22 juillet 2009 3 22 /07 /juillet /2009 09:06



Prensa Latina révèle que l’ambassadeur des USA au Honduras LLorens avait révélé aux golpistes et  oligarque locaux dans une réunion qui s’est tenue un jour avant la négociation le plan en 7 points que proposerait le médiateur Oscar Arias le lendemain. D’où venait la fuite, Arias avait-il envoyé les détails de son plan au département d’état ? Llorens encourageait vivement les golpistes à accepter ce plan mais ils furent inflexible, ce qui ne peut que faire monter la tension entre eux et leur maître qui les ont incités et aidés à organiser ce coup d’état. De l’eau dans le gaz ?

La tension, la colère monte d’heure en heure chez les manifestants. Cela devient limite avant que n’explose la violence. Zélaya prépare son retour avec l’aide de l’OEA et de l’ONU et les golpistes seront rendus responsables de ce qui pourrait arriver de mal à lui ou à sa famille.

Enchaînant, sur ces deux organisations internationales, l’UE gèle les avoir de los golpistes et même la Clinton a téléphoné à Micheletti pour lui dire qu’il devait cesser de faire obstacle à la négociation sous peine de voir supprimer les aides que les États-Unis accorde aux Honduras et de voir mettre fin aux relations bilatérales entre les deux pays. La position la plus dure affectée par le département d’Etat depuis le coup d’état.

Des fonctionnaires de l’administration Zelaya sont obligés de quitter le pays pour échapper aux persécutions des dictateurs de fait.



Après une réaction violente de Micheletti au congrés, le président de l'assemblée demande qu'il soit soumis à une expertise psychiatrique car son état de détéroration mentale ne lui permet pas d'assumer la charge qu'il revendique.
(VIDEO) Micheletti se volvía loco y violento en el Congreso de Honduras
Quand à l'ONU, même son de cloche que l'OEA, stop la temporisation, il faut que les golpistes dégagent au plus vite.
Vous pourrez voir dans la même vidéo la destruction du matériel de la chaîne canal 36 qui filmait les réunions du congrés et qui fut ordoné directement par Micheletti sans autre forme de procès

18 heures

La mobilisation au Honduras continue, la tension a monté de quelques crans. Les arrestation de dirigeants du mouvements, travailleurs, indigènes, étudiants,  se multiplient. La répression par l'armée se poursuit. La population plonge dans une misère pire que celle qu'elle connaissait avant (80% vivant au-dessous du seuil de pauvreté). La misère s'aggrave mais le peuple reste d'autant plus déterminée que le président Zelaya fut le premier a initié des réformes qui améliorait la qualité de vie de la population.
Un peu comme cette bourgeoisie vénézuelinne qui après la nationalisation du pétrole n'a jamais imaginé que les bénéfices retirés auraient pu contribuer à améliorer le sort des 80 % de misérables du pays. Parce qu'ils sont avides, parce que renoncer à quelques sous pour le bien du peuples les rends malades. Nous entrons dans la guerre globales entre les oligarques, les quelques riches qui leurs servent de vasseaux et les valets qui se prostituent pou quelques miettes et une illusoire sécurité.
Le personnel de l'ambassade du venezuela sommé de quitter le pays par les fantoches au pouvoir restera en place à la demande expresse du président légitime.


10 heures


Je ne vais pas vous annoncer le retour de Zelaya au Honduras pour aujourd’hui, mais si lui l’annonce, alors soit Zelaya est d’une grande indécision, ce qui pourrait se comprendre vu les risques qu’il court en rentrant au pays, et surtout le risque de voir dégénérer la situation en guerre civile ce qui serait vraiment horrible pour ce peuple si vaillant qui lutte pacifiquement. Soit il s’agit d’une sorte de guerre des nerfs avec les auteurs du coup d’état militaire avec leur armée de manière à faire monter la tension chez eux, ce qui n’est sans doute pas idiot.

Pendant ce temps la résistance sur place continue à s’organiser et surtout les manifestations continuent, mais les exactions aussi…des jeunes sont enrôlés de force dans l’armée, les enfants souffrent de la faim, l’organisation des disparus des années 80 prépare un rapport préliminaire qui rassemblerait la liste de toutes les atteintes aux droits humains commises par la dictature de fait.

La grande erreur de Zelaya fut d’aller à Washington confirmant implicitement le rôle de gendarme du monde des USA, ce qui est rectifié à présent puisque c’est l’OEA a présent qui préside à la résolution du retour de la légitimité constitutionnelle et au règlement du sort des auteurs du coup d’état.

Aller à Washington était absurde : parce que d’une part était flagrante l’influence des faucons oligarchiques internationaux (et l’administration US dépend majoritairement d’eux) et de leurs instruments de manipulation dans ce coup d’état, d’autre part parce que de plus en plus clairement Obama apparaît comme le maître valet de cette oligarchie. Donc, impossible de faire des auteurs du golpe, ceux qui allait y donner une solution légitime.

Le premier pas fut la sortie du double discours, menée évidement par Chavez, appelons un chat un chat, un golpe es un golpe, et l’empire ne recule devant aucune douleur des peuples pour installer son hégémonie, c’est l’avancée de la démocratie participative en Amérique Latine qui est menacée, ce coup d’état est lié à toutes les tentative de déstabilisation de la révolution bolivarienne (en marche) qui se produisent actuellement simultanément à traves tous les pays qui la pratiquent : rappelons que mi-juin Zelaya avait subi une tentative d’assassinat, que des groupes paramilitaires sèment le bordel dans les pays et les régions ou le peuple résiste à l’extension de l’Empire, la tentative de coup d’état dévoilée récemment contre Morales, les manipulations médiatiques actuelles : Correa est financé par les terroristes et Chavez un gros narco trafiquant et l’installation prévue de trois bases militaires US en Colombie, tête de pont pour une attaque militaire du Venezuela.

Ajoutons que la dernière chaîne de télé d’opposition a été fermée par les militaires, il s’agit au Honduras d’un coup d’état militaire et médiatique et de voir que la presse internationale ne réagit pas du tout à la fin de la liberté d’expression et de la presse au Honduras en dit long sur la nature des médias officiels internationaux sur leur degré d’inféodation à l’oligarchie. Voyez-vous la moindre protestation dans les médias officiels internationaux, contre cette incroyable violation de la liberté de la presse qui se produit au Honduras, même sur les blogues, je ne vois pas beaucoup d’indignation à ce sujet…. Alors que ce musèlement de la liberté d’expression suffirait à  nous ouvrir les yeux sur ce qui se produit dans ce pays et nous montrer la nature dictatoriale de ce régime hautement militarisé qui voudrait s’imposer comme gouvernement.

Je voudrais que vous vous interrogiez aussi en votre âme et conscience, divers article svous sont accessibles pour comprendre ce mouvement en trois temps qui aurait éventuellement conduit à la formation d'une assemblée constituante : 400 000 signatures demandent l'organisation d'une consultation populaire (non contraigante) à ce sujet. Si cette consultation du 28 juin avait été favorable un référendum aurait été organisé simultanément avec les élections présidentielles, parlementaires et communale sous forme d'une quatrième urne. Et donc il n'était pas question d'une réelection de Zelaya mais de l'instauration d'une démocratie participative.

Je vous pose plusieurs questions : 

Qu'est-ce qui est plus démocratique : un changement de constitution qui est appelé par la volonté populaire à travers d'une série de dispositifs hautement démocratiques ou le betonnâge de cette cconstitution , établie sous une dictature, par un coup d'état militaire et médiatique. Qu'est-ce qui doit prévaloir, la volonté du peuple, celui qui est là aujourd'hui, contemporain où celles de ceux qui ont écrit la constitution  à une époque où le peuple était incapable de s'exprimer comme il le fait aujourd'hui avec intelligence, sagesse, détermination et une implacable volonté de défendre pacifiquement ses droits.

Est-ce que les oligarques auraient été acculés à ce coup d'état si le peuple n'avait pas manifesté massivement sa volonté de voir un changement structurel dans le pays qui lui donne plus de droits, plus de pouvoir, plus d'emprise sur son propre destin ? Et cela n'est-il pas antidémocratique par nature que de vouloir museler le peuple avant qu'il ait pu exprimer une volonté majoritairement contraire aux intérêts de l'oligarchie ?

Qu'est-ce la démocratie ? Conserver de vieux arsenaux légaux figés dans l'esprit du passé ou un processus participatif qui permet l'évolution des lois en fonction de l'évolution des situations concrètes à travers un vote démocratique. Pensez-vous qu'il existe encore des votes démocratiques en Europe, où presque plus personne ne prend la peine d'aller voter ? Les processus de changement possible de la constitution au Honduras ne sont-ils pas infiniment plus démocratiques que cette façon de nous confisquer le monde sans nous consutler que pratiquent l'alliance UE -USA à l'encontre de la volonté populaire qui ne peut plus s'exprimer (médias consfisqués) que sous la forme d'une rumeur ?

Et question subsidiaire quel problème aurait même posé la réelection de Zelaya si elle traduisait la volonté du peuple considéré non du point de vue de la lettre d'une loi obsolète mais de celui d'une démocratie vivante. (On pourrait aussi s'interroger sur le bordel que crée parfois l'alternance obligé des pouvoirs qui font qu'aucun proccessus de changement en profondeur ne peut aboutir : perte de temps, d'énergies, de moyens, j'y reviendrai avec l'exemple de la Belgique et les travaux inutiles car abandonnés d'une législature à l'autre non sans avoir engloutis des fonds qui n'auront servi à rien : un gaspillage innomable)

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Gilles Deleuze, février 1977.

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