10 juillet 2009 5 10 /07 /juillet /2009 13:24


 

 

Je suis fatiguée, mais cette fois d’avoir été faire la fête, comme ça, tranquille, entre amis. Oublier un moment.

 


Ne voyez-vous donc pas que la grande offensive est lancée, sur tous les fronts, que c’est la démocratie qu’on assassine au Honduras, que les Ouïghours, ce n’est qu’une pan de la chronique programmée de déstabilisation de la Chine. Ben non, étrange comme j’ai un point de vue proche des latinos dont je découvre les sites dans mes recherches pour vous raconter ce qui se passe au Honduras. N’avoir pas seulement le point de vue de la presse, voir aussi ce que les gens racontent sur leurs sites, dans les commentaires. J’étais sur le point de désespérer ce matin d’être à ce point à crier dans le désert et seulement quelques échos pour faire résonance, bonjour les échos, …

 


La grande offensive est lancée et bon, tout le montre, le coup d’état du Honduras est manipulé par cette même oligarchie qui s’en prends à nos institutions de puis des décennies.  Entre les discours hypocrites de la diplomatie internationale et la politique réelle qui écrit l’histoire réelle, ce double langage devenu tellement transparent…Entre nous : on se fout de nous, dans les grandes longueurs.

 


De par chez nous, les coups d’état se font de manière progressive, la confiscation des institutions s’est faite en « douceur ». Qaund on regarde comment les Etats-Unis ont installé des bourgeoisies à leur service au pouvoir dans les pays du Sud, on oublie de balayer devant notre porte. Le plan Marshall a permi à nos « sauveurs » de s’acheter une nouvelle bourgeoisie, de la créer, les « nouveau riches » comme disait ma grand-mère avec un dédain certain. Etrange malgé ses origines de haute bourgeoisie, je ne l’ai jamais vu méprisante avec le peuple.




Quand elle me disait qu’elle avait toujours travaillé avec les 4 membres du « personnel de maison », je la croyais puisque j’ai pu la voir plus tard cirer à quatre pattes les 40m2 de parquet chez ma mère, , elle n’arrêtait jamais d’être active…Quand j’étais petite restait encore 2 personnes qui venaient aider pour les travaux « domestiques », nous mangions à table ensemble et j’avais plus l’impression de voir de vieilles amies que la patronne et le personnel. Mais pour les nouveaux riches elle a toujours manifesté le plus grand des mépris.

 


Pourquoi ? Parce que issue d’une de ces vieilles familles du courant libéral humaniste qui ont contribué à la constitution de la Belgique, elle voyait la dégradation de valeurs éthiques, morales, humaines qu’incarnait ce courant du libéralisme économiste, qui était en train de confisquer fortune et pouvoir.  Il en est venu à la maison quand j’étais petite des membres de cette nouvelle bourgeoisie arrivistes, maris fortunés d’anciennes amies à elle, des connards arrogants.

 



Ce sont les gens que les états-uniens ont payé et promu pour qu’il succèdent dans nos pays à cette bourgeoisie traditionnelle qui était loin d’être parfaite, qui pouvait avoir le côté paternaliste des despotes éclairés, mais qui souhaitaient réellement que l’enseignement permette une éducation du peuple qui aurait réduit le fossé entre les classes. Nous sommes nombreux à être issu de ces familles qui ont perdu pouvoir et fortune mais qui avons conservé les valeurs culturelles et humaine qui nous ont été transmises après avoir parcouru au fil des générations.




La Belgique est un pays jeune, un peu moins que les Etats-Unis  dont la conquête de l’Ouest ne s’est achevée qu’à la fin du 19ème siècle. Ma famille maternelle à participer à la constitution de ce pays, était des fondateurs du parti libéral qui s’est créer pour s’opposer à la fin du 19ème siècle pour s’opposer à l’omnipotence des catholiques, à participer plus tard à la création du parti socialiste qui promouvait des valeurs humanistes et démocratiques. 




Elevée dans cette branche de ma famille par les contemporains de ma grand-mère, ce sont ces valeurs qui m’ont été transmises dans l’enfance que je défends aujourd’hui. Je l’ai écrit ailleurs, j’ai fait l’expérience de l’extrème-gauche pendant mon adolescence, dès l’âge de 12 ans et j’en suis revenue. Combien de petits Cohn Bendit en puissance parmi les dirigeants de ces mouvements et combien aussi d’agents infiltrés toujours par les mêmes pour détourner notre combat de son sens, pour nous encourager à arrêter l’école pour priver de culture les forces vives de la nation. Et nous avons arrêté nous qui étions malgré nous des meneurs et d’autres, beaucoup d’autres nous ont suivi.

 


Après, grâce au système belge du jury central, j’ai pu obtenir le bac, en un an j’ai appris la matière des trois années qui me manquaient. J’étais toujours rebelle, comme je n’ai pas cessé de l’être, mais j’avais compris que sans culture, il n’était pas possible de comprendre le monde, pas possible d’essayer de le changer. Mais combien sont resté sur le carreau…C’est pour cela que je ne veux plus jamais être meneuse, même accidentelle d’un mouvement. Marcher ensemble entre personnes sincères conscientes et déterminées, cela oui.

 


On est pas tout à fait pauvre quand on est riche de culture et de connaissances. Ajouté en ce qui me concerne une bonne dose d’imagination et de goût du bricolage…cela compense pas mal le besoin de pognon, on invente une solution, on développe la débrouille…et on s’amuse ;




Un terme que j’ai vu à un moment paraître dans les analyses systémiques : « les intellectuels précaires » et en lisant ce qu’on en disait j’ai trouvé qu’il y avait une étrange coïncidence entre ces précaire et les personne cultivées dotées d’honnêteté intellectuelle. Celles à qui on ne ferait pas dire que l’empereur porte de beaux vêtements alors qu’il est nu quelle que soit le prix à payer, car l’honnêteté  et la sincérité sont sœurs et contribuent à créer la transparence qui est la sœur de l’intégrité, la vraie, celle qui fait qu’on est en conscience capable d’assumer chacun de ces actes, chacune de ces pensées. Parce que même nos pires bêtises – et j’en ai fait – parte d’une bonne intention.

 


(je commence à émerger du reste de brouillard de ma sortie d’hier, un bon moment mais qui me laissait néanmoins un peu glauque ce matin entre une accumulation de fatigue et des relents d’alcool, je rigole quand certain sont impressionnés par mon énergie, à mon âge…s’ils avaient celle qu’avait  ma grand-tante et ses copines pendant leur quatre vingtaine, la même veine que ces grand-mamies sibériennes qui se portent sur le dos de sacs de 50 kilos à 80 ans.

 


La vieillesse aussi fait partie des chantages du système, je me suis heureusement rappelée à temps qu’il suffisait de ne pas y croire pour qu’elle ne vous atteigne pas. Rencontré hier un monsieur portugais de 76 ans bien sympathique, qui avait un gros problème : il était pensionné, mais incapable de s’arrêter de travailler, il s’était acheter un camion pour faire des déménagements. Il était marrant, il me racontait sa jeunesse où il avait gagné des tonnes de pognon et comment il n’avait cessé de dilapider entre femmes, fringues, bagnoles…Il était arrivé en Belgique en 60 et nous avons donc pu parler du bon vieux temps, quand la Belgique était un pays de bonhommie et de civilité et puis cet humour belge auquel beaucoup de français sont hermétiques qui nous empêche de nous prendre au sérieux, quelque par entre surréalisme et autodérision.



Puis j’ai rencontré un russe qui ne parlais pas trop bien français et une polonaise d’une cinquantaine d’année, belle de ce rayonnement d’humour.  Après un autre portugais un peu moins sympa mais qui était content d’avoir pu parler, comme il devenait un peu lourd sur le sujet femme je l’ai envoyé bouler, j’avais envie d’être seule un moment…C’était un petit aperçu de ma vie de banc public, j’ai fait beaucoup d’autres rencontres mais Honduras, nada…o casi nada,o peor que nada ;  nadie se entera. Rien …presque rien…ou pire que rien …personne ne s’informe (ou s’inquiète)…il y a des mots espagnol que j’aime beaucoup, car ils reprennent plusieurs sens qui demanderaient en français plusieurs mots pour exprimer la même chose.

 


Après ma visite aux canards, j’ai rencontré un ami que j’aime vraiment bien, avec des potes à lui et ils m’ont convié à venir boire un verre chez l’un d’entre eux…une bonne soirée entre humains…à oublier pour un moment le lamentable état du monde.

Inactive, je suis une de ces valeurs négative du système : 14 heures derrière l’ordi à me démêler  en espagnol entre info, non-info, désinfo et intoxe, depuis 6h30 du matin et je suis rentrée à 3h30 ce matin, la vie quoi…je ferais bien le même genre de boulot, payée pour, je prendrais même la peine de corriger les fautes d’orthographe, de frappe avant de publier, au lieu de sursauter quand le les vois en relisant mes textes sur le blog, je ferais un effort pour le style,…mais quel institution du système aurait besoin de personnes comme moi ? Et les autres ont fini par disparaître progressivement…je vous raconterai certainement – pourvu que Dieu me prête internet encore un peu – mon vécu éprouvé de la restriction des espaces de liberté dont j’ai été contemporaine depuis plus d’un demi-siècle à présent.

 


Suite à mes prochains épanchements-témoignage  d’une contemporaine de la transformation de notre monde

 

Anne

 


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Gilles Deleuze, février 1977.

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