1 août 2009 6 01 /08 /août /2009 16:11

 




Roger Abraham Vallejo, le professeur touché à la tête est mort après trois jours de coma. Une victime de plus à porter à l'actif des dictateurs et des forces de répression qui sont à leur service

 


Une culture de la résistance se développe au Honduras où les mobilisations se poursuivent avec d'autant plus de détermination que le répression de jeudi à fait la preuve qu'aucune liberté, aucune dignité, aucune sécurité que ce soit ne serait jamais possible pour le peuple soumis à une dictature militaire qui lui manifeste le plus grand mépris et une indifférence totale au souffrance que ce régime génèrent pour les plus pauvres de ce pays qui est un des plus pauvres d'Amérique latine.

 



Les conditions de travail, sous payée avec des 12 heures de travail par jour au service des bananiers, l'utilisation de produits toxiques qui provoquent des maladies de reins, de poumons, des cancers autant de choses auxquelles Zelaya voulait mettre un terme au grand dam de l'oligarchie.

 



Mais le peuple ne se bat pas tant pour Zelaya que pour que continue le mouvement qui lui ouvrait de nouveaux droits qui aurait permis l'amélioration de ces conditions de vie et la dignité que donne la possibilité de prendre part à des décisions politiques qui vous concerne.

 



Le peuple s'est réveillé et il ne pliera pas car ce faisant il s'exposerait à une répression permanant plus forte que celle qu'il peut subir lors des dispersions violentes de manifestations. Le peuple hondurien sait que ce n'est que restant unis, déterminé et debout face à l'ennemi qu'est le gouvernement de fait, dictature militaire et médiatique qu'il a une chance d'échapper au retour de la situation de terreur qui fut celle des années 80 et dont certains protagonistes se retrouvent à des postes de pouvoir dans cette dictature usurpatrice du pouvoir légitime qui plus encore que celui de Zelaya est le sien.

 


En plus le peuple hondurien a pris conscience de l’ingérence étrangère sans laquelle ce coup d’état n’aurait pus se produire et la dictature se maintenir, non seulement ingérence qui ne fait plus aucun doute de la part des USA qui a jouer un sale rôle de pseudo-diplomatie pour que la dictature s’installe en minimisant les capacité de résistance du peuples, mais ussi celle d’une internationale de ce que l’oligarchie comprends de pire comme éléments d’extrême droite qui s’en prend à tous les peuples en lutte d’Amérique latine (et d’ailleurs) dans le but d’installer la dictature du marché néolibéral à l’échelle planétaire.

 



Aujourd'hui se déroule une nouvelle journée d'action, hier et avant hier le pays était en grève générale.
Les thèmes d'aujourd'hui sont politiques et culturels et les artistes se sont mobilisés pour faire de cette journée et de celle de demain un succès, sous forme de 48 heures de spectacles permanent.

 



Après la violente répression de jeudi, 2 personnes sont encore hospitalisées : le professeur Roger Vallejo qui a été atteint d’une balle dans la tête et le candidat indépendant aux élections présidentielles Carlos H. Reyes qui souffre de lésions à la tête et d’un bras fracturé.

 



La présence policière et militaires reste massive. Et Xiomara Zelaya qui est rentrée à la capitale se mêle aux manifestation stigmatisant la violence brutale de la répression contre un mouvement pacifique. Les manifestants affirment qu’ils ne cesseront leur combat que lorsque Zelaya reprendra ses fonctions, qu’ils veulent voir des golspistas jugés et châtier et qu’ils ne renonceront pas au référendum pour que se tienne une assemblée constituante.

 


La résistance organisée continue à prôner la lutte pacifique, le calme et la patience. Pendant que Zelaya depuis le Nicaragua continue à organiser son retour qu’il veut opérer dans le calme, en paix et sans violence.

Ici un lien vers une vidéo des manifestations d’hier à Tegucigalpa : YouTube - Honduras de pié! Miles marchan contra el golpe y por la Asamblea Nacional Constituyente

 


 

S’il n’y a pas eu de répression hier à Tegucigalpa, les forces de répression ont procédé hier à une cinquantaine d’arrestations dans le département de Santa Rosa Copan  où le manifestants bloquaient une route panaméricaine, à la frontière du Guatemala.


 


Si ceux qui se prétendent résistants ici avaient la moindre cohérence, nous serions des centaines de milliers dans différentes villes, dans différents pays à nous réunir chaque semaine pour faire pression sur nos gouvernement pour qu’ils manifestent plus de cohérence dans leur condamnation du coup d’état que ne le fait le gouvernement US qui n’est cohérent qu’avec cette volonté qu’il manifeste d’imposer à la planète la dictature du marché et aux individus les règles d’une implacable compétitivité interpersonnelle.

 


J’ai épluché quelques discours d’Obama cette semaine et nul doute que ceux qui les écrivent connaissent à fond leur métier, mais n’empêche c’est toujours la même réthorique qui nous ramènent aux mêmes principes de l’implacable concurrence et d’une suprématie du marché qui doit installer son gouvernement global par l’intermédiaire du leadership étasuniens.

 


 

Le mépris raciste sévit parmi les forces de répressions honduriennes qui ont démontrer leur xénophobie en pratiquant des arrestations arbitraires d’étrangers mais qui aussi ne se gênent pas pour insulter les indigènes et les afro-honduriens.

 

 


Leur comportement à l’égard de la commission des droits humains n’arrangent en rien la position des golpistas qui ont commis une grossière erreur vis-à-vis de la communauté internationale en empêchant par la force que ce tienne la conférence de presse qui devait présenté le contenu de ce rapport (voir la traduction résumée que j’en ai fait)

 


Des pays européens, seule l’Espagne adopte une position cohérente, non seulement en ce qui concerne la crise au Honduras condamnant clairement le coup d’état et faisant pression sur les autres pays de l’UE pour qu’ils en fassent  autant, mais reconnaissant aussi l’installation des bases militaires US en Colombie pour ce qu’elle est : un acte de malveillance contre le Venezuela.

 


L’Europe sombre dans la décadence alors que se lève avec conscience et détermination les peuples d’Amérique Latine après 500 an de colonisation et que l’Espagne qui porte encore les traces du franquisme semble prête aussi à se mobiliser pour empêcher le retour du fascisme au pouvoir.

 




 

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"Le vieux fascisme si actuel et puissant qu’il soit dans beaucoup de pays, n’est pas le nouveau problème actuel. On nous prépare d’autres fascismes. Tout un néo-fascisme s’installe par rapport auquel l’ancien fascisme fait figure de folklore […].

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Gilles Deleuze, février 1977.

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