1 juin 2009 1 01 /06 /juin /2009 15:26

Ben si, cela allait bien mieux dans ma petite tête avant que revenir traîner mes guêtres dans cette grande ville massacrée par les Eurocrates. Je vous assure, ce n’est vraiment pas un plus que la présence de la caste des valets en nos murs.

Mais où sont passée les actions politiques collectives ? A part de dérisoires manifestations, souvent patronnées par des syndicats complètement hors réalité, qui réclament des emplois à ceux qui les détruisent, du pouvoir d’achat à ceux qui le confisquent et des sous aux banquiers qui les volent, cela ne vole pas très haut ou de manière tellement confidentielle que je pourrais même m’abstenir de le signaler.



Joli slogan, j’en invente un là tout à fait dans l’air du temps :

« On ne soutiendra pas Coupat

Parce que c’est un fils à papa ! »

Cela vole bas, on est bien d’accord. Je n’en sais pas assez pour me faire une défenderesse inconditionnelle de Coupat et ses copains. Par contre, quele que soit notre opinion les concernant qui pourrait ne pas s’indigner des méthodes utilisées  pour dresser une accusation bidon de terrorisme ? Qui ne s’indignerait des arguments de l’accusation : « Non mais, vous vous rendez-compte ma bonne dame. V’là que ces petits jeunots bourgeois, ils ont même de bonnes relations avec les rudes paysans du coin. Vous m’avouerez que c’est suspect. Et en plus, ils lisent plutôt que de regarder la téloche, là carrément s’il vous fallait des preuves de leur subversion voilà bien la plus convaincante, etc…etc… »

 

Du moins si nous ne soutenons pas ces jeunes gens, indignons-nous de voir qualifier un sabotage, dont il est loin d’être prouvé qu’ils sont responsables, d’acte terroriste.

Je n’ai pas non plus vu beaucoup d’information expliquant qu’il s’agit d’une lutte contre le transport de déchets toxiques et d’une mise en question des modes de production qui créent des rejets qui pèseraient lourds côté passif dans un bilan de croissance qualitative.

 

http://farm1.static.flickr.com/142/361796870_a0f7d686ce.jpg?v=0

 

Ainsi donc le site où se trouve le tipi que j’occupe-là est-il menacé d’expulsion car devant servir de décharges à de tels déchets, avec études bidons qui limitent le rayon d’action de leur toxicité à quelques 9 mètres avant la première habitation inamovible et situent ces déchets wallons en un lieu où les vents dominants auront tôt fait de chasser les miasmes en Flandre. Hé, les français ne se sont pas gênés pour coller une de leur centrale nucléaire dans la « botte de Givet », enclave française dans le territoire belge. C’est bizarre tout de même. Inoffensif, le nucléaire ? Et pourquoi tous s’ingénient-ils alors à coller leurs centrales dans le jardin des voisins ?

 


 

J’ai fait ce matin un petit tour d’horizon, côté actualités, cela ne s’arrange pas. De passage par le « Panier de crabes » de Charlotte, je découvre l’alliance Bové –Cohn Bendit La dictature "verte" des technocrates de Bruxelles/Obama-Netanyaou/ Israel fête sa paranoïa collective - Le blog de mamie sceptix/Charlotte  et j’en reste bouche bée. Si je me faisais encore quelques illusions concernant Bové, elles viennent de sombrer. Je retrouve dans leur programme ce qui me fait bisquer quand il est question de développement durables et de décroissance comme d’une préparation pour les ménages à se serrer la ceinture pour cause de protection de l’environnement, alors qu’il est manifeste que les multinationales s’arrangent pour échapper aux lois par de subtiles manœuvres transfrontalières, achats de droit de polluer (prétexte à maintenir certains pays dans le sous-développement) et autres subtiles échappatoires offertes à ces transnationaux.



Quelques allusions au codex alimentaire qui se met en place en silence, yéh ! Plus de germes de blés dans ma salade OGM. Plus de légumes dans les potagers privés dont on connait les redoutables pouvoirs pathogènes. Un cauchemar et personne ne bronche. Et j’en ai encore pris plein la gueule à jouer les rabat-joies en ramenant ma fraise avec quelques questions concernant l’état du monde et son devenir, il n’y aurait pas de quoi s’inquiéter. Même si les morts irakiens, afghans, palestiniens cela vous laisse froids, ce qui n’est pas mon cas, faudrait peut-être tout de même faire un petit effort de compréhension par soucis de l’avenir de vos enfants, non ?

 

La pandémie, elle sert de toile de fond à une paranoïa larvée, entre ceux qui vendraient leurs meilleurs amis pour disposer de vaccins et ceux qui flippent à l’idée de se faire enfoncer de force dans le bras l’aiguille vectrice d’une injection douteuse. V’là que chez Eva  Alerte ! Micro-puce par la vaccination ? - Le blog de Eva R-sistons à la crise c’est une nouvelle fontaine d’angoisse potentielle, la vaccination serait le moyen d’injecter une micro puce aux populations. Plus prosaïque, mais fort réaliste, un petit tour sur le site d’expovaccin "Les vaccins? Ca ne marche pas du tout!" Dr L. Day - Le blog d' Expovaccins  et autres articles qui vous informe sur les dangers des vaccins, instructif. De plus en plus réjouissant, me v’là qui m’enfonce un brin d’avantage dans les brumes délétères d’un cauchemar toujours plus profond.

 

Pour ceux qui en doutaient encore, ici et là, se confirme ce qui pour beaucoup n’est plus une nouvelle : Obama est bien pire que Bush (le fils pas le père). Ce sont les mêmes équipes qui poursuivent en pire les mêmes politiques mais avec cette fois un président charismatique, qui nous a démontré son pouvoir de manipulation des foules pour faire passer les amères pilules de l’instauration de la dictature mondiale.

 

Je me suis passé en continu, le délire des foules subjuguées par le magnétisme hitlériens et celui de la fascination exercée par Obama, digne d’une grande vedette du show-biz, tout cela ne me dit rien qui vaille. « yes we can », il serait judicieux de s’interroger sur ce que signifie ces mots non pour le peuple étasuniens, mais pour ceux qui le dirige. Tout est dans les textes, suffit de chercher. Les « interventions contingentes outre-mer » sont au goût du jour, c’est leur nouveau concept guerrier. Ben pour une fois qu’ils remettent de la contingence, elle ne me dit rien qui vaille.

J’en rajoute ou vous avez votre dose ?

 

Je ne crois pas que je vais prendre la peine d’aller voter. Mais je propose qu’au dessous d’un seuil minimum de votants, le parlement européen soit déclaré non représentatif.

 

Et oui, j’ai passé quelques bons moments au tipi. J’ai un bon voisin qui me remet les horloges à l’heure, un vieux pote aujourd’hui SDF, si, si. Comme je le signalais, il y a des gens qui sont SDF simplement par incapacité de fermer leur gueule face aux incohérences du système, des gens qui disent les choses telles qu’elles sont sans tout l’emballage d’hypocrisie sociale qui va avec. Ils sont nombreux à trouver cela insupportable, mais moi j’apprécie infiniment.

 


Il a un putain de caractère mon voisin, mais un solide sens de l’humour aussi, et cette tendresse des cœurs purs qui réchauffe l’âme. C’est clair qu’il s’en prend plus qu’à son tour de délit de sale gueule, pourtant en hiver, c’est à 5 qu’ils ont logés dans sa camionnette pas bien grande – sans compter les chiens ! Alors que les petits bourges effrayés par le dérangement que leur occasionnerait l’accueil d’une personne souffrant du froid ou de faim ne viennent pas me parler de solidarité, comme ce ponte de l’associatif local qui ne veut même pas ouvrir sa salle de cinéma privé à des séances pour gens de la rue car leur fumet pourrait perturber l’odorat délicat de son épouse.


Et oui, les militants officiels de la solidarité me fiche souvent une sacrée envie de gerber. Des exemples comme celui-là, je pourrais vous en citer des dizaines. Et il y en a qui se demandent encore pourquoi je n’ai pas voulu m’intégrer dans ce système malgré d’indéniables compétences. Vous avez la réponse, parce que j’ai moi aussi une allergie à l’hypocrisie, au mépris asséné aux apparences. Je vous le disait dans mon premier texte, pêcheuse de perles il m’arrive d’être, et je découvre des trésors de talents inutilisés, des lucidités à aller envoyer se rhabiller les pseudo-journalistes qui retranscrivent les poncifs éculés des dépêches monopolistiques de l’information officielle.

 

Et pourtant, la télé continue à faire des ravages dans les consciences.

Je vous intègre ici un commentaire que j’avais déposé sur résister à la désinformation, début mai

 

Le 5 mai

J’ai vécu cette semaine une expérience qui m’a profondément choquée. J’étais chez des amis et la télévision était allumée. Parfois comme fond « d’ambiance », parfois provoquant la fascination des personnes réunies ce soir là. Je n’ai pas la télévision et ne l’ai pas eu très souvent dans ma vie, j’ai donc pas mal de recul par rapport à ce haut lieu de la désinformation et du conditionnement des inconscients collectifs. C’est la critique que je faisais à certains blogs cette semaine sur le mode « Trop d’informations nuit à l’information » et la redondance des articles concernant la pseudo-pandémie rendait la lecture critique extrêmement fastidieuse, hors la télévision utilise ce type de matraquage dans sa volonté de désinformation. Mais revenons donc à cette soirée tristement mémorable. L’émission en question, que je suivais par bribes, était présentée par Nicolas Hulot que je voyais pour la première fois et traitait d’un pays d’Amérique latine. Certaines images étaient effectivement très belles et mes amis étaient captivés. Le problème s’est qu’ils absorbaient en même temps le commentaire qui accompagnait les images et qui lui était franchement ignoble. Il donnait l’impression qu’il s’agissait là d’un pays dépeuplé dont la seule culture, primitive, remontait à des temps forts anciens et n’avait pas été égalée depuis. Ce qui me gênait surtout n’était pas ce qui était dit mais bien ce qui ne l’était pas. Il y a quelques années que j’ai commencé à sentir tout l’espoir qui nous venait du réveil des peuples d’Amérique Latine, ce qui se confirme chaque jour d’avantage. Je suis partie sans attendre la fin du reportage car mon malaise grandissait. Je ne sais pas de quel pays il s’agissait, mais il n’existe actuellement pas un pays d’Amérique latine où ne se mène pas des luttes exemplaires. Et clairement cette émission occultait totalement cet aspect des choses, Monsieur Hulot nous présentait en propriétaire un pays apparemment dépeuplé, alors qu’il m’apparaissait comme un intrus irrespectueux. J’ai eu beau essayer d’expliquer à certaines des personnes présentes qu’il y avait là-bas des personnes vivantes, certaines fort intéressantes et sans doute plus évoluées que nous, le message ne passait pas. Cela m’a fait peur ! J’ai redécouvert le pouvoir de désinformation et de conditionnement de ce média mais à une échelle bien plus élevée et toxique que celle dont j’avais gardé le souvenir.

 

 Et quand je leur ai dit que non, je n’enviais pas du tout la carrière de Monsieur Hulot et que pour rien au monde je ne voudrais être à sa place, ni jouer ce rôle toxique, là le pompon, s’ils avaient encore des doutes à mon sujet, là confirmé, je suis doucement dingue. Et le pire, c’est que depuis, ces amis me regardent comme un être vraiment bizarre venu d’ailleurs. Et pourtant, je m’en suis foutu plein la vue cette semaine sans petit écran, rien que le vent dans les branches, le vol d’un papillon ou la course d’un lapereau…


Je ne dis pas que je ne serais pas partante pour quelques voyages longue distance, avec des moments de retraite dans des endroits déserts, mais pas au mépris des habitants indigènes transformés en larbins pour assurer mon confort d’écologiste de luxe. Ecologie est décidément un terme de plus en plus suspect tant les concepts qui se produisent en son nom peuvent occulter de déviances verticales entre une grosse bourgeoisie qui s’achète à prix d’or le meilleur de la production bio, laissant aux pauvres la malbouffe, voir carrément colonialistes quand il s’agit de faire du tourisme de luxe assurant le profit de quelques grandes entreprises et réduisant à la domesticité une population locale asservie.

 

Rien de très réjouissant, si ce n’est les liens d’amitié, de solidarité et de convivialité qui unissent mes voisins à l’exception d’un petit chef local qui ramène sa fraise avec des règlements à signer par tous et qui aurait bien aimé vider des lieux mon pote le SDF pour non honorabilité d’apparence petite bourgeoise kleenex. M’enfin, il n’a pas eu gain de cause, seul contre tous les autres et c’est très bien.

 

 

Voilà, je vous ai répercuté mon petit tour d’horizon et pas jouasse les amis. Et cela ne va pas s’arranger. Mais bon je crierai peut-être encore dans le désert, mais je crois que je vais surtout chercher les lignes de fuite qui m’emmènent un peu à l’écart du monde civilisé, je me sens de moins en moins de choses à y faire.

Ben je vais continuer à profiter de mon accès internet pour m’informer. Je ne sais quand me viendra le feeling pour écrire ce qui me trotte en tête sans vraiment prendre forme, pour de multiples raisons. Mais quand cela se fera vous trouverez sur ce blog, je l’espère de l’information valable mais qui n’aura plus rien à voir avec l’actualité, ce mal proliférant dont on gave nos cerveaux jusqu’à saturation, ne laissant plus le moindre petit neurone disponible pour la réflexion.

 

Anne

 

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Published by Anne Wolff - dans anne humeur du jour
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commentaires

Ferlinpimpim 02/06/2009 13:09

Entièrement en phase avec toi, Anne...

Je me suis même reconnu dans le passage sur Hulot, ayant exactement la même analyse du personnage et de la télévision (que je ne regarde pas).

Bises à toi.

Anne Wolff 07/06/2009 22:31


L'effet télé, c'est fort. J'ai commencer à le ressentir fort en montagne où je pouvais sentir cette influence de la télévision sur l'état d'esprit des gens. Je ne la regarde pas non plus et je n'ai
pas été élevée avec cela. Et c'est tant mieux.
Anne


sixtine 01/06/2009 20:25

Comme je te comprends, Anne ! Reste telle que tu es ! Tu nous aides à rester sur le bon chemin !
Amitiés
PS : tes photos sont superbes !

Anne Wolff 01/06/2009 20:37


Redevenir telle que j'étais, oui! Ce blog m'aide beaucoup et les amis, comme toi que j'y rencontrent et me soutiennent. Ouf!!! Je crois que je vais me sortir de la galère dans laquelle j'étais
embarquée. Ce n'est pas plus mal. C'est vous qui m'aidez à retrouver le bon chemin, et mes amis du tipi aussi. J'ai rencontré quelques belles personnes depuis que je suis là-bas. Des gens simples
et droits. Des gens qui sont heureux de leur petit coin de nature, d'un bon repas entre amis. Je me sens mille fois mieux dans ce tipi que je ne me sentais dans un appartement en ville avec tout le
confort moderne.
J'essaye de t'envoyer une jolie photo de chapelle, mais elle ne veut pas passer. Je vais réessayer.
Anne



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Gilles Deleuze, février 1977.

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