14 juillet 2009 2 14 /07 /juillet /2009 10:30





 Les journalistes qui ne sont pas à la solde du système ont été écartés, les escadrons de la mort de l’armée hondurienne s’apprêtent à faire leur sale boulot. Les mêmes qui ont déjà eu une expérience similaire dans le passé, de persécution, d’assassinat, d’enlèvements, de torture, qui ont fait vivre le peuple du Honduras dans la terreur quotidienne pendant plus de 10 ans. Ce qui ce passe au Honduras est un coup d’état militaire pour installer une dictature.

 


 

 


 

 

Samedi a été assassiné le leader du Bloc Populaire et Front National de la Résistance contre le Coup d’Etat, Roger Ivan Bados. Un autre dirigeant de la gauche Ramon Garcia a été retrouvé mort après un enlèvement…et ce sont des nouvelles que je trouve au goutte à goutte en parcourant de nombreux articles…Combien d’autres ont été enlevé ou sont mort dont ici nous ne savons rien ?  D’autres dirigeants sociaux sont emprisonnés où recherchés, de nombreux mandats d’arrêts sont lancés. La répression s’abat sur le peuple du Honduras, la terreur s’installe.  Et il ne fait  aucun doute que si l’Occident ne bouge pas pour rétablir le président légitime dans ses fonctions, le prix de sang et de larmes va être très lourd. Plus de 1200 résistants sont détenus. Les membres du gouvernement fidèle à Zelaya ou qui défendent les droits humains reçoivent des menaces de mort.


 

 


« Nous vivons à nouveau ces jours terribles des années 80, ils nous menacent et nous sous sentons complètement sans défense, parce que à présent avec l’état de siège, nous n’avons aucune garantie et ils peuvent faire de nous ce qu’ils veulent, y compris nous faire disparaître », nous dit un dirigeant de la gauche passé dans la clandestinité. Les dictateurs politiques et les chefs militaires qui se sont emparé du pouvoir par la violence le 28 juin au Honduras sont ceux qui ont fait régner la terreur pendant les années 80, ce sont les mêmes.


 



Et cette ordure de Micheletti se dédouane en accusant Chavez d’être responsable de tout, du sang versé et de celui qui va l’être. « Cobarde », même pas les couilles d’assumer.  Je vais vous traduire un article édifiant sur le passé de cette ordure, de ce lâche, de ce traître, allié des oligarque et des bourreaux du peuples depuis toujours qui il faut le savoir a voulu faire changer le constitution du Honduras en 1985, mais pour consolider le pouvoir de l’oligarchie pas pour donner des droit au peuple dans une démocratie participative.

 



Comme je voudrais arriver à faire passer le message : il faut que Zelaya rentre dans ses fonctions, même par la force des armes car ce qui ce passe est une déclaration de guerre à tous les peuples qui cherchent à s’émanciper, à tous ceux qui veulent un peu plus de justice dans le partage des richesse, a tous les résistants aux dictateurs oligarques absolutiste qui ont lancé le signal du grand massacre planétaire.


 



A moi, à vous peut-être. Chavez ne veut pas la guerre, Mais l’ignoble Obama et sa clique ne lui laisse pas le choix.  Oui, ignoble, car peu lui importe à lui le sang et les larmes des peuples, tant qu’il peut parader comme un acteur de charme dans une parodie de changement. Le seul changement : cela va de pire en pire de plus en plus vite.


 



La honte, la honte de l’Occident. . La participation des Etats-Unis à la genèse de ce coup d’état est clairement établie. Ici jamais n’est évoquée la tentative d’assassinat manquée contre Zelaya début juin. Jamais n’avait été aussi transparent le double discours des dirigeants de l’Occident que dans sa double attitude envers le coup d’état au Honduras. Tout est là, sous nos yeux. 192 pays ont condamné ce coup d’état, tous les pays du monde. Or que voyons nous ?

 


 


Les soi-disant mesures de sanctions prises contre les putschistes vont affecter le peuple, en  plongeant le pays dans une grave crise économique, mais aucune mesure n’est prise contre les intérêts des dictateurs qui se sont illégitimement installés aux commandes de ce pays. Il serait possible aux Etats-Unis de prendre des mesures concrètes, en gelant les comptes en banques US des putschistes, en leur ôtant leurs visas, en confisquant leurs avoirs su le territoire étasunien.


 


La seule promesse électorale que tiendra Obama, c’est ce sang et ses larmes qu’il annonçait pour faire un monde nouveau à la gloire de l’Amérique (Etats-Unis). Le sang et les larmes de tous les résistants aux oligarques mondiaux vont couler. Le sang et les larmes de tous les pauvres de la planète sacrifiés aux intérêts des oligarques vont couler. Ils coulaient déjà en rivière un peu partout sur la planète, mais c’est un fleuve, un océan de sang et de larme qui nous est promis à présent, ne les voyez-vous pas couler ces rivières de sang, ses rivières de larmes qui peu à peu forme un fleuve ? Moi si.

 


 



Sortez du double discours, tous les éléments sont là pour le faire dans ce dossier que je consacre au Honduras, pas juste comme cela par caprice, pas pour le plaisir de pratiquer l’espagnol, mais parce qu’au Honduras l’Empire déclare la guerre aux peuples démocratiques du Sud et restaure par un coup d’état militaire l’ère des dictatures.

 

 



Prenez la leçon pour notre avenir : cela leur fait mal aux oligarques de sortir deux centimes si c’est pour les donner au peuple a dit Zelaya. C’est cela la question que vous devez vous poser à présent : Trouvez vous cela normal que quelques uns possèdent la majorité des richesses de la planète plongeant les peuples dans la guerre, la terreur, la maladie, la misère pour réaliser leur projet d’absolue concentration de la richesse ou du pouvoir ?


 



Si vous répondez oui à cette question, vous êtes dans le camp des oligarques et comme valets peut-être recevrez-vous quelques miettes de leur richesse et la camisole chimique qui vous permettra de supporter la torture de vos sensibilités qu’ils vous imposeront.

 

 




Si vous répondez non : tirez les conséquences des leçons de l’histoire. Faites preuve d’intelligence, cherchez, informez vous, apprenez à décrypter les signes qui se multiplient à la surface du monde, étudiez ce qui se passe au Honduras pour comprendre le double jeu de l’oligarchie internationale, vous aurez une idée de ce qui nous attend. Cette guerre de tous contre tous qui se répand comme l’étincelle suit les traînées de poudre vers les explosifs.

 



Alors il reste à savoir, qui sera lâche et ira se planquer, qui aura le courage de la résistance, comme ces femmes qui frappaient à mains nues les soldats en armes le jour du coup d’état au Honduras, comme tous les peuples du Sud en lutte contre des armées sans pitié.

 



Voilà aussi pourquoi je fais ce que je peux pour soutenir le peuple du Honduras, voilà pourquoi je suis les luttes du Sud : parce que personne ne peut présumer de son attitude face à la répression, parce qu’ils me donnent une magnifique leçon de courage pour me préparer à ce qui nous attend.

 


 


 

 

Anne


 



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