29 juin 2009 1 29 /06 /juin /2009 13:12
Algériens torturés au Midi


Des récits qui jettent l’effroi et l’opprobre sur une partie de la police

BRUXELLES Un racket était organisé à la gare du Midi par des policiers fédéraux. Ce racket, qui s’est accompagné de violences graves, visait spécifiquement des Algériens en séjour illégal. La pratique consistait à laisser les pickpockets algériens commettre un maximum de vols à la tire et, pour les policiers ripoux, à récupérer en soirée ce qui avait été volé en journée aux usagers, dans la gare et aux abords immédiats de celle-ci.

 


Votre quotidien La Dernière Heure-Les Sports a pu se procurer le récit d’une ratonnade d’un Algérien que des policiers fédéraux avaient réussi à isoler en pleine nuit dans leur garage de la rue Couverte, 1, sous les voies de la gare du Midi. Ce qui est décrit porte un nom : ce sont des tortures. Selon ce récit, il est invraisemblable que l’officier de garde n’ait pas entendu les cris. Cet officier, lui, n’a pas été inquiété.


De nouvelles révélations (les premières dans La DH/Les Sports du 5 juin) sur ce dossier à l’instruction chez la juge, Mme Geneviève Tassin. Selon le 1er substitut Colpin, du parquet de Bruxelles, l’affaire implique 9 policiers fédéraux dont deux femmes, mais pas de gradés.

“Ils avaient attendu que notre chef, la commissaire S., soit rentrée chez elle. Cette fois-là, il était minuit et demi. C’était encore un Algérien sans papiers qu’ils avaient ramassé dans la gare. Environ 30 ans, bien connu pour vol à la tire.

 


“Après lui avoir tout confisqué et s’être partagé entre eux ce qu’il avait volé dans la journée, GSM, portefeuilles, etc, ils l’ont emmené dans le garage. Il fait sombre et sale. L’endroit est complètement isolé. Le gars savait qu’il ne pouvait compter sur personne. Il était menotté dans le dos et les policiers étaient à 4 dont Frédéric D. et Philippe M. qui avait été infirmier avant d’entrer à la police. Ils ont fait courir l’Algérien dans le garage, lui disant d’aller plus vite et l’insultant. “T’es qu’une merde. T’es même pas un chien.”

 


“L’Algérien recevait des coups. C’étaient des coups qui font mal. Des coups de bottines, de combat shoes, qui visaient la colonne vertébrale, au milieu, plus haut que les poignets menottés.

“L’Algérien hurlait. Pas des cris : des hurlements. C’était terrible. L’officier de garde, le commissaire K., se trouvait au Rapid 100 (dispatching de garde situé juste au bout du couloir venant du garage). Il ne pouvait pas ne pas entendre. Je suis formel. Il n’est pas intervenu. L’Algérien avait le visage en sang. Du sang coulait du nez et de l’arcade sourcilière.”

“C’étaient des coups à casser la colonne, à briser des vertèbres. Et c’était chacun à tour de rôle. Ils l’ont plaqué au mur et frappé dans le ventre à coups de poing. C’était un jeu pour eux. [...] L’Algérien était toujours menotté.

 


“Ils l’ont fait tomber à terre. Et ça a continué. Ils le traitaient d’”animal”, de “fils de p.”, rien de raciste par contre. L’Algérien était sur le ventre. Il y en a un qui a sauté à pieds joints sur la colonne. L’Algérien a perdu connaissance. Alors ils l’ont démenotté.

“Pour le ranimer, ils l’ont pris par les pieds et l’ont suspendu tête en bas. Ils rigolaient. En fait depuis le début ils rigolaient et se moquaient. L’Algérien a rouvert les yeux. Ils lui ont dit de déguerpir. Ils l’ont sorti par l’entrée des véhicules. Je sais qu’on lui avait aussi cassé les dents. Il n’y a aucune trace (dans les P.-V.).


On se sentait mal dans la peau de travailler avec des collègues comme ça. On a voulu dénoncer. Ceux qui l’ont fait à l’Inspection générale ont pris des risques. Ils ont été menacés en interne : il ne fallait pas que ça sorte. Deux véhicules (de policiers dénonciateurs) ont été cassés. On n’a rien jamais pu prouver.”

L’instruction du parquet porte aussi sur 8 autres faits.

Gilbert Dupont

juin,18,09

(18/06/2009)

lire aussi : Deux véritables furies

L’IG a essayé de filmer les scènes



Les deux brèves données en lien évoque l'étrange cadeau d'anniversaire fait à une fliquette bruxelloise : un algérien  à torturer à volonté. Un cauchemar.. Le pire est que personne ne bouge plus, il y a trente ans des dizaines de milliers de personnes seraient descendues dans la rue pour exiger l'exclusion des policiers en question, et des enquêtes pour dénoncer de tels faits...


Nous nous habituons à la violence...elle est banalisée, normalisée par sa mise en scéne quotidienne sur nos écrans de télévision qui mélangent violence réelle et violence fictive des films et séries.
Juste une anectode qui concerne les images d'horreur et de torture. Je vivais en Espagne, dans la montagne et ne disposait d'aucun média. Il y avait dans le village un bar épicerie où j'allais parfois me réapprovisionner. J'y suis allée deux fois, à plus ou moins deux mois d'intervalle. La télé marchait en permanence. Le hasard a voulu que les deux fois j'arrive au moment où était montrées des images de torture des prisonniers irakiens. Mes voisins buvaient tranquillement leur cervecita en regardant du coin de l'oeil, pas du tout interpellés. Moi il m'a fallu chaque fois plusieurs jours pour me remettre.


Je pense qu'il y a une banalisation de l'horreur par l'image; qu'il y a des images qu'il ne faut regarder qu'en pleine conscience et avec recueillement.
J'ai  été voir quelques images sur différents sites de ces pauvres petites choses, les bébés uranium appauvri. Une fois, c'est suffisant pour que ces images me hantent et nourissent ma volonté de combattre ceux qui sont capables de provoquer cela.
Yo. Et c'est pour cela que sur mon blog je mets des belles choses du monde et de temps en temps une photo qui interpelle.
Depuis quelques jours, je me demande d'ailleurs si ce n'est pas en partie d'être confrontés à tant de vision d'horreur au quotidien qui créée ce refus chez beaucoup de gens de prendre conscience de ce qu'ils savent en fait : les bourreaux sont parmi nouss.


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commentaires

S
Prends le temps qu'il faut. Moi aussi j'ai besoin d'un peu de repos... car ça demande beaucoup d'énergie un blogue et une vie de famille.<br /> À bientôt
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A
<br /> A bientôt à toi aussi. N'oublions pas que nous sommes sur un long chemin qu'il faut garder de l'énergie pour la suite+<br /> <br /> <br />
S
Parfaitement, si tu as la capacité d’écrire une brochure, pourquoi pas? Je la lirai, sois-en sûr.
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A
<br /> C'est plus une question de possibilité que de capacité. Entre la matière brute déjà sur le blog et les nouvelles découvertes qui s'y ajoutent, je commence à entrevoir un tout cohérent. Mais pour<br /> faire ce genre de boulot, il faut jouïr d'une tranquilité d'esprit que je ne suis pas certaine de rencontrer dans les temps qui viennent.<br /> En tout cas, là je m'en vais me ressourcer quelques jours.<br /> A bientôt<br /> <br /> <br />
S
Très intéressant ton point de vue. C'est vrai que militer aujourd'hui dans un groupe politique n'est pas évident. Moi même je me suis réfugié dans un bulbe, mai j’essais entre autres dans mon blogue de passer certains commentaires qui me semblent avoir un sens sans être a la merci de la mode. Comme tu dis si bien « la mode » semble être ce qui nourrit le quotidien de plusieurs de nos citoyens.
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A
<br /> Merci Serge.<br /> Mon point de vue prend forme et les commentaires m'aident beaucoup. Les tiens m'apportent de sens de la nuance dont tu fais preuve.<br /> Je commence à entrevoir des solutions pour une lutte qui ne risque pas d'être détournée de son sens. Mais c'est tellement complexe qu'il faudrait presque sinon un livre au moins une brochure pour<br /> en poser les bases. Cela viendra.<br /> <br /> <br />
S
Je suis d'accord avec toi. Les Iraniens doivent prendre en main leur lutte contre l'oppression, peu importe qui gouverne. Mais souvent des alliances contre nature permettent de faire pénétrer d'autres idées qui font leur chemin et aident à démasquer les supercheries du pouvoir. C'est la ruse de Machiavel et tout bon politicien qui se respecte se doit d'avoir lu ce classique. <br /> Ne pense pas que je me fais le défenseur de cette manière de voir, mais je sais que l'art de diriger une communauté n'est pas de tout repos. Prends l'exemple de la Palestine, je supporte la cause palestinienne depuis les années 1970 et l'OLP représentait les Palestiniens, mais la corruption a gangrené l'appareil et déjà fin des années 1970 elle était contesté de l'intérieur... avec les années, c'est le Hamas qui s'est porté à la défense des Palestiniens.<br /> Aujourd'hui il dirige une partie de la bande de Gaza malgré le fait qu’une très grande majorité des Palestiniens ne soient pas d’obédience islamique... Alors, nous devons supporte la cause malgré nos divergences... C’est là le problème. PUR ou IMPUR...là est notre dilemme.
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A
<br /> je vais donner ma réponse dans un prochain texte qui s'appelera sans doute "le grand bordel" ou Chaos. Une chose est de conclure une alliance "contre nature" contre un ennemi commun, autre chose de<br /> faire de son allié du coup le meilleur pour son peuple. J'ai enfin trouvé ma solution à ce dilemme qui me préoccupe depuis longtemps. Mais une chose est certaine c'est que ce blog m'a vraiment<br /> permis de faire avancer mes conceptions du monde, de la politique, des alliances...cela fait des années que cela m'arrête dans un engagement collectif politique cette peur de voir l'action<br /> récupérée et servir de mauvaises causes.<br /> C'est pour cela aussi que je me suis souvent réfugiée dans la solitude, en essayant d'agir au quotidien, de faire de petites choses pour rendre le monde un peu plus beau.<br /> En tout cas, Chavez est le premier homme politique agissant sur la scéne internationale qui ait gagné mon respect et mon estime humainement et politiquement.<br /> Et Jean Ziegler le dernier militant de la gauche à les avoir conservés.<br /> Et j'apprécie de trouver sur ton blog souvent des articles opposés qui donnent différents points de vue au lieu de suivre la mode du moment. Je ne sais pas si tu as constaté ce phénomène de "mode",<br /> c'est surprenant.<br /> Je me réveille à l'instant d'une sieste, je suis fatiguée...et je voudrais encore faire passer tant de choses avant de prendre un peu de distance. Prévenir les êtres humains de dangers que je vois<br /> se profiler de plus en plus clairement... Il est urgent de retrouver le sens de la nuance. La Palestine est un bon exemple...quand je vois des gamins palestinniens conditionner à mort dans l'idée<br /> que le but de leur destin est de tuer "du juif", malgré toutes les horreurs que subissent les palestinniens, je ne peux que sentir ma colère contre ceux qui les conditionnent en ce sens.<br /> J'ai parler quelque part des 2 jeunes africains qui chacun a 14 ans avaient vu leurs parents tués sous leurs yeux, qui tous deux me disaient le mal de vivre, de s'adapter à ce monde, mais qui<br /> cherchaient les moyens de faire sans haine que cela ne se reproduise plus jamais.<br /> Retrouver le sens de la nuance, cela fait partie de ce sur quoi j'ai envie d'insister.<br /> Je suis fatiguée et les hommes sont compliqués.<br /> <br /> <br />
S
Tu as raison à propos des autochtones. Le Front sandiniste de l'époque avouait avoir commis des erreurs et tentait de réparer les pots cassés, mais sans grands résultats... Mais aujourd'hui Ortega a repris la présidence du pays et je pense que son expérience passée peu aider son pays, du moins je l'espère.<br /> L'Amérique latine est en marche et le nouveau fer de lance des luttes à venir.<br /> À bientôt et merci pour le lien sur le coup d'État contre Chavez.
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A
<br /> Depuis les autochtones ont relevé la tête. Et la vidéo Chavez, je trouve qu'elle donne un bon point de comparaison avec ce qui se passe en Iran. Ahmadinejad est un allié pour ceux qui luttent<br /> contre l'impérialisme US du coup il est devenu un "bon" pour beaucoup, angélisé alors que je ne crois pas qu'il soit vraiment un cadeau pour le peuple irannien. J'ai lu beaucoup d'articles qui me<br /> semblaient manquer de "sens de la nuance" à ce sujet"<br /> Anne<br /> <br /> <br />
S
Je comprends ton point de vue, si ce n'était pas de la famille, je retournerais au Nicaragua. J'ai travaillé là sous le règne des Sandiniste en 1981 avec Daniel Ortega qui était président à cette époque et j'ai aimé la mentalité de l'Amérique latine. <br /> Mais nous pouvons être utiles chez nous en faisant connaitre leur lutte.<br /> À la prochaine.
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A
<br /> Je balance, là, entre deux et comme je ne suis pas maso, que la petite fille que j'ai mise au monde est une jeune femme, saine belle, intelligente, capable de trouver le chemin...<br /> Trop longtemps que je me sens mieux avec les "allochtones"...<br /> t'as une sacrée expérience, tabernacle!!! Moi aussi note? J'avais comme copains, copains entre eux, à l'université le neveu de Pinochet et le fils de l'ambassadeur du Nicaragua, période Ortega.<br /> Mais comme il a traité les indiens mosquitos à l'époque...tsss...tss...tss...A voir.<br /> En tout cas envie de me retirer un peu, là j'atteinds mes limites citadines. Un pau de tipi me ferait du bien. 4 ou 5 jours et je suis loin...<br /> Anne<br /> <br /> <br />
S
Je suis d'accord avec toi concernant les citoyens, ils ne bougent pas. Récemment à Montréal les policiers furent accusés de faire du profilage racial, mais leur porte-parole s’est bien défendu de ces accusations. Pourtant, la communauté d’origine haïtienne se plaint souvent des interventions policières surtout avec le phénomène récent des gangs de rue. <br /> Police et corruption apparemment font bon ménage.
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A
<br /> Dans la commune où je suis, il y a quelques années des policiers avaient monté un gang qui cambriolait les maisons qu'ils étaient censés surveiller parce que les habitants étaient absents.<br /> Récemment, deux d'entre eux se sont fait prendre, appelé par la sonnette d'alarme d'une librairie qui avait subit une tentative de cambriolage,il se sont fait filmer à voler...des bouquins pornos.<br /> Cela c'est la partie qui nous fait doucement rigoler.<br /> Mais les violences policières sont de plus en plus tolérées, il y a une sacrée bande de fachos, j'ai lu les commentaires à cet article (et à d'autres)c'est parfois effrayant de se dire que l'on<br /> coexistent avec des êtres habités par la haine, le rascisme et la connerie;<br /> Ce qui est dommage, c'est que tous ne sont pas comme cela, mais c'est de plus en plus difficile pour ceux qui ne sont pas pourris de survivre dans le contexte oppressant qui règne actuellement.<br /> Avant nous avions aussi une vraie police de proximité souvent bien intégrée dans la vie des quartiers, trop sans doute aux yeux du pouvoir, difficile d'en faire les agents de la répression dont il<br /> a besoin à présent, alors il y a eu une refonte complète de la police avec la gendarmerie qui est une formation militaire et suppression des agents de quartier.<br /> Je n'étais pas en Belgique à ce moment-là. C'est intéressant, le fait d'avoir voyager, vécu aillleurs, je perçois beaucoup plus fortement les changements que ceux qui les subissent par glissements<br /> au quotidien. Tout est calculer pour. L'histoire de la grenouille dans l'eau qu'on chauffe petit à petit, insensiblement...jusqu'à l'ébouillanter et là...il est trop tard pour réagir.<br /> Je viens de me passer un bon moment en regardant une vidéo de l'échec du coup d'état contre Chavez grâce au soulèvement populaire.<br /> C'est dur à dire mais ce qui me vient de bon en ce moment, me vient de non occidentaux que ce soit dans les rencontres ou dans l'info. Je pense de plus en plus à quitter l'Europe. Ce qui me<br /> retient, c'est de me demander ce que je pourrais apporter d'utile concrètement dans des pays en lutte.<br /> <br /> <br />
S
Des ripoux il en existe partout, sauf que l'exemple que tu nous donnes est vraiment le comble de la bassesse. Vraiment digne d'un scénario. Il m'est venu en tête un film de Pacino dont le titre m’échappe. <br /> Tu as raison de dire que la télé banalise la violence, on a qu'a pensé au phénomène « Jackass ».
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A
<br /> Il en existe partout et depuis toujours, mais le but c'est tout de même que cela disparaisse. Or il y en a de plus en plus et cela va de plus en plus loin. Parfois comme aujourd'ui, je regarde<br /> jouer les enfants, c'est cela qui me remotive quand j'en ai marre de tout cela : leur avenir.<br /> Envie de crier à leur parents de se réveiller, pour eux, pour que le monde arrête de se dégrader comme cela.<br /> J'ai un jour rencontré un gars dont le beau-père et le beau-frêre étaient flics. Il me disaient qu'ils se nourissaient de série télé avec violences policières et que clela les inspiraient.<br /> Ce n'était pas comme cela quand j'étais gamine. Je ne dis pas que tous les flics auraient pu faire des professeurs de morale, mais tout de même...des faits pareils auraient provoquer un scandale de<br /> dimension nationale. La Belgique se fait rappeler à l'ordre par l'ONU, mais les "braves" citoyens ne bougent pas.<br /> <br /> <br />

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Gilles Deleuze, février 1977.

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