qui ont des modes de vies alternatifs se font systèmatiquement expulser en
ce moment, cela demande des stratégies élaborées et collectives. Or je le vois autours de moi, j'ai des copains qui ont dépensé 5000 euros d'avocats pour défendre leur lieu de vie collectif menacé
d'expulsion mais ils ne pensent pas à faire le lien avec d'autres qui sont dans la même situation. Là j'essaye de monter un projet d'habitat groupé avec quelques personnes qui tiennent la
route...mais je sais que cela va demander un excercice de virtuosité pour pouvoir l'intégrer socialement. Je vois des gens qui renoncent parce que trop compliqué pour cause d'individualisme forcené
de nos sociétés. Puis il y a le manque de motivations pour beaucoup, je ne sais pas, ssi je n'avais pas d'enfant, peut-être que je me contenterais de me trouver un petit coin où me la couler douce
pour le restant de mes jours mais avoir mis au monde un enfant qui aura à vivre sa vie adulte dans ce merdier, c'est une sacrée motivation...et elle s'étend à tous les enfants de la planète...c'est
clair que ma génération à foiré dans les années 70 et que finalement nous avons été fort peu à persévérer et essayer de tirer les leçons de cet échec. On a du tout réapprendre...repasser notre
histoire au crible, apprendre par qui, pour quoi et comment nous avions été manipulés...c'est assez clair à présent.
Comme je n'ai pas d'ambition sociale et que j'aime la simplicité, il devient assez difficile de me manipuler, ni les honneurs, ni les récompenses matérielles ne m'intéressent. J'ai refuser
d'endosser le rôle de leader politique qu'on m'avait collé sur le dos...je ne voulais pas agir avec des gens qui me suivaient mais agir ensemble avec des personnes conscientes et
déterminées...triste constatation, si elles existent elles sont plutôt rares. Il m'a vallu 25 ans pour me dire "Tiens, intéressant ce qui se passe en Amérique Latine" Le problème c'est que pendant
ce temps le monde a solidement dégénéré...et c'est à partir de cela que je m'interroge sur un Chavez par exemple...à refuser d'être leader avec toutes les imperfections, il y a le risque que la
conséquence soit d'ouvrir toute grande la porte à l'hégémonie du néo-libéralisme.
Pour ce qui est de l'autoorganisation, impressionant au Vénézuela lors de la tentative de coup d'état, plus de médias...tout c'est organisé par téléphone et par les motards qui servaient de relais.
Il semble que ce soit une qualité répandue chez les peuples indigènes. La première fois que j'en ai entendu parler c'est dans un texte sur l'occupation du bureau des affaires indiennes à Washington
(l'anné je ne sais plus fin 60, début 70 ?), cela a attiré mon attention et depuis j'ai pu voir que cela est récurrent.
Que ce soit Cuba où d'autres révolutions, faut arrêter d'être dualistes. Etre capable de faire la part des choses, dire cela est positif et ça ben non...quand je vois des gamins marcher au pas
j'attrape des petits boutons...mais quand je vois que dans le village où je vivais dans la montagne, ils ont mis une clôture de deux mètres de haut autour de la nouvelle école, cela me rend
carrément malade.
Il y a des trucs qui m'énervent dans la nouvelle loi d'éducation du Vénézuela, mais ils ne sont pas principaux. Ce que je trouve intéressant c'est le nombre de gens qui ont pu reprendre des études
et qui ont à présent une formation, ce que je trouve intéressant c'est le fait que la constitution soit largement diffusée et discutée...ce que je trouve intéressant et vachement difficile, c'est
de faire une révolution démocratique avec une opposition pleine de pognon qui dresse sans cesse de nouveaux obstacles et d'avoir étudier l'intégralité de certains discours de Chavez, j'ai pu voir
la manipulation par extraits "choisi" dans la presse officielle internationale...
Là j'approfondis un peu chque jour mes connaissances et je prendrai le temps après de faire un travail plus approfondit pour expliquer pourquoi je pense que cette révolution bolivarienne est un
phénomène nouveau dans l'histoire de l'humanité...ce qui est certain c'est que j'en suis chaque jour d'avantage convaincue...mais c'est certain elle a besoin de la critique constructive pour ne pas
dévier. De beaucoup de critique constructive...un terreau pour faire naître une nouvelle civilisation multipolaire avec multiplicité d'échange multilatéraux....et ne pas oublier nous sommes engagés
dans la première guerre planétaire totale, ce n'est pas comme d'avoir à construire tranquillement dans un monde en paix et sans dangers.



dinochka 26/08/2009 00:04

Sans nier le regain de répression que fait naitre le coup d'Etat honduriens, je crois qu'il faut faire attention à ne pas tomber dans une mystification à la fois de l'ancien gouvernement et de la préttendue solidarité contre l'impérialisme américain.Si les élites de certains Etats sud-américains ont décidé de défier le voisin du Nord, c'est aussi parce qu'ils savent qu'ils ne remettent pas radicalement en cause l'ordre mondial. En effet, loin de représenter la révolution, la plupart des pays d'Amérique du sud, intégrés au sein du MERCOSUR, ont bien appliqué les règles de l'OMC. Par ailleurs, les pays du MERCOSUR ont développé depuis plusieurs années une coopération renforcée avec l'Union européenne dans quasiment tous les domaines économiques mais aussi culturels et politiques. Et qui dit coopération dit adoption de ses valeurs en terme de libéralisation, de soi-disant démocratie et de bonne gouvernance. Il paraît difficil de critiquer les évolution du vieux monde et de passer sous silence que ce sont les mêmes nanotec, les mêmes produits contaminants radioactifs, les polices avec les mêmes fonctions de répression, ...que l'n retrouve de part et d'autre de l'Océan.Et s'il est question d'acquis de la révolution, ceux-ci concerneront, malgré les politiques clientéliste à la Chavez, une fois de plus les partisans du maintien de la domination. Peu importe le nom que prennent les catégories dominantes aux têtes des Etats, l'exemple de l'URSS a prouvé que la rhétorique et l'idéologie pouvait faire croire bien des choses (désolée de prendre un exemple aussi "totalitaire" mais ça me tue qu'on continue à espérer qu'un changement d'équipe à la tête d'un gouvernement puisse faire mieux qu'aménager les rapports de domination existants). Bien sûr, on peut toujours constater des degrés dans la répression de l'Etat, il arrive que celle-ci diminue selon les élites au pouvoir, mais en réalité, celle-ci est bien plus dépendante du contexte et des possibles conflits sociaux .Quand la situation sociale se tend, l'Etat sort ses griffes. Mais attention à ne pas faire de ce constat un axiome. Les récents évenements en Europe, notamment en Italie où l'Etat révèle sans complexe sa face totalitaire, montre assez bien que ce n'est pas parce qu'il y a une forte répression qu'il y a obligatoirement un fort conflit social. Et tous les théoriciens de l'"empire finnissant attaqué de toute part" auront beau dire, ils ne rempliront pas le vide de lutte sociale par de la rhétorique. Sitôt que l'Etat se sent menacé, peu importe la rhétorique révolutionnaire, tous ceux qui auront décidé de se libérer des lois de la domination, seront irrémédiablement réprimés. Demande aux paysans sans terre du Brésil, chassés par l'armée ce que repésente la solidarité du Brésil contre l'impérialisme américain (mais certe pas contre les règles du marché international). Demande aux anarchistes vénézueliens qui se font tirer dessus (à coup de flashball, c'est vrai), quand ils décident de fêter la mort de la colonisation en déboulonnant une statue de Cristobal Colon.Tout ça n'est pas pour dire qu'il faudrait appeler de nos voeux le retrour sanglant des escadrons de la mort, mais il s'agit de ne se pas leurrer. Il ne s'agit pas de rapeller une domination plus douce pour remplacer celle plus visible d'un nième dictateur, mais plutôt de s'interroger sur comment aller plus loin. Comment faire pour avoir prise sur les lois économiques qui pénétrent jusqu'aux rapports d'amitié, comment déconstruire et détruire les rapports d'exploitation et de domination qui s'incarnent dans des structures et dans des personnes (depuis le chef d'entreprise au patriarche). Cela ne passe certainement pas par renforcer l'Etat qu'il soit de gauche ou de droite. Pendant la guerre d'Espagne, un grand débat eu lieu entre les révoltés anarchistes et poumistes d'un côté et les stalinistes de l'autre. Il s'agissait en gros de savoir s'il fallait faire la révolution dans la révolution ou se soumettre au pragmatisme d'un Etat commandé par des élites "révolutionnaires". Pour ceux qui se rappellent les purges et tortures que subirent les membres d'un des deux camps, les conclusions sont tirées.

Anne Wolff 26/08/2009 00:49


C'est quoi, c'est qui le peuple qui se bat au Honduras, c'est qui le peuple bolivien qui s'est battu pendant des decennies, qu'est-ce qui se passe quand le peuple du Venezuela se mobilise contre le
coût d'état....ce n'est pas ne question d'état ou d'élite au pouvoir. Ce sont les organisations de paysans qui sont là lors de l'assemblée de mercosur pour protester contre la politique trop proche
du libéralisme de cette union économique. C'est la Minga de Colombie et sa marche l'hiver dernier. Et j'en passe, c'est parce qu'ici on ne connait plus cela mais il y des peuples qui luttent et
construisent un avenir, ce qui m'intéresse dans ces révolution c'est d'écouter ce que les peuples ont à dire et ne manquent pas de le faire et c'est impressionnant, comme si une parole qui s'est
tue ici se réveille là-bas mais plus aboutie, plus évoluée, plus riche,...
Et bien sûr, moi ce qui me tue, c'est le mépris du peuple qui donne à croire qu'il y a des élites en action et que le peuple est là passif. C'est  ce qui se passe ici...ici on a assassiné des
générations à coup de cames, de carcelisation de la société, on produit des pensionnés à trente ans...ici les jeunes meurent d'ennui...
Cela a existé en Europe des luttes avec un peuple conscient et déterminé, puis le peuple a eu la télé et une pseudo paix sociale qui a transformé la classe ouvrière en la plus réactionnaire des
petites bourgeoisies. Et maintenant la dictature peut s'installer dans le silence pendant que le peuple est collé devant la télévision...sans compter ceux de plus en plus nombreux qui crèvent
doucement dans la rue...bien sûr que'il m'arrive d'être en colère...c'est quoi ce délire de passivité occidental...
Quand au "regain de répression" au Honduras...le retour des tortionnaires, des assassins, des bourreaux militaires et paramilitaires comme le vivent au quotidien les colombiens...c'est pas un
regain, c'est une autre nature des choses...
Là au Honduras, le peuple est moins mobilisé pour le retour de Zelaya qui est un symbole dans la lutte que pour la création d'une constituante et un changement social.
Tu veux supprimer l'état, l'armée au Venezuela...c'est pas très joli non plus les armées...manque de bol chez les voisins colombiens les armées elles sont là. Les armées nationales, US, les
paramilitaires et les armées privées des narco trafiquants...et la volonté de faire la guerre aux pays de l'ALBA est claire et ne fait aucun doute...alors quoi faut leur ouvrir la porte en disant
nous sommes de joyeux pacifistes, non à la lutte armée et les acueillir avec des colliers de fleurs...je veux bien être utopiste mais là concrètement c'est la guerre et à présent elle est mondiale,
c'est même la première guerre vraiment mondiale et elle est sur tous les plans...
C'est comme les gens qui déclarent l'embargo à Cuba puis viennent critiquer en disant que là-bas le peuple manque de tout...pas très cohérent...
Bien sûon en rêve d'un monde sans armée, d'un monde sans état où chacun serait capable de prende personnellement et collectivement son destin en main, mais ce n'est pas pour demain. Et je ne suis
pas très optimiste pour le proche avenir.
Le génocide celui de l'espèce humaine, il y a longtemps qu'il a commencé, maintenant soudain les Occidentaux, quelques occidentaux réagissent parce qu'à présent ils risquent dêtre touchés, mais je
n'en ai pas vu beaucoup qui ont réagit quand ils profitaient du pillage d'autres pays qui semaient la famine, la misère, la maladie...
Et bien sûr, je râle quand je vois mettre sur le même pied Pinochet et Morales...je veux bien, des critiques j'en ai pas mal à faire sur les régimes bolivariens...mais tout de même, j'échange
volontiers laconstitution européenne contre la vénézuelienne.
Et pour rappel, la police de Caracas est la police de l'opposition, du maire de l'opposition de Caracas...voir son rôle dans le coup d'état où elle n'a pas hésité à tirer sur les manifestants des
deux bords pour semer la confusion.
Non les "élites" ne sont pas parfaites, mais les peuples sont là pour réveiller leur attention quand elles s'égarent.
Les humains contre l'empire, ce ne sont pas les dirigeants, mais les peuples debouts qui proposent des solutions nouvelles et originales...faut aller creuser de ce côté-là pour commenser à voir
toutes les dimensions d'une profonde transformation bien réelle qui se produit dans une région du monde alors que la guerre est totale, planétaire, économique, médiatique, culturelle et
militaire...et que les escadrons de la mort se reforment...ce n'est plus de la répression : c'est l'horreur !



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