2 janvier 2014 4 02 /01 /janvier /2014 16:47

 

Je devrais pour bien faire et obéir à la coutume me fendre de quelques vœux, formels et de « bon ton ». Désolée, j’ai pas le cœur à ça. Ce que j’ai vu autour de moi, pendant les « fêtes » : elles sont devenues pendant quelques jours une sorte de trêve ou la plupart se gavent en oubliant ce qui ne va pas et formulant des « pieux souhaits », comme s’il s’agissait de quelques formules magiques qui par miracle transformeraient le monde. On fait semblant d’y croire. Après les fêtes, le carrosse redevient cette épave bonne pour la casse qu’il n’avait jamais cessé d’être, une citrouille au moins, cela fait des bonnes soupes…

Vient janvier, la nausée, on a trop bu, trop mangé, et zut… vidé son compte en banque pour créer l’illusion un éphémère moment que tout va bien, qu’il ne se passe rien… les fêtes comme une sorte de catharsis pour vider son trop plein d’amertume, et se gaver en remplissant les poches de qui « on sait », ce sont toujours les mêmes qui sortent gagnants… et les mêmes qui sont grugés.  Pour beaucoup, la fin du mois sera dure – et même le début. Janvier est un mois serre-ceinture.

Si le solstice a du sens, celui du premier janvier, Nouvelle Année, m’échappe, d’ailleurs différents peuples ont d’autres dates, quand à Noël et au « petit Jésus », je rigole doucement en voyant ceux qui n’y croient pas vider leur portefeuille pour célébré sa naissance engraissant d’autant les usuriers dont Jésus justement voulait nous débarrasser.

2014, s’annonce très dure. Rien ne sert de le nier, il faut s’y préparer, je vous souhaite donc une grande lucidité, du sens pratique et de trouver dans votre entourage une de ses structures locales qui bâtissent modestement d’autres futurs, donnent au quotidien du bon sens à la vie et apporte la joie dans les chaumières. Frugalité n’est pas synonyme d’austérité.

A présent pour beaucoup, rien ne va plus et les dés sont jetés.

Les événements du 11 septembre sont à présent suffisamment documentés pour ne pas laisser place au doute et nous dévoiler quelques secrets sur les manipulations occultes de notre histoire. Certains participants à présent se vantent même du rôle qu’ils ont joué pour fomenter ce complot. C’est certainement une des racines de ma vision du monde et un trésor de renseignements pour comprendre comment se fabriquent les manipulations de l’histoire.

Quand Allende, un socialiste plutôt modéré, démocratiquement élu, devient président du Chili, l’Empire est obsédé par une idée : il faut s’en débarrasser. Le 11 septembre 1973, ce sera chose faite. J’ai beaucoup entendu, lu, vu de documents concernant cette période, mais aucun n’est plus convainquant que ce morceau d’anthologie : Billy Joya, le bourreau du Honduras qui après le renversement de Manuel Zelaya, un coup d’état dont il est une des membres actif, vient expliquer, qu’il fallait s’en débarrasser pour les même raison qu’il fallait le faire d’Allende. Il a amené avec lui, un dossier de quelques centaines de pages, il nous explique, celui-ci est celui qu’il avait monté pour préparer le coup d’état au Chili et dont il s’est inspiré pour renverser le président légitimement élu du Honduras Manuel Zelaya. Cela, s’appelle des complots et leur théorisation est importante pour comprendre le présent.

Le coup d’état au Chili, avait pour composante une féroce déstabilisation économique, une guerre économique pour susciter le mécontentement populaire, nous retrouvons exactement les mêmes méthodes au Venezuela aujourd’hui, symbolisée par cette rétention massive du papier de toilette au Venezuela comme au Chili,, le détail qui tue, rien de vital mais prodigieusement énervant….

Cela pour dire, ce sont toujours les mêmes vieilles méthodes qui s’adaptent, se corrigent et s’améliorent. Des progrès notables sont faits en matière de propagande. La guerre psychologique bat son plein, des matrices d’opinion sont conçues et diffusées destinées à la manipulation massive des inconscients collectifs, alors que la lucidité des peuples a été érodée par des décennies de télé, une  main mise sur les medias, une participation grandissante du secteur privée à l’élaboration des programmes d’enseignement public, et les diverses formes de publicité destinées à maintenir le leurre d’un horizon de désir, un horizon de convoitise.

Nul doute que nous soyons tous confrontés à une guerre psychologique de haute intensité, et nous pouvons en observer chaque jour les méfaits cumulés dans les manifestations de différents courants de « l’opinion » publique, Mon but, avec ce blog n’a jamais été en soi de contribuer à l’éveil des consciences, mais bien plutôt baliser des chemins pour des consciences éveillées en relayant des informations qui me paraissaient significatives pour mes propres recherches. Prudence avec la conscience d’autrui… le prosélytisme est toujours un abus de conscience.

Le point de départ d’une recherche : Je me suis retrouvée en 2005 complétement larguée dans un monde que je ne comprenais plus. Pendant des décennies de ma vie vagabonde, Ixelles (Bruxelles) a toujours été un point central, mes autres racines ayant été coupées pour causes de gentrification, Lasne, où j’ai grandi, devenue la commune la plus chère du pays ne m’est plus accessible depuis longtemps. Je revenais d’un petit village perché dans les montagnes de Catalogne, la vallée (et ses voisines) avait été rachetée par une banque pour activer ces ressources honteusement oisives (à leurs yeux), un site magnifique non rentabilisé. Je retrouvais mon quartier d’Ixelles situé près du Parlement Européen devenu enjeu pour de féroces spéculateurs, qui en chassaient systématiquement les habitants les plus pauvres, dont beauoup se retrouvaient sans logis.

Je l’avoue sans honte, j’aurais pu continuer à cultiver tranquillement mon jardin, je ne me serais sans doute plus jamais mêlée de politique, j’aurais savouré les bonheurs d’une vie simple et frugale, toute pleine d’activités qui vous donnent énergie, santé et bonne humeur… L’hiver, après avoir coupé mon bois, j’aurais philosophé au coin du feu, ou fait à l’ancienne quelques ouvrages « de dame », broderie, crochet, couture, des collages, des colliers, quelques peintures…

Cela ne c’est pas passé comme cela, en plus la ville dans laquelle je crois « revenir » n’existe plus. Me voilà soudain la conscience en alerte… il se passe des choses bizarres qui m ‘échappent. Une destruction systématique de l’habitat alternatif est menée, en Europe. Des gens partout perdent leur logis et n’en retrouvent point. Je me suis retrouvée très vite mêlée aux activités du milieu associatif, j’y avais quelques repères, des leurres. Je m’aperçois alors que l’associatif en général (heureusement il reste quelques exceptions), n’est plus non plus ce qu’il était :une société civile capable de faire pression sur les politiciens en défendant les droits des populations. Les associations institutionnalisées, sont l’élément d’une fiction de participation, qui donne un supplément apparent de légitimité à un système qui n’en a plus aucune. Ce blog est jalonné d’anecdotes qui illustrent ce propos, je ne reviendrai pas là-dessus.

J’aime comprendre. Ce qu’il me fallait à présent élucider, c’est ce que signifiait théoriquement et concrètement la GLOBALISATION. Je ne partais pas de rien, j’ai pas mal d’expérience de terrain et j’ai déjà auparavant fait beaucoup de recherches pour comprendre ce hiatus entre la gauche concept et les gauches réelles auxquelles j’avais été confrontée dans ma carrière militante. J’ai analysé ce vécu en faisant des recherches dans les bibliothèques, des études à l’Université, en écoutant des témoignages, j’avais entendu parler de Gladio, du Bilderberg, découvert des modes manipulatoires et les instrumentalisations déployés par la CIA et autres services secrets, j’ai été contemporaine de l’éclatement de la gauche en factions contradictoires qui se perdaient et se perdent encore en pinaillages à fin clientéliste et souvent dans des buts de recherche de pouvoir personnel… c’était dans les années 70, au début des années 80, ont était loin de la dérive actuelle, mais comme pour tous les points abordés ici, il faudrait quelques chapitre pour montrer tous les fils.

A l’époque me suis complétement trompée sur deux points qui sont liés. Le premier est que au vu de la conscience populaire des années 70, il me semblait alors impossible que ces manipulations de l’histoire fassent sens, la démocratie me paraissait receler suffisamment de garde-fou institutionnels et dans la conscience populaire, pour que les aspirants maîtres du monde finissent moquer de tous et faisant rire les enfants sous forme de caricatures dans les BD, nous savions tous alors que quelqu’un qui prétendrait vouloir devenir maître du monde mériterait toute notre compassion et un traitement psychiatrique approprié, il était clair pour (presque) tout le monde qu’il fallait être complétement barge pour vouloir devenir « Maître du Monde »…  mon autre erreur fut de ne pas croire que de tels fous existaient qui allaient concentrer et perfectionner les moyens de parvenir à leur fin, une dangereuse et curieuse perversion du cœur, de l’âme et de l’intelligence les ayant affectés..

En collectant de ci de là, des informations sur les montants financiers qui ont été alloués à des associations, des personnes, des partis politiques pour réaliser cette fin en manipulant l’histoire... un délire, des sommes folles ont été dépensées pour contraindre le devenir du monde selon les intérêts d’un très  petit nombre. Mais le pire, c’est que l’argent, qui n’a pas de valeur en soi est devenu un outils d’accaparement grâce à sa virtualisation et des mécanismes de capture bien rodé comme les taux usuraires de dettes contraintes ou non. , Un argent qui n’existe pas est devenu le moyen de s’accaparer des biens réels des peuples, de leurs terres, de leurs moyens de production et de subsistance, de leurs espaces vitaux.

Il n’y a pas de problème de surpopulation et le 1% de riches est une autre forme de leurre, un mythe qui divise des forces qui devraient s’unir. Ils sont entre 1/50 000 et 1/100 000 aujourd’hui qui accumulent tout à la fois les pouvoirs économiques, militaires, politiques, culturels, les propriétés des terres et des moyens de production, et développent et appliquent des moyens de contrôle des inconscients collectifs de masses et de répressions des consciences personnelles ou collectives qui font obstacle à leur projet. Cette évaluation nous donne un chiffre de l’ordre de 100 000 propriétaires du Monde, terres, moyens de productions, disposant d’un pouvoir économique qui a réduit le pouvoir politique à une façade, un guignol,  et de moyens financiers virtuels dont ils pourront très bien se passer quand ils auront fini d’accaparer la planète. Et nous pouvons sans grand risque de nous tromper supposer que ces 100 000 sont eux-mêmes organisés hiérarchiquement et que le pouvoir réel est concentré dans un cercle bien plus restreint qui a tous les moyens de faire la fortune de ceux qui les servent comme ils ont ceux de ruiner, d’éliminer ceux qui ferait mine de les « trahir ».  (Encore un chapitre). Autrement dit nous assistons à une expropriation globale qui implique aussi l’éradication des petits, et des moyens capitalistes qui sont remplacés par les franchisés intégrés dans les chaînes de production des Corporations…

C’est à ces conclusions que m’ont conduit les chemins de ce blog, nous sommes dans une phase inédite d’accumulation capitaliste, une accumulation par expropriation qui ne laisse « oisif » (ne rapportant pas de profit aux 100 000) ni le moindre brin d’herbe, ni la moindre goutte d’eau pour ne pas parler des humains qui ne compte à leurs yeux qu’en terme de chiffres dans des bilans qui leurs soient globalement favorables. Tout un programme pour l’avenir… la mort ou de nouvelles formes d’esclavage se mettent en place… (autres chapitres)

 

Anne Wolff

(suite 2014, des combats pour la dignité nous appellent 2)

 

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Gilles Deleuze, février 1977.

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