24 avril 2009 5 24 /04 /avril /2009 08:27

 

Pour que les modes de vies relevant de la simplicité volontaire et fondés sur la notion de "croissance qualitative" soient reconnus comme étant d'utilité publique internationalement. 

 




Photo: Yurtao la voie de la yourthe: http://yurtao.canalblog.com/

(Je vous signale ce blog comme celui à visiter par excellece pour comprendre ce qu'est ce mode de vie et les répressions dont il est l'objet)


 Parce que nous sommes nombreux sur la planète à penser que la bonne vie n’est pas synonyme de consumérisme. Les pulsions à la consommation, créées et entretenues par une inflation publicitaire traduisent un manque, un besoin de compensation né de l’absence. Le tissu social est élimé, troué, détricoté  et le « bien public » a été confisqué par les Profiteurs via les diktats du FMI qui est entièrement à leur service. Les espaces de liberté se rétrécissent comme des peaux de chagrin, et du chagrin nous en avons à voir le monde se transformer sous nos yeux avec ce terrible sentiment d’impuissance à nous élever contre les manifestations de la pensée unique dans notre univers quotidien. Pourtant de partout s’élèvent les voix de la résistance,  les voix de tous ceux qui sont objecteurs de conscience et refusent le devenir du monde imposé par une oligarchie autoproclamée.



photo : yurtao

Photo : yurtao

Les chercheurs d’utopie refusent de se laisser museler, guidés par l’amour de la bonne vie, du bien-être, de la beauté simple et sophistiquée de la nature sauvage. Les dissidents cherchent les moyens d’agir concrètement dans la réalité pour transformer le devenir du monde. De nombreux courants sont opposés à l’institution du « Nouvel Ordre Mondial » par lequel quelques Maîtres auraient un pouvoir absolu sur un peuple d’esclaves. Tous ces courants ne vont pas dans le même sens, tous ne sont pas alliés par nature, certains n’ont rien d’autre en commun que l’ennemi à détrôner, ce qui conduit vers d’étranges alliances multipolaires.

 


Photo: yurtao

Il existe des courants locaux, d’autres sont des mouvements qui se retrouvent à travers toute la planète. Ils manquent de visibilité car ils sont dispersés, isolés, leur manifestations concrètes sont souvent éphémères, réprimées par les institutions aux services du modèle unique : normalité et conformisme. C’est un de ces courants transplanétaires, celui dans lequel je m’intègre, celui  j’aimerais contribuer à faire apparaître comme une tendance internationale ayant droit de cité, droit de concrétisation, droit d’existence « moral » et territorial. Ce que je propose :

C’est de créer un mouvement fondé par une « Charte Internationale de la Simplicité Volontaire », qui aurait comme principe fondateur « Toute personne à droit au respect et à la dignité du seul fait qu’elle existe », le principe moteur en découlant : « Que chaque habitant de la planète dispose des conditions suffisantes lui assurant la dignité est une priorité absolue pour l’humanité ».

 


Yurtao


Principes directeurs : « Chacun est responsable face aux générations présentes et à venir des choix collectifs déterminant le devenir de la planète. Il existe un patrimoine commun de l’humanité nous sommes tous responsable de sa bonne gestion. »

Et : « Vivons en bons voisins, proches ou lointains, gérant ensemble « en bons pères de famille » le patrimoine commun et planétaire, ne prenons pas plus que ce qui nous revient dans des conditions équitables de partage planétaire »

Quelques unes de ces notions sont abordées dans mes premiers articles.

Il n’est bien sûr pas question d’imposer ce monde de vie à quiconque n’en aurait pas fait le choix conscient et volontaire. Je suis convaincue par contre que s’il pouvait être mis en pratique dans des conditions  de stabilité (dignité) raisonnables (plus de menace d’expulsion, ni de harcèlement), bien des gens en suivraient l’exemple. Et je pense qu’il est plus que temps de créer un statut et d’inventer les moyens juridiques, fiscaux et territoriaux qui reconnaissent la mise en œuvre de ce choix comme d’utilité publique et en permettent la concrétisation. Il faut que ceux qui font ce choix puissent le vivre en toute tranquillité, en toute légalité, en toute transparence. Nous n’avons rien à cacher, nous ne sommes pas des terroristes, nous sommes des dissidents, et face au durcissement de la dictature, au rétrécissement constant des espaces de liberté, nous devenons des résistants.

 


Photo : Yurtao

Pourquoi d’utilité publique ? Parce les postulats de base implique une réhabilitation de l’environnement sauvage et une transformation de l’agriculture par une reconversion vers une production intensive destinée essentiellement aux marchés locaux, la constitution d’un tissu de convivialité et de solidarité (pour pallier aux manquements du tissu social trop usé, troué de toute part : confiscation du bien public par les oligarques,…) qui sont à prendre en compte dans un bilan de « croissance qualitative » ou « création de bien-être ». C’est une notion que je préfère à celle de décroissance qui me semble bien négative et passive au regard de tous le travail qui nous attends pour réhabiliter notre habitat et réparer les dégâts (pour ceux qui peuvent l’être – par exemple : contamination massive à l’uranium appauvri ? 4,5 milliards d’années de demi vie ? On fait quoi ?...) Un autre bilan, une autre comptabilité – il y a des recherches qui se font en ce sens – pour une autre économie. Il est donc indispensable de créer un statut fiscal spécifique avec sa comptabilité propre. En Belgique nous avons les Association sans but lucratif, en France il y a la loi de 1901, qui peuvent inspirer ce nouveau statut, mais ce n’est pas suffisant, car ce statut doit se constituer comme alternative à l’économisme du Profit et proposer d’autres formes possibles d’économies avec comme principe de base la « croissance qualitative ».

 


Photo : Yurtao

Echange, partage de connaissances, d’outils, de services et surtout de bons moments ; conjugaison des énergies pour réaliser un projet collectif ; coopération et autogestion ; réinvestissement des bénéfice dans le développement de projets existants ou l’aide à la mise en œuvre de nouveaux projets, création de fonds de solidarité pour échapper à l’emprise du système bancaire prédateur, etc…voilà quelques uns des éléments de cette autre économie qui est subordonnée à l’écologie et non plus l’inverse. (A ce sujet également, j’ai quelques idées plus précises que je développerai ultérieurement).


Photo : yurtao

Pourquoi un statut international ?  Pour plusieurs raisons :

La première est qu’il existe des courants d’opposition et de dissidence comme celui-ci à l’état dispersé un peu partout dans le monde. Leur isolement les rend vulnérables. Une fois constitué comme courant représentatif d’une partie des habitants de la planète, conscient de l’être, il se créerait des phénomènes de résonance susceptibles d’intensifier le développement du mouvement : construction concrète, inscrite dans le territoire d’un monde plus doux, plus prospère pour tous, plus joyeux.


 

Parce que le sommet des Amérique qui vient de se dérouler et la réunion obtenue par Chavez, des chefs d’états de l’ONU pour discuter des changements d’orientations économiques radicaux qu’il convient de mettre en œuvres sont autant d’opportunités à saisir pour imposer ce choix de simplicité comme un droit. Je pense que certaines nations comme celles formant l’ALBA ou certains pays d’Afrique pourraient adopter ce type de modèle comme modèle dominant à l’échelle de nations. Et que tous ce qui peut-être fait pour que cela se pratique aussi en Occident alimente les courants de la résistance mondiale et participe concrètement de la construction d’un monde. Je suis intimement convaincue que toute avancée significative en ce sens sera autant de « sang et de larmes » épargnés à l’humanité.

 


Photo : Yurtao


En ce qui concerne l’aspect plus politiques de cette lutte, il est évident que les principes énoncés plus haut sont antithétiques de ceux qui soutiennent la conception du monde des Profiteurs (valeur négative de la personne non productive, concentrations de toutes les richesses entre quelques mains, « eugénisme » généralisé, contrôle monopolistique de la chaîne alimentaire, de la façon de se soigner, etc…). Certaines personnes se mettent au service des Profiteurs pensant de bonne foi agir pour le bien de l’humanité : mettre en tension, en opposition ces systèmes de valeurs résolument incompossibles peut les aider à ouvrir les yeux sur la nature réelle de leur intervention dans le monde. Parce refusant le droit à ce statut, les « aspirants maîtres du monde » se verraient obligés de révéler officiellement les postulats réels de la conception du monde fondée sur le Profit et la concentration des pouvoirs entre les mains de quelques oligarques, élite autoproclamée. Apparaîtrait clairement les conséquences qui découleraient pour l’humanité de l’application totalitaire de ce modèle.

Ils sont de plus en plus cyniques et dévoilent toujours d’avantage « officieusement » leur jeu et le projet mis en œuvre depuis des décennies de confiscation du monde.  Mais tout ce qui peut les forcer à tomber le masque et vite, c’est un point gagné dans la course contre la montre actuelle : « Attention ! Etat d’urgence ! Planète en danger ! Tout ce qui peut permettre de montrer à chaque habitant de la planète la nature du choix de civilisation qui se pose à nous là, ici, maintenant ! Tout ce qui peut amener chacun à se sentir acteur et responsable du devenir, ce sont autant de petites gouttes qui s’ajoutent au courant de la dissidence !


Je suis également convaincue que les personnes préférant la paix dans la simplicité à la guerre pour de fausses richesses sont en majorité sur la planète (et ce malgré que les guerres injustes et le pillage des richesses des peuples provoquent de terribles montées de la haine généralisée qui pourraient à terme modifier le rapport de force). Même si toutes ne sont pas prêtes à vivre le mode de vie  que je propose de promouvoir ici, cela n’en fait pas des prédateurs pour autant, et je crois que nous sommes nombreux à pouvoir  vivre ensemble sur cette planète sans nous nuire et en créant même certaines complémentarités, des complémentarités ville-campagne par exemple.


J’ai donné ici quelques grandes lignes d’un projet que j’ai essayé de mettre en perspective. Ce que je fais ici ce sont des propositions de base, destinées à être débattues, commentées, critiquées, affinées. Dans mes prochains articles je développerai des points précis, ce seront encore des propositions et non des recettes magiques offertes en panacée universelle.


 

Anne

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Published by Anne Wolff - dans anne humeur du jour
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commentaires

Rélia 04/05/2009 11:16

depuis que j'ai commencer mon investigation sur le NWO je me rend compte que la situation est bien plus grave que je ne le pensais !!! depuis mon enfance , je savais qu'il me serait impossible de m'adapter a ce monde barbare...cela s'est confirmé dans ma vie d'adulte! Je n'ai pas de voiture, pas de portable ni TV et fais tout mes achats en conscience (mon seul bien : mon ordi (ma source d'information vital^^))depuis peu je suis passe au 100 % BIO et privilegie le marche local (meme mon dentifrice est ayurvedique (a cause du fluor= poison);malgres tout ça je fais souvent l'objet de raillerie de la part des autres qui ne comprennent pas pourquoi "je me prive" ( lol ) mais a force de discution certains commencent au moins a se poser des questions sur leur propre vie ^^(la vraie prise de conscience peut se faire sur un declik ;) ) bref j'avais l'impression d'etre assez seule dans mon combat...c'est pour tout cela que je vous remercie de ce blog car en arrivant sur votre site je me suis rendue compte que nous etions plus nombreux que ce que je pensais et que mes idees ne sont pas seulement une utopie ... communiquons , informons , discutons se sont nos armes !!! merci ;)

Anne Wolff 30/04/2009 13:19

Merci Débla pour ton commentaire. Le combat que j'entame là, c'est pour que nous soit donné la possibilité de vivre simplement dans la stabilité. Actuellement la peur des expulsions empêchent beaucoup de gens de mettre ce choix en pratique, et va même jusqu'à causer la séparation de couples parce que l'un des partenaires ne se sent pas prêt à assumer le risque. ce qui est bien compréhensible mais néanmoins fort triste.

Débla 30/04/2009 11:28

Je passe souvent sur le site : yurtao, je respecte ce choix de vie qui rapproche de la nature.Je pense de plus en plus à revenir à une vie plus simple,telle que je l'ai connu dans ma jeunesse.. La vie m'a embarqué dans un plus ou moins conformisme dont j'aimerai me détacher, réaprendre à me désencombrer... Difficile de trouver un terrain sur une commune qui accepte un autre habitat que celui en dur, source de revenus avec les taxes etc... Dans ma vie de presque citadine aujourd'hui j'ai essayé de mettre en place quelques points d'économie comme récupérer l'eau de pluie de la toiture, faire curer le puits existant qui donnait dans le temps de l'eau potable( elle ne l'est plus à ce jour)....Mais ce n'est pas assez, vraiment pas assez...Mon rêve , un petit terrain dans la région Camargue ou alentour, une habitat léger, caravane et abri de bois, un potager, quelques poules, et pouvoir vivre d'un petit commerce d'artisanat ou autre ...

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"Le vieux fascisme si actuel et puissant qu’il soit dans beaucoup de pays, n’est pas le nouveau problème actuel. On nous prépare d’autres fascismes. Tout un néo-fascisme s’installe par rapport auquel l’ancien fascisme fait figure de folklore […].

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Gilles Deleuze, février 1977.

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