10 juin 2009 3 10 /06 /juin /2009 00:34



Me voici installée dans une espèce de salle d’attente, ne sachant trop quelle direction prendront mes pas quand je me mettrai en route. J’ai souvent du repartir de rien dans cette vie, n’ayant rien de plus que ce que contenait un increvable petit sac à dos que j’ai traîné pendant 25 ans. Ce n’est pas la première fois donc que je me retrouverai sans domicile fixe, mais la saveur du nomadisme a perdu de son onctuosité dans la mutation du monde, univers de plus en plus carcéral.

 

Ma vie nomade était une conséquence de choix de liberté que j’avais fait délibérément et je l’assumais puisque cela me permettait de vivre une vie fertile, intéressante, enrichissante avec des expériences variées mais qui contribuaient toutes à une création relevant d’une conception du monde consistante et cohérente.

Là, il faut que je vous l’avoue, ce que deviens le monde me fait peur et je dois parfois mettre un sacré paquet d’énergie pour ne pas céder à l’angoisse face à tant de cynisme, de malveillance, de mépris pour la vie, la beauté du monde, une surdité si profonde aux cris des âmes en souffrance par ceux qui les causent.

Je ne suis pas historienne, mais bon je sais que certains hommes se transforment facilement en bourreaux pour autant qu’ils reçoivent des ordres qui dégagent leur responsabilité, pour d’autres, il leur suffit d’être persuadé d’agir en toute garantie d’impunité pour que se révèlent sadisme et brutalité. 

N’oublions pas non plus cette vieille habitude des peuples les plus pacifistes de ne voir venir les guerres et les oppressions que quand elles sont déjà bien installées. Ce n’est pas facile pour des personnes à l’esprit simple et droit d’anticiper les stratégies d’êtres pervers et malins afin de pouvoir en contrer les effets. C’est même un sacré travail que d’essayer de se mettre à la place de tels êtres pour comprendre, ce qu’ils ont dans la tête et comment et où ils veulent en venir.

 

Photo : yurtao

Il est clair Clair qu’on préfèrerait passer son temps à rigoler entre amis pendant et après de bonnes journées actives et dynamiques : construction d’un peu de beauté. Moi, je préfèrerais en tout cas. Si je croyais qu’il existait encore un petit coin vraiment tranquille où se réfugier à l’abri du Nouvel Ordre mondial et de ces agissements, je crois que je m’y précipiterais sans remord. Depuis le temps que j’essaye d’attirer l’attention autour de moi sur les dangers d’une crise en préparation, ne convainquant personne. Juste le plaisir de tomber de temps à autre sur un(e) convaincu(e), de se rassurer mutuellement, si on délire, ben on est au moins deux et d’échanger et confronter nos informations, nos visions respectives.

Ainsi petit à petit nous avançons vers des certitudes. Tel fait semble se confirmer, tel autre ressemble à une subtile intoxication. La raison est un bon instrument, à condition de ne pas confondre rationalité et rationalisme, la raison peut venir au secours du cœur quand nos émotions sont trop fortes. C’est ce qui m’arrive-là ; à la fois dans ma vie privée et dans ma confrontation avec le devenir dictature esclavagiste de nos pays berceaux de la démocratie moderne. Un sentiment d’incrédulité persistante et la petite voix de la raison qui me dit que ben non Anne, cela tient la route, ils sont vraiment occupés  à délirer solide « là-haut » .

Mais là, j’ai envie de rêver un peu. C’est une pratique qui c’est quelquefois avéré bien fructueuse, me reformuler ce que serait mon meilleur rêve possible en telles circonstances de l’état du monde. Si je pouvais choisir comme cela, hop, ce qui me plairait vraiment, et baguette magique…réalisé, je me ferais un petit programme en deux temps. Le premier se serait de pouvoir passer un moment dans un endroit tranquille où n’accèdent que des gens bienveillants. Continuer de me réparer, pouvoir approfondir quelques sujets pour en tirer des synthèses et avoir juste ce qu’il faut de travail pour assurer une subsistance frugale. Et bien sûr cet endroit est en pleine nature et il y a un accès possible à internet.

 

Cela paraît tellement simple. Pendant cette période, affinité et complémentarité, se mettrait en route les préparatifs  d’un projet d’habitat groupé. Avec qui, où et sur quelle base le réaliser. Comme c’est un beau rêve, non seulement nous aurions entre nous un bon degré de compossibilité, nous trouverions le terrain parfait pour pouvoir cultiver intimité et collectivité et un bonne conjonction de production directe (semi-autarcie) et de moyens de générer les finances nécessaires à la bonne marche des choses.

 

Dans mon rêve, il y plus de détails, ce n’est pas vraiment un souhait né d’hier, il se nourrit d’expérience et d’imagination. Et de combats et de lutte pour pouvoir en réaliser des parties au cours de mon existence.

Et plein de temps pour écrire, la tête libre, avec une bonne bibliothèque de référence à portée de main. Et bien sûr au-delà du jardin des bois et des lieux riches en plantes médicinales et comestibles, est-il besoin de le préciser.

 

contruire un tel projet  devient une question de plus en plus délicate, mes chers voisins, j’ai passé pas mal d’années de ma vie dans votre pays, mais ainsi évolue la situation que vraiment tant qu’à faire, une petite analyse des pays et lieux permettant à de tels projets d’avoir un peu de stabilité sans se trouver dans des mauvais remake de ce grand film sensationnel « Descente à Tarnac » ou autres harcèlements récurrents. Là on m’a parlé de gens qui chassé de forêts allemandes ce sont réfugiés au fond de forêts polonaises à peine accessibles. La question mérite réflexion, non.


Où peut-on vivre tranquillement aujourd’hui sans risquer de tomber sous les coups de la police d’une dictature ? Parce que de moins en moins,  il sera nécessaire de mal agir pour tomber sous le coup de la loi. C’est déjà là. Cueillir des champignons dans les bois et cultiver ses laiteus, cela aussi sont des droits menacés. Vous voyez, il ne faudra plus grand chose pour passer dans l'illégalité, donner une tisane de thym et miel à votre gamin grippé deviendra un geste illégal.

 

Je vois bien les choquantes restrictions à la liberté d’expression qui ne cessent de se multiplier en France. Et la terrible pauvreté du débat officiel. Forcément dans le cadre restrictif de l’économiquement correct, il n’y a pas grand chose d’intéressant à raconter, ni qui puisse être porteur d’un projet de Renaissance, car nous devons aller vers une nouvelle Renaissance, accouchement de l’humanité. Alertez les Sages Femmes, ont va avoir grandement besoin de leurs lumières, de leurs connaissances et de leur savoir-faire en matière d’accouchement. La maïeutique nouvelle est annoncée.

Cela n’atténue en rien la gravité des dommages causés aux petits êtres affectés par la soupe mutagène qui en fait des monstres, ni à leurs parents, imaginez la douleur…c’est insoutenable, non. Ce qui aurait du être magique et magnifique, l’immense bonheur de mettre au monde un enfant devient synonyme d’horreur absolue. C’est cela aussi la mutation du monde vue par le Nouvel Ordre Esclavagiste et Destructeur.

Et oui, j’oscille entre rêve et cauchemar selon l’angle de vue que j’ai sur ce monde. Cci dit, si je trouvais quelque chose d’utile à faire dans certaines régions d’Amérique Latine et qui me permettrait d’y vivre, je crois que je partirais sans états d’âme , ni regrets.  La vieille Europe ramollie bât lamentablement des ailes, depuis trop longtemps domestiquées elle ne vole ni plus haut ni plus loin que ne le ferait une grosse poule da basse-cour  incapable de s’envoler quand bien même elle aurait le  Renard à ses trousses.

 

En Amérique latine, ils luttent pour en poser les bases de cette nouvelle civilisation. Toute ma solidarité pour les peuples  natifs américains en lutte pour notre liberté.

 

Anne

 

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Published by Anne Wolff - dans anne humeur du jour
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Gilles Deleuze, février 1977.

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