17 mai 2009 7 17 /05 /mai /2009 08:02



A vous qui visitez ce blog et  vous êtes de plus en plus nombreux, mais il y a peu de réactions de votre part,  et cela m’afflige. Ce que je propose ici, ce ne sont pas les dogmes d’une nouvelle politique, mais la matière première d’une réflexion et d’un débat. J’ai donc besoin de vos réactions, de vos critiques, de vos suggestions pour que cette matière puisse évoluer.

 

J’ai écrit des textes en état d’urgence. L’urgence dans ma vie privée, profiter de cet accès que j’ai à internet pour poser les choses. Et l’urgence de la planète en danger. Je vais changer de rythme. Ceci n’est pas un blog d’actualité. Il y a des sujets auxquels il est difficile de réfléchir dans le stress et dans l’urgence. En quelques mois, cet hiver, ma conception du monde a été bouleversée.


 Je me suis tenue longtemps à l’écart de l’actualité. Il y a des moments où l’actualité au quotidien vous empoisonne la tête, cela devient une diversion, une rupture de la concentration sur des actions plus essentielles. Il faut que j’intègre cette vision nouvelle. La dégradation, par la volonté de quelques uns de l’état du monde, a été un choc. Mais qu’ont-ils donc dans la tête pour agir ainsi ? C’est tout simplement monstrueux. Et je ne peux que rester incrédule devant un tel cynisme.

 

 Le processus de mutation du monde s’accélère, mais je n’ai aucune envie de me prendre la tête toute la journée à me demander ce que sont occupés  à mijoter les aspirants maîtres du monde, leurs vassaux et leurs valets. J’ai une petite idée d’où ils veulent en venir et par quels moyens ? Moyens qui rendent leur fin non recevable ! Il faut donc construire « autre chose »

 

Que faire face au danger ? Une attitude possible est la fuite. Une autre est l’affrontement. La troisième, celle que je privilégie ici : c’est de s’y préparer en construisant des défenses qui permettront de fatiguer l’adversaire sans avoir à le combattre. Plus vite on s’y mettra, plus de sang et de larmes seront évités. Jusqu’à il y a peu, les visions apocalyptiques du monde me faisaient doucement rigoler. Ce n’est plus vraiment le cas. Non que j’y vois un inéluctable, mais qu’il est à présent plus que temps de sortir de l’inertie si nous voulons mettre un frein aux dégâts irréversibles que subit actuellement notre planète.

 

photo : yurtao

Ce que je propose :

La possibilité pour ceux qui souhaitent mener une vie de simplicité de le faire dans la bienveillance générale car ils font œuvre de salubrité publique et que cette œuvre de salubrité aura des résultats positifs également pour ceux qui ne font pas ce choix.

 

Que la décroissance du capitalisme s’accompagne d’un grand mouvement de croissance qualitative qui intégrera les forces libérées. Un processus de reconversion, auto organisation de petites cellules de base et création entre elles de liens fluides et variés selon l’affinité. Pour quel projet de monde ? A cela je ne pense pas seule, et c’est pourquoi je fais appel à vos réactions.

 

Une question qui me vient : « Combien de cette précieuse réserve qu’est le pétrole se gaspille chaque année pour les déplacements transplanétaires aériens des gestionnaires économiques et politiques de la planète dans leur quête de Profit ? » C’est ce qui fait la différence : Vouloir ou non prendre plus que ce qui  revient à chacun dans un partage équitables des ressources de la planète. Après viennent les autres questions. Le débat est ouvert. J’ai donné mon opinion et j’aimerais bien avoir les vôtres.

Je remercie ceux qui se donneront la peine de réagir

Anne

 

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Published by Anne Wolff - dans anne humeur du jour
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commentaires

modérateur 31/05/2009 23:25

Le monde peut il changer, ou devons nous subir sans relache le monde ultra libéral et ses dérives ? Sans aucun doute, il faut dénoncer les dérives du capitalisme assoiffé d'argent, le "toujours plus". Un monde plus simple, plus éclairé, plus égalitaire doit se désirer, par la majorité des êtres humains. Nous vivons ici sur le vieux continent avec notre identité qui est diversifié par nos populations, mais qui devient de moins en moins attentive à ce qui se passe sur notre planète. Nous sommes robotisé par une minorité qui détient le pouvoir, le pouvoir de diriger le monde. Mais il restera toujours au final des femmes et des hommes qui combattrons cette idéologie.
Amicalement
Philippe

Anne Wolff 31/05/2009 23:58


Nous avons tendance à oublier que l'histoire est toujours racontée par les vainqueurs comme le chemin qui conduit inéluctablement - après bien des lissages - vers leur victoire. Nous avons tendance
à oublier que les vainqueurs d'aujourd'hui pourraient bien être les vaincus de demain, et faire rire les générations de l'avenir : "Cette poignée d'hommes qui voulaient dominer le monde alors
qu'ils n'avaient rien compris des lois qui le gouvernent - évolution, autoorganisation." Je donnerais beaucoup pour être de ceux qui pourraient en rire une fois atteintes les rives de la sécurité
qui naît de l'harmonie.
Nous avons tendance à oublier...
Il se passe bien des choses sur la planète et l'Europe est à la traîne et c'est dommage, car je eux fulminer contre le modèle occidental à la sauce néo-libérale, tout de même, ce continent était
porteur d'idéaux de justice et de solidarité, d'amour et de compassion aussi.
Que nous est-il arrivé?
Bonsoir Philippe
Anne


moderateur 29/05/2009 05:19

Bonjour Anne,
De passage sur ton blog, je me permet de t'informer d'un film documentaire à voir actuellement au cinéma. Je suis allé voir Let's make money en voici la synthèse :
"Après We Feed the World, documentaire évènement sur notre alimentation, le réalisateur Erwin Wagenhofer revient avec Let's Make Money. Le film suit notre argent à la trace dans le système financier mondial. Ce documentaire impressionnant est le tout premier film à démonter les bases du système libéral et ses conséquences humaines, démographiques et écologiques."
Les inégalités galopantes, le système néo libéral terrible pour la plupart des pays émergents, conditionne l'argent roi et nous mène vers une explosion de la société. Le toujours plus aura un jour une fin...
Philippe

Anne Wolff 31/05/2009 23:08


Bonjour Philippe,
De passage à Bruxelles...J'ai retrouvé des modes de vie et de relations qui me mettent à 1.000 kilomètres de la civilisation, pourtant je n'en suis pas si loin. de me retrouver dans la simplicité,
entre des amis vivant au quotidien une profonde solidarité, me retrouver ici derrière l'ordinateur, c'est un choc culturel ! Rien que quelques kilomètres et je reviens d'un autre monde. Un monde
actif, créatif, chaleureux, convivial. Je n'ai jamais compris...et je sais à présent que je ne comprendrai jamais...après quoi courrent-elles les petites fourmis humaines.
Les conséquences du système libéral sont horribles, abominables. Il n'y a pas de mots assez forts pour mesurer le prix de douleur à travers la planète. Combien de ces enfants dont le sourire
éclaire certains de mes textes se sont aujourd'hui fait broyer par la machine?
"L'horreur économique" Vivian Forrester, journaliste au Figaro, ce livre est un des premiers à dénoncer l'imposture, il n'y aura pas de création d'emploi, juste un chômage massif et destructeur.
C'est pourquoi un de mes combats : une nouvelle fiscalité, pour permettre la création d'emplois de survie pour ceux qui ont envie de travailler beaucoup, pour gagner peu, mais dans la bonne
humeur.
Toujours plus. De quoi. Simplement cet horizon d'illusion; stimulé par la pub, qui ne promet que des mirages.
Bonsoir
Anne


Ali 21/05/2009 10:42

Chère amie,
J'ai découvert votre blog par hasard et je suis séduit.
Votre conception du monde, vos espoirs, vos craintes, je les partage.
La tentation de l'abattoir titille toujours nos semblables et celle de l'enfermement encore plus.
Je crois, malheureusement, que des mots ne suffiront pas pour changer durablement les choses et surtout les gens.
Il faut agir...
Un blog libre et indépendant peut encore compenser la servilité de la presse bien-pensante, mais cela va-t-il durer?
Il y a, chère amie, une insurrection qui vient...

Anne Wolff 24/05/2009 11:40


Passage en ville pour bloguer un peu. J'aterris...derrière l'ordinateur et voilà un commentaire qui me fait plaisir car encore une fois je viens de passer pour une extramondaine auprès de gens dont
je pensais qu'il aurait un minimum d'ouverture au sujets qui nous préoccupent. Et non, eux-mêmes, menacés d'expulsion de leur lieu de vie "alternatif" qui existe depuis plus de 20 ans et pas du
tout le sentiment qu'une lutte commune à tous les gens qui sont confrontés au même problème pourrait être manée. Apparement nous sommes très peu à être conscients des dangers qui nous guettent.
Anne


modérateur 20/05/2009 23:23

Quoi que tu dises ou que tu fasses, tu fais partie de l'Europe, même si elle s'est construite trop rapidement. L'europe un lieu ou la guerre s'est toujours invité pendant des siècle, un peu d'histoire me reviens avec les 75 tribus gauloises combattant l'empire romain, une france "avec la belgique bien entendu" envahit par les armées romaines, puis les guerres incéssantes envers cet empires : allamans aux huns, en passant par les guerres contre les saxons, les espagnols et l'empire de Napoléon pour finir à la seconde guerre mondiale, pour finir avec la guerre froide. Depuis plus de 50 ans cette paix s'est établie. Il y a eu à partir des années 80 "un libéralisme excessif" qui s'est invité sur notre continent. Un mal qui a un nom : l'argent. Celui là même qui est responsable de cette crise financière. Je me pose toujours cette question : Que serions nous aujourd'hui face à cette crise sasn l'Europe ? Pourquoi l'Islande souhaite intégrer notre Union, ce pays n'est il pas en faillite ?
pourquoi les chinois aujourd'hui souhaitent ils que la monnaie référence devienne l'euro ? Imaginons que le dollard perd trop de valeur... Que deviendrait les devises chinoises qui se trouvent impliquées dans l'économie américaine ? Pourquoi la part de l'Euro dans les banques centrales devient plus important face au dollard. Comment lutter contre ce libéralisme excessif de la Chine, de l'Inde , des USA ? Si ce n'est d'avoir une Europe forte. Il est vrai qu'à présent elle est loin d'être étincelante, mais il ne faut pas abandonner ce qui a permis à nos pays de rester en paix.
Philippe

modérateur 20/05/2009 21:58

Anne,
Au fait je suis très près de la Belgique, je connais bien votre pays, quoi que c'est peut être le même pays... nous sommes tous européens. L'Ex frontière est à quelques kilomètres...

Anne Wolff 20/05/2009 22:42


Non, comme devient  Union Européenne, je n'ai pas l'impression d'y appartenir vraiment, Cela c'est fait trop vite, au-dessus de nos têtes sans qu'il y ait de véritables rencontres des peuples.
Je étais "familiarisée" avec les peuples des premières version de cette union. En échange amical et en échange relationnel. Quand j'étais petite l'immigration était autour de moi essentiellement
composées de personnes originaires de ces pays qui ont formés l'Europe. Aujourd'hui ce n'est plus vrai. Les habitants de la commune où je vis sont originaires de presque la totalité de la planète
et cela se passe bien, sans tensions raciales, avec des rencontres et des échanges.
Si je mets tous les morceaux bout à bout j'ai passé plus de dix ans en France et là aussi j'ai découvert ce phénomène des affinités de sensibilité, de centres d'intérêts qui réunit des habitants de
la planète de manière transplanétaire. Il y a parfois bien plus que cela, la vision commune de certains, cherchant à créer un monde de paix entre des peuples.
Parfois je suis avec des amis de différentes origines et je me demande comment il peut y avoir des frontières entre nos pays alors qu'il n'y en a pas dans notre amitié.
Et tant qu'à faire face à la tourmente qui se prépare, je choisis d'aller au plus loin de l'Utopie, seule l'utopie peut nous sauver. Non parce quelle serait réalisable là demain pour toute la
planète, mais parce qu'elle seule est capable de redonner sens à nos rêves, un but vers lequel tendre même si au mieux il faudra quelques générations pour y parvenir.
"Je parle pour dans dix siècles et je prends date" Léo Ferré
Oser à nouveau rêver l'avenir comme la réalisation possible d'un grand courant qui a traversé les histoires de l'humanité  : un grand rêve collectif de paix dont les porteurs de flambeau se
relaient de générations en générations.
J'aurais quelques trucs à ajouter concernant l'action et le droit de vote, mais je pense que cela prendra place dans mes prochains textes que je posterai dans quelques jours.
Bonsoir Philippe.
Et s'il te vient des commentaires n'hésite pas, je te répondrai à mon retour.


modérateur 20/05/2009 21:54

Chère Anne,

C’est toujours avec un grand plaisir que je réponds à tes commentaires. Concernant le sujet de l’action, de l’homme actif pour les élections : Je précise que je considère que je suis actif si je vote, car je donne, comme tu le dis si bien délégation à une personne pour me représenter, tout au moins représenter mes idées. Contrairement à la Belgique, nous ne sommes pas obligé d’aller voter en France, ce qui pour bien des personnes laisse des personnes choisir sans même qu’ils aient donné leurs avis : Je me rappelle de 2002 ou en France il y avait au second tour, Jean Marie Lepen, et bien des français qui avaient choisi de ne pas voter, se sont trouver responsables de cela, et ont décidé d’aller voter au second tour, mais i n’y avait plus de choix de changement de politique car 80% des français ont voté pour Chirac, la continuité…
Aujourd’hui j’entends le même discours, ceux qui ne vont pas voter trouve que l’Europe les vole… Mais nous avons bien élu certaines personnes à la tête de cette Europe ! Ils ne sont pas arrivés par simple effet de magie…
Pour ma part, je suis engagé pour une raison, j’ai souvent critiqué les hommes politiques mais au fond de moi je ne faisais rien pour changer cette société… Mon action bénévole me sert aujourd’hui, elle me pousse en direction de la politique : Je me dis : si tu veux que le monde change, participe !
Dans notre commune, nous sommes le seul parti politique à proposer, à discuter, à participer à l’action citoyenne. Nous choisissons notre direction, ce n’est pas le parti national qui parle pour nous, ce n’est même pas le mouvement départemental qui s’arrête sur nos choix, nous sommes assez grands pour choisir ce que nous souhaitons. Remettre l’homme au centre des débats, c’est notre choix.
Concernant notre Président, en effet nous devons le subir, le pire dans l’histoire c’est que les français qui sont déçus de cet homme ne vont pas aller voter, ils vont donc laisser l’UMP continuer, ils vont avec ce choix de ne pas voter, légitimer ce mouvement politique et installer un peu plus ce Président prétentieux et arriviste.
Mais au moins j’aurai ma conscience, d’avoir voté pour un autre système.
Philippe

moderateur 20/05/2009 06:56

Le monde change tous les jours. Nous sommes les acteurs de ce changement, puisque c'est nous qui élisons des hommes pour nous gouverner. Sachant très bien que ce sont les pays "démocratiques" (à prendre avec des pincettes bien sur) qui dirigent nos sociétés. Avons nous mis à la tête des gouvernements des personnes peu recommandables ?

Anne Wolff 20/05/2009 12:16


Bonjour Philippe,
L'accés à la politique, comme l'accès au marché économique c'est singulièrement restreint au cours de ces dernières décennies. N'oublions pas qu'aux Etats-Unis, il a fallu 2 milliards de dollars
pour faire élire Obama!!! En Belgique nous n'avons plus une seule personnalité politique digne de ce nom. Et si Sarko me fait rire, c'est parce que je vois les choses depuis l'autre côté de la
frontière. Ce petit bonhomme, caractériel et ridicule qui veut jouer les remakes de Napoléon. On en ferait un film comique, cela marcherait à fond. Malheureusement la réalité est tragique: un petit
desposte aveugle qui conduit la France droit dans le mur à coup de matraques et de taser au gré de ses revirements d'humeurs qui doivent embarasser ceux qui l'on porté au pouvoir.
Voter ce n'est pas être acteur, puisque cela veut dire qu'on délègue sa responsabilité. Qu'est-ce que l'action politique aujourd'hui. C'est une question fondamentale et délicate.
Je pense que les élus nationaux n'ont plus de réel pouvoir politique. Comme l'ensemble de la société, ils sont soumis au pouvoir économique et leur marge de manoeuvre est quasiment inexistante, la
différence entre les uns et les autres fini par se réduire à une question de style. Et les braves gens sont à raison dégouttés par cette parodie, sans bien voir parfois qu'elle signifie la fin de
la démocratie. Nous sommes chaque jour d'avantage soumis au règne de la dictature économiste. Ce n'est pas nouveau, mais le processus s'accélère dangereusement. Jamais je n'avais pensé qu'un jour
je jouerais les "prophètes d'apocalypse" et pourtant si et je le répéterai encore :Alerte. Planète en état d'urgence. Le danger est à nos portes.
Pour ce qui est d'être acteur, tu en parles dans un autre commentaire des associations, des personnes qui agissent dans leur commune, leur entourage. Il y a quelques années je pensais que l'espoir
viendrait de cette société civile en action et elle fait toujours partie de l'équation, mais son rôle s'est réduit.  Ce que je cherche ce sont les formes de politiques qui permettent d'être
non seulement acteur mais aussi coauteur du scénario. Utopie ? Une conception du monde horizontale.
Merci pour ta visite
Anne


moderateur 19/05/2009 06:13

Anne bonjour,
Je vois que cela marche très bien sur ton blog, maintenant, je crois qu'il y a une affirmation dans les commentaires, celle qui consiste à continuer ce que tu entreprends avec sagesse et raison.
Les idées se croisent et s'enrichissent, elles permettent une réflexion de fond sur nos idéaux, sur nos valeurs, sur notre identité. J'espère un jour réussir là ou bien des personnes ont échoué. C'est ce que j'espère au plus profond de moi. Tu participes également à cette évolution par tes commentaires.
Merci encore de ton implication dans ce que tu entreprends.
Merci également d'avoir visité mon blog.
Philippe

Anne Wolff 19/05/2009 07:26


J'ai plutôt le sentiment que ce qu'il faut pour entreprendre d'agir présentement ce sont de sacrée dose de tendresse et de folie. La folie qui consiste à persister dans son rêve d'utopie alors que
le monde semble courir à sa perte. La folie de remonter le courant apparent de l'histoire.
Merci pour ta contribution à ce blog
Anne


nomind 18/05/2009 12:46

Assez d'accord avec le commentateur numéro 6. D'ailleurs répondre à ceux qui font la promo de Bayrou ou des tailles crayons, c'est perdre son temps.

Anne Wolff 18/05/2009 15:40


Que d'énergie se perd à répondre à des sujets sans importance et qui détournent l'attention de l'essentiel. J'ai déploré plus d'une fois sur ce blog toute l'énergie gaspillée à donner de
l'improtance à des soi-disant aspirants maître de notre monde, et qui n'ont en définitive que la consistance qu'on leur prête. Si eux détiennent les banques des finances, nous détenons le pouvoir
de choisir quel type d'attention nous leur prêtons et jusqu'à quel point ils doivent occuper nos pensée et nos vies, dans l'optique de construire des protections contre les méfaits qu'ils
pourraient commettre, mais de pouvoir aussi construire nos vies comme nous l'entendons. C'est quoi cette censure implicite de la parole "non-économiquement correcte" qui sévit de toute part ?
 Ce que j'aimerais, et je suis assez comblée par ces commentaires, c'est que chacun se rappelle qu'il a le droit de s'exprimer au sujet des choix d'avenir qui se présentent à nous. Et chacun à
le droit de recevoir les moyens de se faire une opinion "bien informée" sur la nature de ces enjeux et leurs conséquences possibles pour les générations à venir.  Et  pas seulement :
chacun a le droit de voir sa parole prise en compte. La question devient alors : "Quel type d'organisation des humains peut rendre cela possible ?"
Anne


Avic 18/05/2009 11:23

Bonjour Anne
J'ai découvert ton blog hier et, bien que je n'ai pas l'habitude de commenter, j'ai eu envie de réagir. Tes aspirations, tes craintes, ainsi que tes analyses semblent partagées par beaucoup de gens en ce moment. De plus en plus d'internautes ont envie de bouger, mais personne ne sait ni quoi faire, ni même s'il est possible de faire quelque chose.
Je voudrai ajouter aux divers échanges de ce blog quelques réflexions personnelles sur le fond. Bien sûr que tout va de travers, et ce n'est, semble-il qu'un début. Chacun a déjà désigné son (ou ses) responsable(s). On retrouve à peu près les mêmes un peu partout: Les banquiers, les financiers, le système capitaliste, les marchands d'armes, les dirigeants mondiaux (occultes ou non), le sionisme, les agents du nouvel ordre mondial (les néo cons, Bush, Sarkozy, etc,), et j'en passe. Même si chacun de ceux que j'ai cités a sa part dans le chaos actuel, il me semble que l'on oublie le plus gros responsable de tous nos maux: NOUS.
La crise économique et financière que nous vivons actuellement n'est qu'un signe avant coureur d'une crise systémique qui sera beaucoup plus dévastatrice. Or que faisons-nous? nous allons défiler par millions pour demander le maintien de notre pouvoir d'achat et autres petits avantages. Or le pouvoir d'achat est le symbole même de la société de consommation que tout le monde, sans exception, vilipende. Ce pouvoir d'achat, plus il est élevé, plus les gens sont contents, mais plus les riches sont riches, tous ces riches auxquels ils voudraient bien ressembler mais qu'ils honnissent. On me dira qu'il est naturel que chacun cherche à vivre décemment, sinon mieux. Toute la question est là. Qu'est-ce que vivre décemment ou vivre mieux? Dans les sociétés de consommation cela peut se résumer à : pouvoir être en en mesure de satisfaire ses désirs. La satisfaction des désirs (d'ailleurs induits plus ou moins par les professionnels du système de consommation) devient une priorité, un objectif de vie. Et, in fine, toute la société s'organise autour de cette notion, quoi qu'elle pût coûter. Or le coût en est élevé. Pour faire face à cette demande de satisfaction des désirs, des systèmes se mettent en place, chaque système se prétendant meilleur que les autres. Des aventuriers de tous poils parcourent le monde à la recherche de ressources susceptibles de répondre à la demande, à notre grande satisfaction. Et tant pis pour les vrais propriétaires de ces ressources. Des petits malins qui ont compris où se situe notre unique préoccupation nous disent: "ne vous inquiétez surtout pas; élisez-moi et je m'occupe de tout". Et chacun d'eux d'y aller de sa litanie de promesses pour décrocher le pompon, ce qui nous arrange bien, car nous ne voulons surtout pas avoir à nous occuper de détails. L'essentiel est qu'il nous permettent de satisfaire nos désirs. Si jamais il ratait son coup, on élira quelqu'un d'autre aux élections suivantes. On pourra même aller manifester de temps en temps pour montrer notre déception, et notre courroux.
Combien de fois ce scénario s'est-il répété, et avec toujours les mêmes résultats? Et toujours les mêmes coupables incapables de mener à bien la mission sacrée qui leur a été confiée: assurer la satisfaction de nos désirs; assouvir notre égoïsme.
Pourtant, chacun d'entre nous sait, au fond de lui-même, ce qu'il conviendrait de faire. Rappelons-nous quand nous étions enfants, ou, pour ceux qui ont des enfants, voyez comment vous vous comportez avec eux. La première chose qu'on leur apprend est que tout désir ou caprice n'est pas toujours bon à satisfaire. On leur apprend ainsi à maitriser ces désirs en fonctions des circonstances , des moyens existants, de leur moralité, de leur légitimité. Ainsi, nous leur apprenons que, si le désir est légitime, puisque humain, l'obligation de le satisfaire ne l'est pas forcément.
A l'âge adulte nous oublions bien vite ces principes de base, comme tant d'autres d'ailleurs, qui nous ont été enseignés et qui avaient pour seul but de nous apprendre à gérer nos pulsions (colère, peur, jalousie, haine, égoïsme, etc). Est-ce à dire qu'il faut une profonde rééducation? Oui je le crois. Et il est urgent de le faire. Dans notre société actuelle, on en est à magnifier la colère (on parle même de saine colère); on prône l'égoïsme presque comme mode de vie; la peur est devenue l'une des première qualité.Celui qui n'a pas peur est un irresponsable. l'utilisation de la peur est devenue un art manié avec dextérité par les médias et les politiques.
C'est pourquoi, chère Anne, je crois qu'il faut revenir aux valeurs fondamentales de base. Il n'est point nécessaire d'aller les chercher dans les livres. Elles sont déjà en nous. Quand nous les aurons ré acquises, alors nous pourrons aller dans les livres. Alors, et alors seulement nous comprendrons le sens des mots tels que: Liberté, Egalité, Fraternité, Humanisme, Amour.

Etant un surfer occasionnel des blogs, j'ai été heureux de tomber par hasard sur le tien. J'espère que tu arriveras à faire bouger beaucoup de monde. Mais pour réussir il faut revenir aux sources-même de l'homme. car c'est lui qu'il faut changer. Pas le système qui n'est, tout compte fait, qu'une émanation de lui.

Anne Wolff 18/05/2009 15:26


Je crois qu'il y a une sorte de rupture, de hiatus entre différentes générations. Celles qui ont été élevées selon des valeurs pas si anciennes qui étaient celles de la première moitié du 20ème
siècle. Une période intéressante qui recelait une multiplicité de futurs en gestation. Même la seconde guerre mondiale, avec toutes ses "horreurs", par son issue semblait sonner le glas de la
"barbarie". Il faudrait inventer un mot spécifique pour parler des horreurs du 20ème siècles, les qualifier de barbarie, c'est faire insulte à ceux dont vient ce nom.
J'ai grandit dans l'idée que cette guerre avait été une radicale leçon pour l'humanité et par sa valeur d'avertissement mettrait fin une fois pour toutes à la folie des nations. J'ai grandit avec
beaucoup d'idées fausses, qui étaient celles des générations qui ont grandit avant la "crise". Petite, et même longtemps après, jamais je n'aurais imaginé un devenir du monde aussi sombre que celui
que nous connaissons. Pour qui sont ces nuages qui s'amassent au-dessus de nos têtes ?
En quelques années ce sont toutes les valeurs de base fondatrices de la société qui ont changé. Insidieusement mais radicalement : acculturation. Et il faut mettre en perspective ce phénomène
d'acculturation et celui de l'explosion démographique : "une bonne partie des habitants de la planète n'a pas reçu une éducation digne de ce nom." Comment remédier à cela?
Pour ce qui est de la "saine colère", j'en parlerai. Mon expérience me dit qu'elle existe et qu'elle a pour effet de désarmer l'adversaire.
Anne

Je vais publier ton commentaire aussi.


Valérie 18/05/2009 11:23

Anne,

vos textes sont précieux et même s'ils ne touchent pas encore autant de monde que vous le souhaitez, ils éveillent pourtant peu à peu les consciences. Je suis comme vous, je viens de me réveiller et de commencer à voir le monde tel qu'il est réellement et je suis révoltée moi aussi. Bcp de mes coryances ont volé en éclat. J'ai eu l'esprit rivé sur d'autres choses qui me semblaient essentielles alors, mais maintenant c'est très différent et je commence à changer ma façon de vivre et - hélas - je me prépare au pire aussi.Je crois malheureusement que les gens ont besoin de se prendre un grand mur en pleine tête pour réagir enfin. Il faudra une grosse catastrophe naturelle, une grosse pandémie, un krach financier abyssal qui fera passer la crise de 1929 pour du pipi de chat pour que les gens se rendent compte qu'il n'y aura plus d'économie digne de ce nom, plus d'approvisionnements dans les magasins, plus de possibilité de retirer de l'argent, plus d'électricité, plus de télé, plus d'internet,... Lisez "Sur la Route" de Cormack Mac Carthy, c'est tôt ou tard ce qui nous attend.En attendant, soyons solidaires et développons effectivement ces "bogslife", vies communautaires organisées au delà des organisations et des gouvernements !
Courage Anne, continuez à nous informer.

Anne Wolff 18/05/2009 14:54


Mon plus grand problème dans toute cette histoire, c'est que j'ai vécu longtemps avec le minimum, sous la tente, sans électricité, à couper mon bois pour me chauffer, en me nourrissant
principalement de ce qui poussait autour de moi, dans mon potager et sur les pentes fertiles de la montagne. Il étaient nombreux à trouver que "je me la jouais dur", incapable de se mettre à ma
place et de comprendre que cette vie me comblait, que pouvoir me mettre plein les yeux de toute cette beauté autour de moi, renvoyait toutes les télés du monde au rang d'objet stérile et sans
consistance, lovés dans une espèce de "hors-vie", hors du temps entraînant pour ceux qui en consomment une forme d'absence à soi-même. Et mon problème c'est que pas plus que d'autres n'ont pu se
mettre à ma place pour comprendre la qualité de ma vie alors : "alegria", je le dis en espagnol parce que c'est le mot qui reflète le mieux cet état. Pas plus je ne peux parfois me mettre à la
place d'autrui et comprendre des choix de vie qui me paraissent absurdes, sans espoir de joie de vivre. C'est pourquoi aussi, il est important qu'aucune de mes paroles ne soient prises pour des
affirmations collectives, ce sont des propositions. Comme serait reposant un monde ou chacun se sentirait capable de prendre son sort en main et de créer des relations d'affinités avec d'autres
personnes : autoorganisation.
"Blogslife", c'est un joli mot,
Anne


Vivi 17/05/2009 16:49

Bonjour Anne,
Je débarque à peine sur ton blog (merci Eva !). Et je me retrouve pleinement dans ce que tu exprimes. En ce qui me concerne,la difficulté actuelle, c'est de réaliser combien je sens et sais à quel point l'avenir est sombre et incertain, tout en réalisant que je me réveille à peine d'un long rêve cotonneux.
Il est difficile de rassembler ses forces quand soit-même on ne sait plus où est la vérité. Depuis de nombreux mois que je parcours la toile, à la recherche de tous ces autres qui creusent leur sillon, je mesure combien mon ignorance est grande et je me perds parfois. J'ai l'impression de tourner en rond autour des mêmes idées, et finalement, de ne plus rien savoir. J'entends bien tout ce qui peut être dit et essaye de me forger mes propres opinions. Mais j'ai de temps en temps l'impression de devenir dingue ! Le quotidien se déroule sous l'apparence de la normalité alors que moi, je me sens au milieu du désert, larguée dans un monde qui pour moi, a perdu sens, valeur, éthique. Ce monde marche sur la tête et chaque jour nous apporte son lot de folies nouvelles.
Ce qui me pèse le plus, c'est de réaliser que nous vivons dans un monde qui a tué le sens critique, qui dresse plutôt que d'éduquer, plutôt que de nourrir l'humain en nous, l'humain capable de se révolter contre des lois iniques. Existe t-il meilleur moyen pour mener les "masses" où on le souhaite ? Et je ressens combien j'ai été amputée moi aussi, combien je suis bien rentrée dans le moule.
Qu'est-ce que je veux transmettre à présent ? Pas cela en tout cas. Mais comment faire quand on n'a pas reçu les outils ? D'où mon grand désarroi et surtout cette impression d'impuissance. Moi aussi, je rêve d'un autre monde mais ne sais pas encore comment cela serait possible. Je n'ai plus de boussole depuis longtemps et n'ai pu me fier qu'à ce qui sonnait juste au plus profond de moi. C'est ce qui reste quand l'intellect est faussé par trop de compromissions sociales, trop d'interdits posés, trop de limites arbitraires qui ne profitent qu'à ceux qui les décrètent. Mais est-ce suffisant pour bâtir une société plus juste ? Je ne le sais pas. Je crois que l'humain est capable du pire comme du meilleur mais qu'il ne lui ait pas aisé de faire taire son ego. Une chose est sure cependant pour moi. Ce monde tel qu'il existe aujourd'hui est en bout de course et nous vivons ses derniers soubresauts. Bien malin celui qui peut dire ce qui nous attend ... Beaucoup de remous c'est évident mais qui aboutiront à quoi ?
J'en ai fini de mon laïus ! Merci à toi pour la justesse de tes mots qui, j'en suis sure, trouve leur chemin chez beaucoup d'entre nous. Ne crois pas que les gens ne réagissent pas par désintérêt. Je pense que justement, tu nous rappelles qu'il y a un humain bien caché derrière les moutons consommateurs que nous sommes devenus, un humain qui a perdu la capacité d'être. Un humain en pleine confusion ...
Vivi

Anne Wolff 18/05/2009 14:37


Je vais publier ton commentaire. Chacun de tes mots fait résonner en moi une corde sensible et j'y retrouve ce que j'éprouve aujourd'hui.
Merci,
Anne


Débla 17/05/2009 14:35

Je crois Anne qu'il ne faut pas sous estimer le nombre d'humains qui ont conscience qu'il faut agir..Quand on ne le fait pas à grande échelle, on le fait à titre individuel, qui certes est une goutte d'eau, mais une goutte d'eau, plus une autre goutte d'eau .... Tu connais la suite...
Je cherche moi aussi à soulager les maux de la planète,à ma manière,j'ai passé ma matinée à désherber à la main une partie de mon jardin.... Je suis allergique, c'est loin d'être facile de bosser avec les yeux éclatés, le nez qui coule etc... Je pourais céder à la facilité en emplissant un bidon de désherbant, et au revoir et merci ..... Puis j'ai nettoyé la gouttière le long de la toiture, perchée en équilibre sur échelle.... Car la gouttière récupère l'eau de pluie qui remplie une petite citerne, la sur-verse emplie une petite piscine .... Car pendant mes années de mariage mon mari avait voulu ce bien être pour nos enfants...Quand je me suis retrouvée seule , j'ai fait appel à des amis pour combler cette piscine ... Sur leurs conseils je ne l'ai pas fait, mais nous avons mis en place ce système de récupération des eaux pluviales... Et aujourd'hui je suis bien contente d'avoir ces 16 mètres cubes de réserve d'eau pour l'arrosage.
Lorsque j'ai commençé à réagir sur les blogs écolos, je me suis faite remettre en place justement à cause de cette piscine ....
Bref! tu vois tout n'est pas forcément vu et compris sous le même angle ...
Mais je ne suis pas statique, j'agis selon mes petits moyens... J'ai vécue une vie de nomade, je n'ai pas toujours eu ni l'eau, ni l'élecricité. Je sais ce que c'est que de trimballer des bidons d'eau pour tenir propre un intérieur, laver, cuisiner. Je connais la charge de travail que cela représente en ayant des enfants aussi... Alors même si ma vie a changé aujourd'hui, j'essaye d'inculquer ces valeurs à mes petites filles...
Pas après pas, conseil après conseil, gestes concrets après gestes concrets, je crois que la petite étincelle que l'on allume ainsi deviendra un jour une belle flamme... Je suis peu être utopiste, mais j'ai encore foi en l'humain et en son réveil.C'est avec des fondations solides, avec patience que l'on construit durablement.

Anne Wolff 18/05/2009 14:29


Hé oui Débla, nous sommes bien d'accord. c'est parce que j'ai l'intime conviction que nous sommes des centaines de millions sur la planète, simplement des personnes bienveillantes et qui font
chacune le peu qu'elles peuvent avec cette sourde souffrance de ne pas pouvoir faire plus, que j'essaye de créer des liens pour augmenter nos moyens d'actions. Simplement, sans chichis, juste pour
le plaisir d'avoir ce sentiment de faire quelque chose de bien.
Tous les commentaire que j'ai reçu amène quelque chose de constructif dans le débat. Et je veux donc prendre le temps de les lire "à tête reposée" avant d'y répondre.
Et n'oublie pas dans ce que tu apportes, ton blog, j'y ai senti les odeurs d'embrun de la mer et l'odeur de cette chaleur sèche quand le vert à viré au jaune et que la poussière monte des
chemins.
J'invite ceux qui ont besoin de se ressourcer à y aller faire un tour.Quelques mots sans prétention pour parler des mes passions.
(Dans mes liens je l'ai appelé "un vent de douce fragrance")
A bientôt pour une répose plus approfondie
Anne


moderateur 17/05/2009 13:43

Anne je vais te faire un copié collé de ce que je pense sans dire ou je suis en tant qu'organisation, mais c'est en cela à quoi je crois :
J’ai souvent critiqué les politiciens, ces femmes et ces hommes qui nous envoyaient à grands coups de principes des messages subliminaux, de doux rêves exotiques plus harmonieux les uns que les autres. Il y avait beaucoup de sagesse dans ces discours qui au final paraissaient comme bienveillants à notre égard. Il y avait et il y a encore beaucoup d’usurpateurs, de prétentieux pédants, d’individualistes profonds, de menteurs en tous genres prêts à sacrifier leurs amis, leurs familles, leurs compatriotes pour réussir. Il y a chez « ceux là », une dérive de la moralité, un geste d’orgueil sans limite, un but final « réussir à tout prix ».

Mais heureusement il y a encore des êtres passionnés au sein d'organisations, des femmes et des hommes de valeurs, des individus responsables de leurs actes qui n’attendent pas de belles allocutions pour Agir afin de démontrer que nous sommes capables de proposer, de discuter, de participer au changement tant attendu de la société. L’action est pour moi fondamentale. J'affirme aujourd’hui sans hésitation que nous sommes les seuls à effectuer cette proximité avec les citoyens. Je me demande encore où sont les partis politiques dans le milieu rural ? Que font-ils ? Que proposent-ils ?

N’y a-t-il que dans notre mouvement pour prétendre à cette réflexion ? Certainement donc …

Philippe

Anne Wolff 18/05/2009 14:18


Merci Philippe, 24 d'abscence, j'ai reçu beaucoup de commentaires qui tous apportent quelque chose au débat, et j'ai envie de prendre le temps de réfléchir pour répondre à chacun.
Anne


moderateur 17/05/2009 13:03

Anne,
je crois que tu dois t'engager... dans un mouvement(politique ou associatif) auquel tu es correspond le plus. A toi de trouver le bon : Il faut des personnes comme toi pleines de volonté et d'envies pour faire avancer la société.

Philippe

Anne Wolff 17/05/2009 13:21


Ce qui m'intéresse, ce sont les mouvements qui s'autoorganisent. Ce que je cherche à construire c'est un collectif de personnes vivant en "habitat groupé", et une partie de ma recherche actuelle :
comment lutter contre la destruction de ce mode de vie telle qu'elle s'opère actuellement concrètement. Et par des attaques sur tous les fronts dont certaines qui concernent l'ensemble de la
population qui est menacée dans son bien être. Autrement dit je refuse de m'engager sur base d'un programme. Je m'engage sur base d'affinités et de complémentarités dans la création d'un quotidien
local, sachant qu'il existe des formes similaires d'autoorganisation à travers toute la planète et qu'elles ont un potentiel d'affinité entre elle. C'est une toute autre manière de concevoir
l'organisation du monde.
Anne


moderateur 17/05/2009 12:18

Il y a des étapes à franchir, j'entend souvent que le monde ne peut pas changer, alors qu'il change tous les jours... Réchauffement climatique, famines, guerres, épidémies... Mais n'y a t'il pas des exemples à suivre, des hommes et des femmes qui ont pris les devants... Sans forcément avoir d'argent, juste leur bonne volonté ? J'affirme qu'il y en a des milliers : toutes celles et ceux qui participent bénévolement aux associations, mais plus encore qui souhaitent que le monde change... C'est juste à nous de le faire changer. Je suis actif dans ma commune et cela me correspond.
Amicalement
Philippe

Anne Wolff 17/05/2009 12:47


Moi, j'affirme qu'il y a des dizaines de millions de personnes qui chacune à la mesure de leur moyens agissent avec bienveillance et détermination pour construire le monde de demain à l'échelle
humaine. Je  crois que si le monde doit évoluer en bien, cela sera par la multiplication, la prolifération d'actions modestes qui gagnent du terrain de proche en proche et créent des relations
entre elles.
 Pour toutes les personnes impliquées, je pense qu'il y a une question importante en ce moment qui est : "Comment nous protéger collectivement ?" Parce qu'il ne faut pas se leurrer : les
menaces sont déjouables, mais bien réelles et il faut apprendre à discerner, dans le fatras de la surinformation, ce qu'il est pertinent de prendre en compte.
Eva fait un fabuleux boulot en ce ce sens sur ses blogs, j'ai mis un seul lien mais à partir de là tu peux partir en voyage dans toutes les dimensions des informations qu'elle nous livre et même ne
pas toujours être d'accord. Mais cela aussi c'est intéressant. Pourquoi tout d'un coup, le petit voyant rouge s'allume et on croit discerner l'enfer sous les bonnes intentions exprimées. J'ai fait
un choix, celui de dire que je n'ai pas envie d'apporter de l'eau au moulin d'une civilisation moribonde. Que je refuse celle qui semble vouloir s'installer par dessus la tête des peuples concernés
qui devraient la subir sans que leur ait été donné une réelle occasion de choisir en connaissance de cause. Un des axes de mon combat, c'est cela: Comment faire que chacun devienne capable de
comprendre des enjeux qui concerne notre avenir et celui des génération futures, c'est un droit minimum des peuples que de pouvoir comprendre les enjeux qui scellent leur destin. La fin du règne
des "décideurs" et des "décidés". Juste un défi , un beau défi pour le peuple des humains.
Anne



Sun+Tzu 17/05/2009 11:23

Anne

Juste une chose, il ne faut pas s'attrister du manque de réactions, ça ne signifie en rien désintérêt .

De ma longue expérience d'internet (depuis sa création) et de l'informatique (depuis 1980), il y a des combines pour booster son audience (gratuites) .(communautés, tags, aller se faire connaitre sur d'autres plateformes chez des gens qui partagent te préoccupations)

En revanche les commentaires il ne faut pas rêver, surtout si les sujets sont pertinents .
C'est déjà pas mal d'être lue et parfois reprise par d'autres blogs .

L'interactivité a ses limites, j'ai des blogs partout dans le monde, en Français, Anglais, Espagnol, entre l'élaboration de mes articles et les traductions je n'ai pas le temps de commenter tout ce que je lis .
(c'est une forme d'activisme qui ne laisse que peu de temps )

Je commente et j'échange plus facilement avec des étrangers pour confronter nos points de vue et éduquer .
Plus je suis d'accord avec un article et moins je commente ...

Je n'ai nul besoin de me conforter avec d'autres dans mes idées, je préfères m'expliquer et apprendre .

Bonne continuation, tu as un lien (e-mail) sur mon blog au cas ou ...

Anne Wolff 17/05/2009 11:52


Ce n'est pas pour moi dans mon petit égo de blogueuse que cela m'afflige. Je suis pas trop "Qui m'aime me suive", mais plutôt "Marcheons ensemble puisque nous allons dans le même sens". C'est à
cause ce sentiment qu'il y a urgence à réagir pour 80% de l'humanité dont je fais partie . Et que je vois comme s'est installée une forme d'acceptation passive. Parfois je regarde les gens 
autour de moi, et j'ai envie de leur dire de se foutre debout, de défendre leur vie, celles de leurs enfants.
Mais je ne crois pas qu'ils m'entendraient, alors j'essaye d'autres manières de le faire.
Anne


le+fou...du.......TAILLE-CRAYON 17/05/2009 11:10

mummm super sympa cet article j'y reviendrais.....
Bon dimanche....
Lorent et ses 2900 trésors
les tailles crayons............................................

Anne Wolff 17/05/2009 11:43


Merci et à bientôt alors,
Anne


CITRON+VERT 17/05/2009 11:09

Bonjour Anne je suis ok avec toi il faut absolument cesser ce régime d'hyper consommation qui fait le malheur de l'être humain sans qu'il le perçoive clairement pour retrouver un sens de la vie et surtout une dignité humaine sur la planète entière j'ai été écoeurée récemment de découvrir les ravages de nos élevages intensifs de poulet sur la vie des africains qu'on empoisonne avec nos restes surgelés.Dans ma vie de tous les jours,je trie,je récupère,je recycle,je ne prends pas l'avion,ma fille cultive du bio ....j'essaie d'être conforme dans mes actes à mes convictions dans ce qu'il est possible de faire chaque jour.
Bon courage à toi.

Anne Wolff 17/05/2009 11:42


Bon courage à nous tous. On est tous logés à la même enseigne. La qualité des produits diminue et les prix augmentent alors que nous avons moins d'argent. Raréfaction et dégradation de qualité des
services publics qui nous obligent à inventer des solutions conviviales pour pallier à leur absence, etc... Je crois que le moment est venu de multiplier les actions collectives locales, mais cela
ne suffit pas. il est important aussi de créer des relations d'affinités entre petits collectifs à l'échelle planétaire. c'est un beau défi pour l'humanité qui a tout a y gagner et n'aura bientôt
plus grand chose à y perdre.

Anne


Abraham Soubrie 17/05/2009 11:08

Bonjour,

Merci pour votre article et vos superbes photos

L'important , reste toujours le message , les mots , les photos ; ce que nous avons as dire ..

Afin Que ... çA Phot ' Aux Yeux ...!

A+ de vous relire , Sincère Salutations ..

Abraham Soubrie PhotoGraphiC

Anne Wolff 17/05/2009 11:34


J'ai été voir tes photos sur ton blog, elles sont magnifiques. C'est donc un honneur pour moi que tu apprécies celles que j'ai chosies
Anne


Sun Tzu 17/05/2009 10:48

Anne

Décroissance quantitative transfert qualitatif, ce serai une révolution !
J'adore mais la poignée d'oligarques qui dirigent le monde (ce ne sont ni des élus ni des politiques) ne voient pas les choses de cette façon ...

Ces gens sont prêts à tuer 80% des habitants de la terre pour continuer à faire du fric de la même façon et rester les plus forts (les plus riches ils s'en foutent, c'est déjà le cas)
Ils savent que nous sommes trop nombreux pour continuer ainsi .

Pour quel monde ?
Très simple, il n'y a pas si longtemps lorsque vous achetiez une chaine hi-fi ou une voiture c'était quasiment pour la vie, ça durait et c'était solide .(maintenant tous est consommable, même les rapports humains)

Ce sont les mêmes ordures qui nous ont incité à accepter ce monde jetable qui nous font des campagnes de pub télévisées actuellement : "En 2050 il y aura X téléphones portables, X ordinateurs, il faudrait construire 200 centrales nucléaires pour y parvenir, c'est pas acceptable etc..."

Qui a pris les décisions sur l'orientation sociale ? Ce sont les mêmes ordures que celles qui nous font culpabiliser désormais ...
On commence par s'en débarrasser et on verra plus clair après, on aura la véritable information pour prendre de vraies décisions .

Le pétrole est devenu indispensable, le truc c'est qu'ils ne veulent pas changer de modèle de société car ça bouleverserai le modèle économique .
(voiture quasi obligatoire pour travailler, donc salarié escalve du cercle vicieux : travail = voiture = crédit = assurance = consommation = toujours plus de travail pour arriver à ... ...travailler ! Travailler pour quoi au fait ? Personne ne le sait plus vraiment ...)

Je reviendrai commenter un peu plus structuré ultérieurement, n'hésitez pas à me le rappeler ...

PS : il ne faut rien croire de la propagande actuelle, pas même le réchauffement climatique qui est l'arbre qui cache la forêt .
La sois disant écologie qu'ils envisagent n'a pour but que de relancer la consommation de façon obligatoire .
Le meilleur exemple c'est les ampoules à "économie d'énergie", qu'il n'ont absolument rien d'écologique ...
(les bio-carburants c'est pas mal non plus ...)

Anne Wolff 17/05/2009 11:08


Donc 80% de la planète ont une bonne raison de les envoyer bouler.
Consommer cela n'a jamais été trop mon truc. J'avais envie d'autre chose et cela n'a pas changer. Avec l'optique de travailler mieux (faire des objets qui durent) pour travailler moins. Pourquoi
pas en revenir à des objets qui peuvent se transmettre de génération à génération. Autant de temps de libéré pour faire d'autres choses, diversifier les plaisirs de la vie.

En 2050, il n'y aura rien de tout cela, car nous vivons une mutation de civilisation qui fait que de telle projections linéaires sont absolument dépourvues de sens. Une des caractéristiques de ce
type de mutation c'est de nous faire traverser un moment à partir duquel l'avenir devient absolument imprévisible. On peut éventuellement faire une évaluation de probabiltés, mais plus personne
n'est capable de prédire l'avenir.
Ce qui se modifie aussi c'est la manière dont les forces interagissent et se combinent. c'est le moment où de petites forces peuvent produire de gands effets. Ce qu'il faut comprendre : Où et
comment les appliquer.
Merci pour ton commentaire
Anne


Monique 17/05/2009 10:42

Merci pour ce blog! Quelle générosité de nous offrir tout ça! Je suis très souvent attristée aussi par le menque de réaction des autres, même s'ils trouvent du plaisir à découvrir de belles choses. On consomme, mais on ne pense guère à dire merci...Moi j'en dis un gors! Ho'Oponopono!

Anne Wolff 17/05/2009 10:54


Moi c'est parfois mon manque de réactions qui m'attriste. Comme on s'habitue vite à une forme d'inertie. J'essaye de secouer cela, avant tout chez moi.
Merci pour ta visite
Anne


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  • Amoureuse de la vie, d'une fleur, d'un papillon, d'un arbre, du sourire d'un enfant, je m'oppose à tout ce qui conduit à la destruction systématique de ce que la nature a créé, de la vie, de la beauté du monde, de la tendresse et de la dignité
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Au lieu d’être une politique et une économie de guerre, le néo-fascisme est une entente mondiale pour la sécurité, pour la gestion d’une « paix » non moins terrible, avec organisation concertée de toutes les petites peurs, de toutes les petites angoisses qui font de nous autant de microfascistes, chargés d’étouffer chaque chose, chaque visage, chaque parole un peu forte, dans sa rue, son quartier, sa salle de cinéma."

 

Gilles Deleuze, février 1977.

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