29 août 2018 3 29 /08 /août /2018 11:25
La liberté made in USA

La liberté made in USA

J’ai commencé par traduire le texte de S. M Quila « « Evo Morales met en garde contre l’invasion silencieuse des USA en Amérique Latine ». Un texte qui reprend de nombreux éléments de précédentes stratégies des USA en AL, mais qui met aussi l’accent sur de nouveaux développements, de nouveaux déploiements, de nouvelles avancées militaires, qui se retrouvent exposés plus en détails dans l’article de Raùl Capote dont-il tire sa substance. Raùl Capote est un journaliste cubain qui fut un temps un agent des services d’intelligence cubain infiltré à la CIA. Dans une deuxième partie j’ai donc traduit les éléments du travail de Capote qui n’étaient pas ou insuffisamment développés dans le premier article.

Ce qui m’alerte surtout, c’est de voir à quel vitesse se sont défaites les avancées des dernières années progressistes en matière de défense conjointe de la Souveraineté Latino-américaine. En quelques années, c’est la quasi-totalité de l’Amérique Latine qui se retrouve à nouveau placée sous la domination militaire des USA, La Brésil, l’Équateur, l’Argentine qui avaient pour un temps échappé à cette domination en redeviennent aujourd’hui des collaborateurs majeurs.

Le premier mouvement de ce renversement du mouvement d’émancipation de l’Amérique Latine et de la construction des moyens d’une souveraineté régionale, est le coup d’état au Honduras en 2009, premier acte de politique étrangère de l’administration Obama, avec H. Clinton aux affaires étrangère qui a tout mis en œuvre pour que ce coup d’état militaire, qui fut tout d’abord condamné à l’unanimité à l’ONU et à l’OEA, puisse se perpétuer. Que les gouvernement progressistes d’alors, n’ait pas réussi à empêcher que ce coup d’état aboutisse, qu’ils n’aient pas pu ou pas voulu intervenir en soutien de Manuel Zelaya, président légitime du Honduras, marque le premier pas d’un renversement de l’avancée progressiste.

Coup d'état de Juin 2009 au Honduras

Coup d'état de Juin 2009 au Honduras

Il faut savoir que toutes les bases existantes ne sont pas structurées de la même manière, ne jouent pas le même rôle, mais que toutes participent d’un dispositif qui a pour principe fondamental : les USA doivent rapidement pouvoir envoyer des forces en n’importe quel point, en langage militaire « opérer une projection de forces ». Ces forces sont déployées depuis des grandes bases susceptibles d’accueillir des gros avions cargo avant que les forces ne soient redistribuées vers des bases locales, souvent dormantes mais maintenues en permanence en état pour pouvoir accueillir des troupes à n’importe quel moment.

Une des raison qui a motivé le coup d’État de 2009 au Honduras, c’est que le gouvernement du président Zelaya voulait évacuer la base militaire anticonstitutionnelle de Soto Cano – point stratégique majeur déjà lors de la guerre des Contras - pour la transformer en aéroport civil. Or cette base est toujours une pièce majeure du dispositif US, par sa structure et sa situation géographique, elle est susceptible de servir de point de chute aux militaires US avant redéploiement vers leur(s) objectif(s) ponctuel(s), un point clé du dispositif stratégique du commandement Sud en AL.

Mais aussi le texte de Capote met en lumière un aspect de cette invasion spécifique du 21ème siècle, la présence de joueurs comme la Chine et la Russie, qui ont une présence et une influence croissantes dans la région, qui y ont des intérêts des intérêts grandissants qui sont un enjeu et une menace pour les (corporations des) USA, qui considèrent ouvertement ces deux pays comme ennemis, ainsi que les pays qui en sont les plus proches, comme le Venezuela et le Nicaragua. Dans ce reconquête de « l’arrière-cour », il ne faut donc pas perdre de vue la nouvelle donne qui fait aujourd’hui de l’Amérique Latine un enjeu dans la guerre des 3 Empires. La Chine l’a clairement exprimé, peu lui importe qui gouverne le Venezuela tant que ce gouvernement ne porte pas ombrage à ses intérêts dans le pays, mais dans quelle mesure une invasion militaire étasunienne du Venezuela serait considéré par la Chine et par la Russie comme une menace, une agression contre leurs intérêts et comment y réagiraient-il, je ne sais pas. A ne pas perdre de vue cependant.

Alerte l'invasion militaire silencieuse US en Amérique Latine se précise et s'accélère !

 

Evo Morales lance l’alerte concernant l’invasion masquée des USA en Amérique Latine

 

Sullkata M. Quilla

Rebelión

 

Le Président Evo Morales dénonce une invasion occulte des USA en Amérique Latine, depuis que Washington a annonce qu’ils enverraient un navire hôpital en Colombie pour répondre aux besoins de vénézuéliens qui se trouvent dans le pays frontalier, et il fait remarquer que l’aide la meilleure que ce pays puisse apporter au Venezuela, c’est de respecter sa souveraineté et de « lever le blocus économique que l’empire nord américain a imposé injustement. »

« Nous condamnons l’invasion occulte des USA en Amérique Latine, face à l’envoi d’un navire du Pentagone avec comme prétexte « l’aide humanitaire » des frère vénézuéliens. L’embarcation USNS Comfort, avec sa capacité de transport d’hélicoptères militaires est une menace contre le Venezuela » alerte Morales à travers son compte Twitter. « Toute agression contre le Venezuela est une agression contre l’Amérique Latine » a-t-il déclaré..

Pendant ce temps, les USA continuent à concevoir et à financer la destruction de l’intégration latino-américaine pour imposer la vielle doctrine de Monroe «l’Amerique pour les (Nord)américains. Il existe des intérêts géopolitiques concernant l’accès aux ressources de la région tel que le pétrole, l’eau douce, la biodiversité ou les minéraux, des ressources essentielles pour que Washington puisse maintenir son hégémonie impériale, affirme <Pablo Ruiz un membre du groupe des Observateurs de l’École des Amériquesi

C’est dans ce déroulement d’actions que se situe le Coup d’État en 2012, contre le président progressiste Fernando Lugo  qui avait rompu avec sept décennies de domination du parti Colorado, de même que celui exercé contre le mandataire hondurien Manuel Zelaya en 2009, où la destitution de la présidente constitutionnelle du Brésil, Dilma Roussef.

Ce fut précisément la stratégie de la persécution judiciaire parlementaire qui a permis au gouvernement des USA d’installer à la présidence du Paraguay – pour commencer Frederico Franco – qui céda la place à Horacio Cortés, un chef d’état complaisant avec l’agenda étasunien, en facilitant l’installation de nouvelles bases militaires, dont une se situe à la Triple Frontière avec le Brésil et l’Argentine, face aux ressources aquifères des Guarani et très près de la Bolivie.

L’excuse de Washington est à présent la lutte contre le narcotrafic et le terrorisme, la même qui servi de prétexte à l’installation des 76 bases militaires latino - parmi les 800 dont ils disposent dans le monde  - notamment au Brésil, Chili, en Colombie et au Pérou, ce qui permet à Washington de contrôler la plus grande réserve d’eau douce de la région, à qui s’ajoute aujourd’hui l’exploitation du gaz de schiste (fraking) par des multinationales pétrolières Nord Américaines.

Le but étant de s’approprier les ressources naturelles et le contrôle géostratégique de la région. Parmi ces 76 bases, 12 se situent au Panama, 12 au Porto Rico, 9 en Colombie, 8 au Pérou, 3 au Honduras et 2 au Paraguay.

En 2015, s’est concrétisée l’installation de la première base US sur le territoire paraguayen, sous statut de « Centre d’Opération d’Urgence (COE) » dans le département de San Pedro, le prétexte de son installation fut « d’apporter de l’aide à la population pour faire face à des  situations d’urgence ou des désastres naturels ».

Prensa Rural signale que les communautés indigènes de la région dénoncent le fait que cette base « se dédie au contrôle géostratégique impérialiste dans la région et au pillage des ressources naturelles, en l’occurrence avec l ‘aval du Président Cartes » en collusion avec le Contre-amiral George Ballance, alors directeur de Coopération en Sécurité du Commandement Sud. Peu de temps auparavant, en 2012, avait été installée au Chili un « Centre d(Entraînement pour le Personnel d’Opérations de Paix en Zones Urbaines » au Fort de Aguaya de la ville de Concón, Valparaiso .

Une investigation manée par le journaliste Raul Capote, publiée par Granma de CUba qui se fonde dans des documents publiés sur les portails du Commandement Sud et du Ministère de la Défense US, nous avertit des stratégies qui seront appliquées à l’Amérique Latine pendant les 10 années à venir. Ces documents justifient l’action directe contre Cuba, la Bolivie et le Venezuela, qui sont considérés, à cause des relations qu’ils entretiennent avec la <Chine, la Russie et l’Iran, comme des pays ennemis de Washington.

Le texte publié par Granma cite l’actuel Commandant du Commandement Sud, l’amiral Kurt Tidd qui en février 2018 exposa devant le Congrès, les scénarios envisagés pour le continent, les objectifs, moyens, stratégies, en accord avec la Stratégie de Défense Nationale (2018) et la Stratégie de Sécurité Nationale (2017-2018). « En termes de proximité géographique, commerciale, migratoire et culturelle, il n’existe pas de partie du monde qui affecte d’avantage la vie quotidienne des USA que l’Amérique Centrale, l’Amérique du Sud et les Caraïbes. » dit Tidd

Pour arriver à maintenir l’hég émonie de Washington dans la région, a souligné Tidd, les menaces latino-américaines doivent être affrontées grâce à un « Réseau de Réseaux ii», opérant pour le Commandement Sud. « Trois forces d’opération conjointes agiront en ce sens. La Force d’Opération Conjointe Bravo (Base aérienne de Soto Cano, Honduras,) la Force d’Opération Conjointe de Guantanamo et la Force d’Opération Conjointe Inter-agences et Conjonction-Sud (basée en Floride à Cayo Hueso)

Le nouveau président de Colombie, Ivan Duque, après s’être réuni à Washington avec le vice-président des USA Mike Pence, affirme qu’il affrontera le Venezuela et annonce la sortie de son pays de l’Unasur. Pour des fins de contrôle militaire de la région, la frontière de 2200 kilomètres entre le Venezuela et la Colombie en fait un point géographique charnière, qui en fait l ‘équivalent latino de ce qu’est Israël pour Washington au Moyen Orient.

La nouvelle relation entre la Colombie et l’OTAN (organisation à laquelle aspire à ce joindre le gouvernement conservateur du Chili) et le grand investissement militaire du président sortant Juan Manuel Santos, en 2017, (un investissement de quelques 9 713 millions de dollars, soit 3,1 % de son Produit intérieur Brut (PIB) en est une preuve. Les dépenses militaires colombiennes sont inférieures à celles du Brésil et du Venezuela, mais supérieures à celle d’Argentine (5 680 millions de dollars ou 0,9 % de son PIB) et du Mexique (6 000 millions de dollars, 2,5 % de son PIB), des chiffres à mettre en relation avec leurs dépenses respectives en matières de sciences, technologie, santé et éducation.

Les USA annoncent l’installation d’une base militaire à Neuquén, Argentine, un lieu où l’Entreprise YPF a trouvé « un méga-gisement de pétrole », celui de la Vaca Muerte, et le gouvernement argentin annonce un Centre d’Intelligence Régionale à Ushuaïa ;en Terre de Feu.

Les ministres argentins de Défense et de Sécurité Oscar Aguad et Patricia Bullrich se sont réunis aux USA avec des fonctionnaires du Département d’État, du FBI, de la DEA et des directeurs du Commando Sud, réunion à la suite de laquelle fut donnée l’autorisation de l’installation d’une base à la triple frontière avec le Brésil et le Paraguay, un endroit qui donne également accès aux territoires de Bolivie, du Chili et de l’Uruguay.

Le Pérou, s’est également converti, au cours de ces dernières années « en pièce clé du déploiement militaire dans la région avec l’installation de bases dans la selva et de Centres d’Opérations d’Urgence. Régionale(COER).

La guerre que les USA mène contre le Venezuela demande d’avoir a disposition une force régionale susceptible d’intervenir non seulement sur les plans économique et politique , mais aussi militaire, ce qui explique la nouvelle ingérence directe et indirecte vis-à-vis des Forces Armées, Police Nationales et de la souveraineté nationale de l’Équateur, qui inclut le fait de prodiguer des capacitation en matière de renseignement, des échange d’information et l’accès aux collèges militaires.

La présence de militaires étasuniens sur le sol équatorien, sous prétexte de lutte contre le terrorisme et le narcotrafic, s’est officialisée avec la visite du sous-commandant du commandement Sud, Joseph P. DiSalvo, venu coordonner les actions militaires avec le plus hautes autorités du pays. « Nous devons élaborer une nouvelle stratégie qui plutôt que d’être un plan Colombia soit un plan Sudamerica dans lequel tous puissent joindre leurs efforts et ainsi lutter conte cela (esto) » dira DiSalva dans une interview accordée aux médias équatoriens.

Il faut prendre très au sérieux l’avertissement d’Evo Morales


Sullkata M. Quilla, Anthropologue et économiste bolivien, analyste assicié du Centre

Latino-Américain d’analyses satratégiques (CLAE) ntropóloga y economista boliviana, analista asociada al Centro Latinoamericano de Análisis Estratégico (CLAE, www.estrategia.la )

Source : Rebelion

 

 
Invasion militaire "Humanitaire ?" la réalité dont les peuples d'Amérique Latine ne veulentt plus
Invasion militaire "Humanitaire ?" la réalité dont les peuples d'Amérique Latine ne veulentt plus

Invasion militaire "Humanitaire ?" la réalité dont les peuples d'Amérique Latine ne veulentt plus

iL’Ecole des Amérique est une école militaire étasunienne qui sévit depuis la seconde moitié du siècle passé. Implantée d'abord au Panama, et connue d’abord sous le nom de Centre d’Entraînement Latino-américain de l’armée US(1946), c’est en 1963 qu’elle prend le nom d’école des Amériques. Elle sera transférée de Panama à Fort Banning (Géorgie) en 1984. En 2001, elle a été rebaptisée Institut de Coopération Pour la Sécurité Hémisphérique. Un changement de nom et non un changement de nature, cela reste l « les mêmes bâtiments, situés sur les mêmes terrains, avec les mêmes instructeurs enseignant les mêmes techniques cruelles et d’une questionnable légalité » oµ les militaires des armées vassales d’Amérique Latine apprennent à terroriser, torturer, assassiner, séquestrer … les peuples en résistance et leurs leaders au Profit des intérêts de Corporations du Nord. Au nom de la doctrine de sécurité qui donne droit aux armées US et vassales de pratiquer quelques exactions que ce soit au nom de « La sécurité et des intérêt des USA », par USA il faut bien entendu entendre corporations qui détiennent le pouvoir réel, économique, politique, culturel et médiatique et surtout militaire et autres outils de guerre de « quatrième génération ».

Dans un excellent documentaire Marie Muriel Robin montre comment les techniques de torture expérimentées par les français en Algérie vont servir de base aux enseignement de cette école où étrangement voisineront en bonne entente des instructeurs nazis avec ceux du Mossad. Par exemple, pour ce qui est de la continuité, ce sont des militaires, formés à l’École des Amériques ayant participé au coup d’état militaire contre le président Allende, au Chili, le 11 septembre 1973 qui, s’inspirant de ce modèle, se retrouveront, parmi les élaborateurs et réalisateurs du coup d’état militaire contre Manuel Zelaya en juin 2009. Entre-temps on retrouvera les mêmes dans les escadrons de la mort, qui séviront dans les années 80 en Amérique Centrale.- créés par Negroponte, ambassadeurs US au Honduras au début des années 80, co-auteur du coup d’état de 2009 - (et qu’ils réinventera plus trad en Irak)

Ce qui fait sens aujourd’hui, ce ne sont pas les politiques nationales et la fiction de l’alternance, ce qui fait sens, c’est la volonté des Corporations de s’approprier le monde,, en annihilant autant de vivants que nécessaire pour parvenir à leurs sinistres fins, c’et pourquoi j’insiste sur cette continuité des m^emes politiques, des mêmes stratégies belliqueuses des USA en Amérique Latine, de décennie en décennie, de siècle en siècle, peu importe le parti à la présidence.

A la fin du 20éme siècle furent dévoilés les contenus de certains manuels de cette école ou avaient été formé plus de 60 000 militaires latinos. Il y apprenaient comment « … pratiquer la torture, le chantage, l’extorsion et le payement de récompense pour la mort d’ennemis ». Ce furent des centaines de milliers de latino-américain qui furent assassinés, torturés, harcelés ; obligés de s’exiler par ces « héros » militaires de la terreur institutionnalisée.

L’Observatoire de l’École des Amérique a été fondé pendant les années 90 pour exiger la fermeture de cette école et dénoncer ses pratiques.

Alors que l’envoi de militaires latino dans cette École connu un net recul pendant la période « progressiste » grâce qu refus de nombreux pays latino de continuer à y envoyer leurs militaire, a commencer par le Brésil et le Venezuela, bientôt suivis par l’Argentine, la Bolivie, l’Uruguay et plus tard l’Équateur. Ce dernier pays servant alors de base à la tentative de construction d’une école militaire proprement latino, où l’enseignement serait axé sur la défense de la souveraineté et non sur des opérations de contre-insurrection dirigées contre les peuples de la région. Je ne sais pas ce qu’il advient aujourd’hui de ce projet, mais d’après ce qui précède, il semble bien que cette école reçoivent aujourd’hui des instructeurs étasuniens.

 

iiDe tels réseaux de réseaux sont également développés dans l’endoctrinement, l’agitation et la subversion des populations civiles comme dans le cas du réseau Atlas.

Navire hôpital de l'US navy suceptible d'être également utilisé à des fins militaire

Navire hôpital de l'US navy suceptible d'être également utilisé à des fins militaire

Extraits complémentaires de :

Bases militaires des USA. en Amérique Latine et Carbe. Le Plan Suramérica par Raúl Capote Fernández | internet@granma.cu

Les principales menaces mentionnées par le Commandement Sud sont « Cuba, la Bolivie et le Venezuela, la lutte contre le « narcotrafic », les réseaux illicites nationaux et transnationaux, ainsi qu’une plus grande présence de la Chine, de la Russie et de l’Iran en Amérique Latine »

Source :www.southcom.mil/Portals/7/Documents/USSOUTHCOM_Theater_Strategy_Spanish_(FINAL).pdf?ver=2017-10-26-124307-193&timestamp=1509036213302

[…] La réponse dans les cas de contingence inclus : la défense du Canal de Panama ; les opérations de contrôle des migrations, l’Assistance Humanitaire et Réponse face aux Désastres : les Opérations Militaires unilatérales, bilatérales et multilatérales menées à bien par les forces en réponse à n’importe quelle crise.

Source : www.defense.gov/Portals/1/Documents/pubs/2018-National-Defense-S...

[…] Le Commando Sur inclut la quatrième flotte dans son réseau de bases, un ensemble de bases hautement opérationnelles avec une grande capacité de déplacement […]

Ces bases ne sont pas toutes strictement militaires, bien que toutes le soient en essence. Il y a des bases qui fonctionnent comme des centres pour la guerre médiatique et la cyberguerre du Commandement Sud qui travaille aussi conjointement avec la Nasa, ‘l’Agence de Renseignement Aérospatial, les Forces Armées du Brésil – et d’autres pays- à un projet pour la création d’un satellite pour la South Cyber-Container Initiative: un moyen d’analyse des réseaux pour y détecter les activités malicieuses. A ce projet participent le Département de Sécurité Nationale, le Département de la Défense et le FBI.

Source : Estrategia del teatro 2017-2027 comando sur de los ee. uu.

A la récente visite de l’amiral Kurt W. Tidd en Colombie, s’ajoute ka réunion multinationale de sécurité maritime à Miami. Cette seconde réunion – la première a eu lieu en décembre 2017 – une lettre d’intention a été signée entre les USA, le Mexique et la Colombie, pour « protéger la souveraineté des eaux territoriales et les zones économiques exclusives de chaque nation » Cette zone de « sécurité maritime » couvrira le Golf du Mexique, pour « protéger la souveraineté territoriale couvrira le Gof du Mexique, une partie de l’Amérique Centrale et les Caraïbes Colombiennes.

Au début du mois de janvier 2018, l’arrivée de personnel militaire sur le territoire panaméen a été révélée, des forces militaires qui devaient y rester jusqu’après les élections qui ont eu lieu en avril au Venezuela. Prétexte : « la défense du Canal de Panama »

La renaissancei de la doctrine de Monroe, évoquée par Tillerson quand il a lancé l’alerte concernant la « menace pour nos valeurs démocratiques » que représenteraient la présence commerciale de la Chine et de la Russie dans la région, montre un nouvel élan de la pire ligne d’action de la pensée impériale.

L’objectif de l’empire est d’augmenter la présence militaire dans la région afin d’assurer ses intérêts hégémoniques dans l’hamisphère, de consolider un front contre le Venezuela et de perpétuer sa domination sur les immenses ressources économiques de l’Amérique Latine et des Caraïbes

La frase de Bolívar parece adquirir hoy más valor que nunca: «Los Estados Unidos parecen destinados por la providencia para plagar la América de miseria en nombre de la libertad».

Autres sources de Capote

www.southcom.mil/Portals/7/Documents/Posture%20Statements/SOUTHCO...

www.southcom.mil/Portals/7/Documents/Posture%20Statements/SOUTHCO...

www.resdal.org/ultimos-documentos/usa-command-strategy.pdf

www.defense.gov/Portals/1/Documents/pubs/2018-National-Defense-Strategy-Summary.pdf

 

http://www.granma.cu/mundo/2018-08-09/bases-militares-de-eeuu-en-america-latina-y-el-caribe-el-plan-suramerica-09-08-2018-17-08-04

iIl faut rappeler la déclaration faite par John Kerry, en 2013, alors qu’il était Secrétaire de Etat :L’hémisphère occidental (terme de la même connotation colonialiste utilisé aux USA pour désigner l’Amérique Latine. NdT) est notre cour-arrière, il est d’une importance vitale pour nous. Avec une grande fréquence, beaucoup de pays de la région sentent que les USA ne leur portent pas assez d’attention et dans certaines occasions c’est très certainement la vérité. Nous devons nous rapprocher vigoureusement, nous avons planifié de le faire. Le Président se rendra bientôt au Mexique et ensuite au Sud je ne me rappelle pas dans quels pays, mais il va dans la région ».  La réactivation de la doctrine de Monroe ne date pas d’aujourd’hui. On ne peut penser les actions de Washington que dans la continuité, une continuité qui se perpétue à travers les différentes administrations, une continuité au service, ni d’un pays, ni d’un peuple mais bien des Corporations. Plutôt que de parler de gouvernement profond, je préfère le terme de gouvernement réel, alors que les gouvernances mises en place à la tête des états par ce gouvernement ressemble plus à une gérance de leurs intérêts qu’à la prise de décisions et la la mise en place de politiques par des mandataires qui représenteraient le peuple et lui obéiraient.

Alerte l'invasion militaire silencieuse US en Amérique Latine se précise et s'accélère !

 

Les USA mettent place leur dispositif militaire en Amérique Latine a une vitesse accélérée. La guerre, ils n’ont jamais cessé de la mener dans la région, de moins en moins masqués, sur tous les fronts de la guerre de quatrième génération, à l’exception de la guerre militaire ouvertement déclarée avec d’autres nations. Nous voyons bien ici que la majeure préoccupation des USA, ce sont les avancées de la Chine et de la Russie dans la région. Ils n’ont pas un besoin immédiat du pétrole du Venezuela, mais ils ne peuvent permettre que la politique maduriste, comme celle d’Ortega au Nicaragua, accordent une place toujours plus importantes aux corporations de ces deux empires, tant en terme de main mise sur les ressources naturelles que d’avancées stratégiques comme la construction du Canal du Nicaragua (momentanément ? abandonné) par les Chinois destiné à les rendre indépendant de celui de Panama.

Alors que les gouvernements régionaux sont de plus en plus soumis à cette domination US, la résistance populaire, elle ne faiblit pas. Et jamais les USA n’ont cessé de mener des politiques interventionnistes belliqueuses pour y mettre un terme, pour l’éradiquer. Sauf quand ils pouvaient l’utiliser, la manipuler et la diriger contre des gouvernements qui les dérangent.

En Bolivie, débarquent des anthropologues qui viennent expliquer aux populations indigènes locales, que c’est une honte que les ressources naturelles du pays soient nationalisées, qu’aux USA, les natifs sont propriétaires de leurs propres ressources dont ils disposent librement. Ils oublient de préciser que c’est après que les fondateurs aient génocidé la plus grande partie de la population et volé la quasi-totalité de leur territoire, ne laissant aux survivants que quelques réserves de misère où poursuivre l’agonie de leurs tribus.

Heureusement, il y a la mémoire des peuples qui se souviennent de l’horreur de l’ère des dictatures implantées au siècle dernier depuis les USA pour protéger déjà les mêmes intérêts corporatistes. Au Venezuela, pourtant tellement divisé en ce moment, un point réuni cependant plus de 80 % de la population : le refus catégorique de toute forme d’invasion militaire US, ou proxy-colombienne (et autres vassaux).

Voilà quelques pièces de plus dans cette avancée d’une guerre globale entre les 3 empires corporatistes. Trois empires dont aucun ne peut tolérer que les peuples s’émancipent et deviennent souverains, décidant des politiques et disposant librement des ressources de leurs territoires.

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