19 juillet 2009 7 19 /07 /juillet /2009 10:46
01 heure ici mais hier là-bas
y no se :  échec de la négociation, ça c'est certain et malaise de la délégation de los goriles aussi. Mais privée de son de TeleSUR un moment j'ai vu des images du Honduras sans pouvoir saisir le sens général, rien qui rappelle jusqu'ici le ton de Patricia Rodas et autres orateurs à la grande fête des trente ans de révolution au Nigaragua qui annonçait une rentrée imminente de Zelaya dans une grande marche solidaire des peuples de l'ALBA.
Les goriles jouent la carte de la légitimité et se montrent intransigeants mais ont le sourire jaune.
Oscar Arias, le médiateur est désolé, il déplore la guerre civile à venir, comme moi,comme beaucoup.
Nouvelles : la résistance populaire durcit son organisation et affirme sa détermination à lutter pour que se fasse lassemblée constituante. Les forces armées roden autour dela maison natale de Mel Zelaya mais les manifestants occupent le terrain pour les empêcher d'entrer. Je n'en sais pas plus pour lemoment...


20 heure
Grande fête des trente ans de la révolution au Nicaragua. Après des appels de soutien au Honduras de tous les orateurs Patricia Rodas vient d'annoncer le retour d'ici la tombée du soleil le retour de Mel Zelaya au Honduras dans la grande marche de la révolution.
La révolution bolivarienne est en marche et déterminée à mettre fin définitivement au règne des "piti yankee" à l'ingérence, à l'esclavage, au pillage...à suivre;
C'est à la fois exaltant et douloureux car je ne sais quel prix va coûter cette victoire et après avoir suivi jour après jour la lutte admirable de ce peuple, j'espère de tout mon coeur ne pas voir son sang couler, j'ai appris à aimer ces gens qui me donne un si bel exemple de dignité, de solidarité, de joie, de détermination....



La journée de dimanche s’annonce chaude au Honduras. De nouveaux très forts moments d’émotion dans les images qui parviennent des manifestations. d'hier Et l’impasse de la négociation alors que l’ultimatum de Zelaya prend fin ce soir.

Des nouvelles de la négociation :

Le médiateur, le président de Costa -Rica avait fait une proposition en  7 points :

La restitution de Zelaya comme président jusqu’à la fin de son mandat.

La constitution d’un gouvernement d’unité et de réconciliation nationale

Amnistie générale pour les faits liés au coup d’état

Renonciation de Zelaya à la 4ème urne de référendum pour la création d’une assemblée constituante.

Avancée d’un mois des élections d’un mois au dernier dimanche d’octobre

Passage de l’armée sous pouvoir judiciaire un mois avant les élections

Création d’une commission de contrôle des élections formées de Honduriens et organisations internationales pour en garantir la transparence

Zelaya, qui est actuellement au Nicaragua, avait accepté un débat sur bases de ces conditions, nous avons appris un peu plus tard que le gouvernement de fait a refusés, après 15 heures de réflexions qui firent perdre un temps précieux. De nouvelles négociations sont prévues pour aujourd’hui.

A la fin chaque partie présente son point de vue et ils sont inconciliables, je ne crois pas qu’il puisse y avoir de solution avant la fin de l’ultimatum lancé par Zelaya qui devrait revenir au Honduras aujourd’hui. On peut sentir que même le médiateur commence à en avoir sa claque du cirque des représentants des golpistes qui se présentent comme le seul régime constitutionnel…mal barre l’histoire car il semble que la violence est de moins en moins évitable. Des hélicoptères et des patrouilles de l’armée Hondurienne surveillent les frontières.

Ce qui va suivre je ne sais pas.  J’ai vraiment l’impression à certains moments que les dictateurs putschistes qui ont, comme on sait,  pour beaucoup d’entre eux un passé de tortionnaires ou de complices de tortionnaires souhaitent le bain de sang. Nostalgie d’une époque révolue. Je ne crois pas non plus qu’ils prennent leurs décisions sans l’aval du département d’état US, et cela s’ajoute aux sombres prémisses en ce qui concerne la politique étrangère de l’administration Obama. Les négociations continuent aujourd’hui. L’ultimatum posé par Zelaya court vers sa fin.

Mais la question inquiétante, puisqu’il est clair que les golpistes ne sont en place que par la volonté des faucons oligarchiques : quel jeu jouent ces derniers, où veulent-ils en venir ? Quels sont leurs plans ?

La campagne d’intoxication continue sur place, la télé matraque des clips, des interviews, des émissions qui toutes agitent un Chavez satanisé et le spectre du communisme, la menace d’invasion du Honduras par le Venezuela communiste en désir d’expansion. Voir le passage (dans mon précédent post) sur Billy Joya, tortionnaire de tous les sales coups de la CIA au siècle dernier et…ministre conseiller de Micheletti et les vidéos qui reprennent (en espagnol) cette interview qui fait un parallèle complet entre Zelaya et Allende, nous replongeant en direct aux temps des barbares. Zelaya, c’est comme Allende, un dangereux marxiste-léniniste qu’il faut éliminer. Seul un petit journal d’opposition continue à remonter le courant, Le Libertador, c’est ce journal mensuel qui portait en grand titre DICTATURA que présentaient de nombreux manifestants à la caméra.

De plus en plus d’analystes s’intéressent à la guerre de l’information comme forme dominante de la guerre au 21ème siècle et de fait pour m’être penchée de près sur de coup d’état m’a amenée a parler, non plus de désinformation mais, d’intoxication médiatique. Dans le cas du Honduras, non seulement les intoxications des médias officiels nationaux et internationaux atteints de proportions qui n’ont d’égal que le traitement fait récemment des élections iraniennes. Dans les deux cas un seuil a été franchi dans lequel les journalistes ne font même plus référence à la réalité, ils créent une réalité psychologique parallèle, un état d’esprit du public qui permet à ceux qui les manipulent et les dirigent de mener leurs sales guerres avec l’approbation d’un public complètement aliéné.  Le scandale de la séquestration, des menaces et vexations, interrogatoires subis par les équipes de TeleSur et VTV, et enfin leur expulsion, du Honduras, rappelons qu’ils ont quitté le pays sous la protection d’une équipe  du Comité des droits de l’homme pour l’Amérique Latine, n’a provoqué aucune réaction dans la presse internationale, n’a amené aucune de ces réactions fulminantes dont RSF nous bassine quand il s’agit des médias oligarchiques vénézuéliens, par exemple. Ces journalistes sont-ils devenus des parias parce qu’ils ont été les seuls a couvrir les immenses manifestations populaires, les seules à répercuter le point de vue du peuple qui reste fidèle à Zelaya dans sa majorité et va entamer son 22ème jour de mobilisation ? Les seuls à tenter de montrer les exactions commises par l’armée aussi, se mettant ainsi en danger. Mais en l’occurrence, les journalistes si susceptibles quand il s’agit d’atteinte au droit de la presse n’ont pas levé le petits doigt. Pourquoi ?

 

Nous avons eu droit en plus de cette ambiance de fête qui règne dans les manifestations aujourd’hui, des policiers souriants mêlés au peuple, je vois même un manifestant qui en enlace un, a deux discours puissants l’un de la Première Dame Xiomara, l’autre de sa fille « La Pichu ». Nous voyons un peuple qui prend conscience de sa force, un peuple pour qui il n'est question ni d'amnistie pour les horreurs commises : i"Is ont tué, ils ont blessés, ils ont emprisonné, ils ont voulu nous terroriser : ils doivent être jugés"

C’est vrai, les manifestations ressemblent aujourd’hui à une grande fête populaire avec de la musique, de la danse, une immense énergie s’en dégage. Il est de plus en plus clair que ces manifestations ont initié un processus irréversible de prise de conscience du peuple hondurien de cette force qu’il a représenté uni et solidaire dans une même lutte : plus rien ne sera comme avant au Honduras quelle que soit l’issue de la crise, cette union élargie au président de la République et de sa famille est un phénomène nouveau créé par le coup d’état et qui ne connaîtra pas de retour en arrière.

Les discours de Xiomara et de « La Pichu » qui a l’étoffe d’une égérie le démontrent amplement. La famille du Président restée au pays à partagé les souffrances du peuple, a partagé son combat, s’est retrouvé comme le peuple face aux baïonnettes des soldats qui ont été jusqu’à les diriger vers la nièce de Zelaya âgée de 2 ans, vers sa fille enceinte de 7 mois et qui doit dormir à même le sol. Quand Xiomara annonce le retour de Mel d’ici quelques heures les exclamations de joies fusent en une grande clameur : Mel, Mel, Mel, tenemos à Mel. Nous tenons à Mel.

La Pichu nous parle de ces conditions de vie, des menaces des soldats en arme qui envahissent leur maison, masqués. Elle nous dit qu’elle se sent vraiment portée, par la détermination du peuple,  par l’esprit de ce peuple uni dans la lutte sans distinctions de couleurs, sans distinctions de religions, sans distinctions de races, ce peuple uni par sa grande richesse culturelle. Son discours est assez long et fatiguée, je me suis laissé aller à regarder sans noter car vraiment, c’était un beau moment. Elle termine en répercutant un message de son père disant qu’il a compris qu’il ne suffit pas de faire pour le peuple. Elle énumère les réformes que sont père a initié pour le peuple, ce qu’il a fait pour le peuple en matière d’éducation, ce qu’il a fait pour le peuple lui permettant l’accès aux soins médicaux, d’alphabétisation, les 60 % d’augmentation du salaire de base…mais il ne suffit pas de faire pour le peuple, il faut faire avec le peuple. Il y aura une quatrième urne pour que le peuple devienne le quatrième pouvoir.

Suite plus tard dans la journée

 


 

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Gilles Deleuze, février 1977.

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