18 juin 2009 4 18 /06 /juin /2009 03:06


Je ressens un malaise croissant face aux mensonges dont est tissée l’histoire du monde dont nous abreuvent non seulement les médias, mais les manuels scolaires. Je ne sais pas si vous avez comme moi constaté ce phénomène : l’école abêtit certains enfants qui étaient naturellement éveillés et perspicaces.  

J’ai eu la chance à douze ans de découvrir cette faille entre histoire officielle et histoire réelle. J’ai succombé pour un temps à d’autres mensonges et me suis comme bien d’autres laissé manipuler par une soi-disant gauche qui n’avait plus grand-chose à voir avec les grands mouvements ouvriers alors en voie de disparition puisque renonçant à des exigences de qualité de vie, ces luttes allaient se reterritorialiser sur le terrain de l’économie et que le mouvement de solidarité internationale allait fermer ses frontières pour cause de concurrence.

 


Je constate à quel point est vrai cette loi qui veut que la plupart des gens sont touchés par un fait en fonction inversement proportionnelle de la distance à laquelle il se produit. Je me sens parfois vraiment bizarre, puisque je me sens émue en par les douleurs du monde de la même manière qu’elles soient proches où géographiquement lointaines.  Encore et toujours en fonction de cette affinité de sensibilité.

Je ne comprends pas pourquoi soudain les travailleurs européens ont accepté de se voir imposer ce rapport de concurrence avec d’autres travailleurs bien plus mal lotis qu’eux alors que la lutte juste eut été de leur apporter un soutien pour qu’obtenant de meilleures conditions de travail et de rémunérations, ils ne soient plus de concurrents.

 


J’ai vu un reportage dans lequel des syndicalistes français allaient raconter les traditions de lutte ouvrière de ce pays à des travailleuses asiatiques en lutte qui n’avaient jamais imaginé que de telles actions puissent se mener et qui en ont tiré les leçons pour la suite de leur combat. Cela aurait pu être un des rôles des syndicats d’aller donner des formations aux travailleurs des pays qui exploitent leur main d’œuvre et de construire une solidarité internationale. Tomber dans le piège de la concurrence entre travailleurs est-ce qui a permis le nivellement par le bas.

 


Les masses ne veulent pas être éduquées, elles veulent être diverties. Je me sens parfois bizarre,  les divertissements qui ne sont pas créatifs me lassent vite, ils créent en moi un désagréable sentiment de vide. J’ai du mal à comprendre les vies qui ne se donnent pas d’autre sens que celui d’obtenir du pouvoir d’achat pour l’utiliser à se procurer les moyens de la passivité. J’ai vu beaucoup d’anciens partager cet étonnement face à la pauvreté des loisirs accordés au peuple. Mais comme eux, j’ai grandi sans télévision.

 


Petite, jamais je ne me suis ennuyée, au contraire les journées n’étaient jamais assez longues et j’aimais me réveiller tôt pour profiter de longues journées. Je n’ai pas perdu cela, ce besoin, car c’est vraiment un besoin, créer. Un attrapeur de rêve, un blog, un collage…et cet autre besoin, celui de chercher la vérité partout, toujours, en chaque personne, en chaque discours, découvrir la réalité derrière les voiles, les opacités que les Hommes créent à force de mensonges.

 


L’image qui me vient quand je pense au mensonge est celle d’une interface qui serait composée d’une part du plan de réalité et de l’autre du plan de l’interprétation humaine de cette réalité, et ce plan-là est tordu, rempli de nœuds, rendant l’interface inopérante. Je n’aime pas le mensonge, mentir c’est se nier, c’est refuser d’assumer sa propre réalité et je trouve cela vaguement honteux que d’avoir à cacher qui on est ou ce qu’on fait.

 


Sartre décrit quelque part deux types de personnalités excessives : la belle âme et l’homme de mauvaise foi. L’homme de mauvaise foi est celui qui découvrant le mensonge, décide qu’il ne se fera pas baiser la gueule et qu’il sera le plus menteur parmi les menteurs, trichant, manipulant, arnaquant pour ne pas se faire avoir. La belle âme quand elle découvre le mensonge a la réaction inverse et décide que jamais elle ne s’abaissera à mentir, que toujours elle cherchera la vérité derrière les apparences. Je vois  très précisément le moment où j’ai découvert le mensonge dans mon existence, sous forme d’un « secret de famille ». Tout ce qui m’avait été raconté dans mon enfance de cette partie de l’histoire familiale s’effondrait d’un coup, rien n’était vrai, tout était invention, réécriture de l’histoire. Et cela de la part de la personne qui m’avait élevée dans l’idée que le mensonge était la pire des choses.

 


J’ai décidé que jamais je ne mentirais. Que jamais je n’infligerais à d’autre ce choc de voir le monde s’effondrer parce que quelqu’un vous a volontairement induit en erreur. Il y a une part d’orgueil aussi dans ce choix, celui d’un engagement d’être mieux que ceux qui ont à se cacher des autres. Orgueil d’enfant qui voudrait devenir quelqu'un de bien.  Sincérité…une évidence.

 


J’ai eu le même genre de choc cet hiver quand j’ai commencé à découvrir l’horreur du complot contre l’humanité. Complot, car que sont les réunions officielles G-n…ou officieuses, Bilderberg sinon les hauts lieux de complots tramé contre l’humanité. Cette humanité dont les germes proliférant dont été systématiquement écrasés durant tout le 20ème siècle. Et cela ne fait qu’empirer. Et cela m’apparait de plus en plus comme une lutte entre deux sous-espèces : humanoïdes ou humains.

 


Le monde objectif de la machine contre le monde sensible de l’humain. Et comme les humanoïdes ont un projet de monde résolument incompossible avec tout autre projet que ce soit, une guerre est inévitable. A moins d’un miracle. Je crois aux miracles. Mais comme ils sont imprévisibles, je ne compte pas dessus. La guerre elle est en cours depuis longtemps, mais sous des formes occultes, lavées, dissimulées. Là elle se fait officielle. Les menaces d’instauration de loi martiale et autres dérives étatiques portant atteintes à l’intégrité des personnes est une déclaration de guerre faites aux peuples qui en sont menacé.

 


Il y a bien des manières possibles de réagir à une déclaration de guerre. On peut essayer de se faire tout petit pour passer entre les mailles du filet en faisant des concessions à l’ennemi. Se laisser vacciner, par exemple, alors qu’on a de très sérieux doutes quand à l’innocuité de ces vaccins. On peut fuir et tenter de se cacher. On peut se préparer à résister. Pour résister efficacement dans la situation présente, il faudra dépouiller l’histoire de ses mensonges. Cela ne pourra se faire sans inventer un nouveau langage, de nouveaux concepts susceptibles de donner une description fertile de cette histoire.

 


Une description fertile serait celle qui mettrait en évidence tous les courants constructeurs d’une humanité harmonieuse qui ont traversé ce siècle. Une description fertile mettrait aussi en évidence les causes de leur échec provisoire et chercherait les chemins de victoire. Une description fertile montrerait aussi comment partout et toujours à travers l’histoire de l’humanité sont apparus ces courants précurseurs qui conduisaient les humains vers l’harmonie.  L’histoire est faite de réenchaînements. Une description fertile faciliterait de tels réenchaînement avec ce que notre histoire a exprimer de plus beau de toutes ces magnifiques qualités dont peuvent preuves les humains et qui ne cessent de surgir et se manifester jusque dans les pires circonstances.

 


Une description fertile est une description fécondante. Qui ouvre sur la possibilité d’un projet de monde meilleur que celui que nous connaissons à présent et qui semble aller vers le pire…mais quand même. Il se passe bien des belles choses à chaque instant sur cette planète et chaque jour s’éveille des consciences et des intelligences à la recherche des moyens de l’harmonie au sein d’une espèce humaine pacifiée. Car c’est cela que nous cherchons une pacification qui soit un choix conscient et volontaire de l’ensemble des habitants de la planète.


Il y a longtemps que je sais que si ce monde advient, je n’en serai pas le témoin. Que nos générations plantent des graines pour celles qui viennent. Qu’il faudra bien des génération avant que chaque enfant de la planète s’étonne en apprenant que dans le passé les hommes se faisait entre eux une chose horrible qui s’appelait la guerre et que cette horreur pouvait sévir à chaque échelle de la société, aussi bien entre le mari et la femme, qu’entre nations.

 


Avez-vous déjà essayé d’imaginer ce que serait un monde sans guerres, un monde sans profit, un monde où chacun serait bienveillant envers tous les autres. Avez-vous imaginé un monde de convivialité et de solidarité, un monde d’alliance par affinité et complémentarité dans lequel fleurirait l’amitié. Imaginer un monde d’abondance parce que les objets d’usage se transmettraient de générations en génération sans qu’il y ait sans cesse besoin d’en fabriquer d’autre pour nourrir l’insatiable appétit de profit de quelques requins. Imaginer cela, c’est déjà produire de l’antidote au Nouvel Ordre Mondial Meurtrier. Imaginer cela c’est commencer à le rendre possible. Imaginer cela, c’est entrer en lutte contre cette vision fataliste qui se répand avec la rumeur : « Ils ont déjà gagné ». CE N’EST PAS VRAI. Rien n’est encore joué, tout peut encore changer.

 


Une autre leçon de l’histoire, c’est que les masses amorphes ont tendance à se rallier au vainqueur quel qu’il soit. Le rapport de force pourrait bien basculer, si ces masses constataient soudain que la victoire pourrait bien changer de camp.  Il est un temps pour tout, et s’il fallait dénoncer le complot qui se trame contre l’humanité, il faut aussi nous nourrir d’espoir. Un très bon exemple est le cadeau que nous fait Charlotte Un moment de bonheur ? Cadeau pour vous tous ... - Le blog de mamie sceptix/Charlotte , je vous recommande chaleureusement ce moment de pur bonheur.

 


Il a fallu pendant un temps dénoncer les mensonges, mais j’ai le sentiment que nous nous laissons un peu trop noyer sous des monceaux d’actualité terrifiante et ne prenons plus assez de temps à mettre en évidence les beautés du monde, les mouvements de solidarité, de générosité, de courage, les grands élans d’amour qui habitent ce monde aussi et qui en sont l’espoir.  Je ne sais trop où je vais au quotidien, mais je vois très bien ce que j’aimerais faire si j’étais libre de mes choix : trouver un équilibre entre rencontres résistantes,  travail dans la nature et recherche.

 


Un équilibre entre solitude et partage de moment de vie avec des amis.

J’ai souvent travaillé avec des amis et je trouve cela bien agréable. Etre porté par un but commun, construire ensemble quelque chose qui a du sens, ne pas avoir envie de compter les heures parce que l’on fait nous plait et je trouve qu’il devrait en être ainsi toujours et pour tous. La production industrielle n’est pas une fatalité. %ais nombreux sont ceux en occident qui s’accrochent à un ancien monde moribond sans même sans rendre compte. Le fait d’être comme fasciné par son agonie, de chercher encore des moyens de le sauver est absurde. Je sens en discutant avec des personnes venues d’autres continents combien la vision européenne est passéiste.

 


Je l’ai dit, nous devons tirer la leçon du passé en retrouvant l’histoire réelle sous le voile du double discours, mais nous devons le faire comme une invention créatrice d’un monde nouveau.  Car pourquoi le ferait-on si ce n’est pour chercher le meilleur ?

 


Anne

 

 

Partager cet article

Repost 0
Published by Anne Wolff - dans anne humeur du jour
commenter cet article

commentaires

Eve 18/06/2009 13:19

Oui, je peux te donner ceux-ci:
http://penseecreatrice.over-blog.com/
http://lungtazen.wordpress.com/
Bises!

Anne Wolff 18/06/2009 13:31


Merci
Anne


Eve 18/06/2009 09:11

Comme ce texte me fait du bien parce que je m'y retrouve. J'ai aussi grandit sans TV, j'ai donc beaucoup lu et écouter la radio (avant qu'elle ne devienne ce qu'elle est aujourd'hui). Comme je l'ai dit un jour à Eva, maintenant écouter les infos ce n'est pas vouloir savoir ce qui se passe dans le monde mais c'est se poser la question "Pourquoi nous dit-on cela" et ensuite chercher la vérité. Pour cette vérité, je ne sais combien de temps encore Internet nous rendra libre de nous exprimer et de savoir. J'ai dans l'idée qu'il faut s'échanger nos adresses mail, nos téléphones et adresses postales pour pouvoir se retrouver car une "panne" est toujours envisageable.
"Imaginer, c'est commencer à rendre possible". Oui. Et dès que nous savons, il faut le faire savoir. Dès que l'on se fait piétiner, il faut se défendre, même à son petit niveau.
Dernièrement, j'ai vu quelques nouveaux blogs où s'alliaient spiritualité et révolte. Cela choquent certains mais pour moi, ça va de paire.Être dans l'infiniment présent c'est dire oui à ce qui se présente et si ce qui se présente n'est pas beau,nous avons raison de le dénoncer pour l'avenir de tous.C'est un devoir beaucoup plus grand que celui d'aller voter.D'ailleurs voter pour qui d'autre qu'une organisation d'arrivistes?
La révolte ce n'est pas le sang, c'est simplement être nu de tous les concepts inculqués depuis le plus jeune âge. C'est être au plus près de ce qui nous semble juste au plus profond de nous-même. Et bien évidemment la TV est faite pour gommer cela. Elle nous empoisonne le reste de vitalité qui pourrait renaître.
Se révolter c'est se dépouiller pour mieux avancer.

Maintenant quand j'y repense cet "instit" faisaient peut-être partie de ceux-là: :)

http://mariereveuse.over-blog.com/article-30062485.html

Bonne journée Anne. Merci pour ce beau texte.
Mon autre blog:
http://yog.lavie.over-blog.com/

Anne Wolff 18/06/2009 09:46


Moi aussi je me retrouve dans ce que tu écris, c'est exactement cela : "Pourquoi nous dit-on cela?"
Comme toi je pense aussi que le moment est venu d'intensifier les liens de toutes les manières possibles, comme tu le proposes mais aussi en multipliant les rencontres. C'est ce que j'appelle le
rhizome, la trame d'un tissu de convivialité.
Je crois que je vais axer d'avantage mon blog sur la spiritualité, tant pis pour ceux que cela choquent, peut-être certains comprendrons qu'il n'y a pas là de quoi ricaner, mais un chemin qui peut
devenir le leur.
 Dans un premier temps, j'avais besoin de réagir à ce que j'avais découvert de volonté malfaisante dans le triste état du monde, un manière de "digérer",  mais cette dimension de
recherche intérieure, découverte de l'esprit en soi, découverte de l'esprit comme coeur du petit noyau d'ondes que nous sommes en résonnance avec le reste de l'univers est fondamentale et on ne
change pas le monde sans chercher le devenir-meilleur en soi. Non pas meilleur que les autres puisque nous sommes tous différents, mais meilleurs aujourd'hui que nous l'avons été hier.
je vais publier ton commentaire avec un texte de ex-disciple que je m'apprête à mettre en ligne. Il va dans le même sens.
Si tu pouvais nous donner quelques liens des blogs dont tu parles, je suis à leur recherche.
Bonne journée
Anne


Présentation

  • : Le blog de Anne Wolff
  • Le blog de Anne Wolff
  • : Comprendre la globalisation, apprendre à y résister
  • Contact

Profil

  • Anne Wolff
  • Amoureuse de la vie, d'une fleur, d'un papillon, d'un arbre, du sourire d'un enfant, je m'oppose à tout ce qui conduit à la destruction systématique de ce que la nature a créé, de la vie, de la beauté du monde, de la tendresse et de la dignité
  • Amoureuse de la vie, d'une fleur, d'un papillon, d'un arbre, du sourire d'un enfant, je m'oppose à tout ce qui conduit à la destruction systématique de ce que la nature a créé, de la vie, de la beauté du monde, de la tendresse et de la dignité

No Pub

Malgré les publicités imposées dans sa nouvelles versions qui apparaissent sur ce blog,celui-ci reste un acte gratuit.

Recherche

Nouvelles formes du fascisme

"Le vieux fascisme si actuel et puissant qu’il soit dans beaucoup de pays, n’est pas le nouveau problème actuel. On nous prépare d’autres fascismes. Tout un néo-fascisme s’installe par rapport auquel l’ancien fascisme fait figure de folklore […].

Au lieu d’être une politique et une économie de guerre, le néo-fascisme est une entente mondiale pour la sécurité, pour la gestion d’une « paix » non moins terrible, avec organisation concertée de toutes les petites peurs, de toutes les petites angoisses qui font de nous autant de microfascistes, chargés d’étouffer chaque chose, chaque visage, chaque parole un peu forte, dans sa rue, son quartier, sa salle de cinéma."

 

Gilles Deleuze, février 1977.

Archives