1 octobre 2015 4 01 /10 /octobre /2015 15:18

par

Ollantay Itzamná

via  Rebelión

 

Au cours des dernières semaines, les analystes et commentateurs « progressistes » se sont joints à la pléthore de politiciens conservateurs et néo libéraux de la région pour nous prédire : la fin du cycle et/ou le reflux des forces d’Amérique Latine insurgée, en particulier celles de la région andine. De la même manière, ils essayent de discréditer les processus politiques d’Argentine, du Venezuela, du Brésil, d’Uruguay, etc. Mais ils ne disent pas grand-chose au sujet des gouvernements qui pillent la richesse de leurs peuples pendant le « sanglant banquet néo libéral » qui se tient dans la région.

Des ex consultants de récents programmes d’ajustements structurels, provenant des classes moyennes, tant en Equateur qu’en Bolivie, et des Travailleurs d’Organisations Non Gouvernementales (organisations financées par des gouvernements étrangers), déchargent toute l’artillerie de leur critique verbale contre Evo Morales président de Bolivie et Rafael Correa, Président d’Equateur, pour conclure que les processus de transformation, dans ces pays, touchent irrémédiablement à leur fin.

En plus de qualifier ces gouvernants de despotes et de populistes, les prophètes de « fin de cycle » et missionnaires de la restauration néo libérale, soutiennent qu’aucun de ces gouvernements néo-extractivistes n’accomplit le mandat constitutionnel relatif à la défense des Droits de la Terre Mère et des peuples indigènes. Et opportunément, ils interprètent la diminution de la croissance de l’économie des deux pays comme une évidence économique de la fin du cycle latino-américain.

En procédant de cette manière, les « progressistes » et conservateurs confondent l’Amérique Latine émergente (peuple) avec des individus/personnes occupant des fonctions de gouvernement. Ils ne font pas de différence entre l’indétermination des rêves et espérances et le déterminisme dialectique.

Les consultants néolibéraux et les travailleurs des ONG fustigent les gouvernements

Simultanément les consultants et travailleurs des ONG tentent d’installer dans le cerveau de leurs « désinformés » la prédiction de fin du cycle Latino-Américain, après que les gouvernements de Bolivie et Equateur aient eu la témérité de contrôler le fonctionnement des ONG dans ces pays. Une heureuse coïncidence ? Serait-ce que des gouvernements dignes et souverains n’ont pas la faculté de contrôler les comportements des agents et acteurs nationaux et étrangers sur leurs territoires ? Les gouvernements d’Europe et des EU resteraient-ils impassibles si les gouvernements des pays d’Amérique Latine finançaient des ONG pour les discréditer depuis l’intérieur et l’extérieur ?

Tout lecteur un minimum informé sait que les ONG sont nées promues par les corporations financières (des pays du Nord) en ayant pour finalité de rendre soutenable l’application des Programmes d’Ajustement Structurel dans les pays appauvris. Dans la coopération internationale, il y a plus d’intérêt politique en jeu que de sincère solidarité. Bien qu’il y ait aussi une coopération et des ONG qui appuient la libération des peuples.

Les classes moyennes traditionnelles sont indisposées par leurs nouveaux voisins

Les classes moyennes “graduées ou universitaires” sont fâchées avec Evo ou Correa parce qu’ils ont réduits leurs privilèges professionnels. Au cours des dernières années, en Bolivie ou en Equateur, près de deux millions de personnes ont accédés des classes populaires aux classes moyennes, et dans de nombreux cas, ce sont ces derniers qui excercent des fonctions publiques (rôle de la classe moyenne traditionnelle).

Dans le cas de la Bolivie, cela les “dérange” de se retrouver sous l’autorité d’ « indiens » qui parlent mal le castillan et en plus ne possèdent pas de titres universitaires. Serait-ce donc une autre coïncidence que les « progressistes » de la classe moyenne traditionnelle, à présent, nous annonce la fin du cycle latino-américain.

Ils pensent que renverser  Correa ou Morales mettra en déroute les processus émancipateurs.

Ceux qui nous annoncent la fin du cycle latino américain veulent nous faire croire que les « indiens » et « progressistes » exerçant des fonctions de gouvernement, ne peuvent faire d’avantage que ce qu’ils ont déjà fait. Et donc, après la « fin du cycle » vient le retour de la « stabilité néo libérale ». Ils veulent nous voler notre droit à l’espoir. Notre droit de rêver. Alléguant qu’il n’y a rien de plus que ce qui a déjà été vu, fait ou célébré. Il est clair que comme ils ne peuvent rien faire actuellement pour nous enlever ce que nous avons conquis, alors, ils s’attaquent à nos espoirs (à cause de ce que nous sommes déjà capables de faire)

Mais ils oublient que les processus de transformation en Bolivie ou en Equateur, ou dans d’autres pays ne sont pas Evo Morales ni Rafael Correa. Nous sommes des peuples, Ayllus, Marcas, Runas/ Jaque, qui parcourront un chemin libérateur depuis nos origines.

En plus, les processus de transformation ne sont pas, pour nous autres, seulement du domaine de la gestion de l’état ou de l’économie (même si cela en fait partie), ni même seulement du domaine des changements des lois ou des institutions. Nous travaillons, rêvons, agissons, conspirons, pressentons de manière différente. Nous refusons de revenir dans le giron néolibéral. Nous sommes nombreux à avoir changé nos propres projets de vie. Viendront-ils pour chacun d’entre nous ?

Ils enclosent la réalité latino-américaine inédite dans leurs catégories désuètes d’analyse et de compréhension

Bien que plusieurs années se soient écoulées depuis les débuts du processus de changement dans la région, néanmoins les “révolutionnaires de tout et de rien” et les “éco-indigénistes” refusent de se déprendre de leurs cartographies mentales préconçues, et à circuler sur les chemins émergents d’apprentissages et connaissances différents.

Eux, formés seulement et uniquement, dans et pour la démocratie représentative (qui les privilégie), n’acceptent pas les démocraties participatives émergentes, qu’ils qualifient de « populisme » d’Evo et/ou Correa, bien qu’ils ne disent mot des dictatures sanglantes et corrompues de la région.

L’appropriation par l’état des biens que la Terre Mère nous prodigue, il le censure en tant que « néo-extractivisme » anti-écologique, mais ils se taisent au sujet de l’accaparement «silencieux » (internationalisation) que le gouvernement étasunien pratique en Amazonie.

Nous les peuples indigènes, ils nous considèrent comme si nous étions des pièces de musée incommensurables et intangibles, sans droits de transformer nos modes de vie, mais elles et eux, oui, ils peuvent jouir des « commodités » de la modernité alors qu’ils plaident pour que beaucoup d’entre nous se maintiennent dans la pré modernité.

Ils sont tellement conditionnés par les mensonges académiques enseignées comme vérités scientifiques dans les universités qu’ils ne se rendent pas compte que cette période de l’Amérique Latine ne correspond pas à des cycles de changements qu’ils ont étudiés en sociologie.

Les processus de changement qui émergent en Bolivie ou en Equateur ne peuvent s’évaluer ou se prédire avec des catégories analytiques qui en leur temps ont nié ou se sont tues quant à leurs possibilité d’existence sociale. Ces processus de changement ont surgit sans manuels, sans brochures à suivre. Pour cela, les critères de valorisation de ces processus doivent être issus de paradigme de la complexité et de la possibilité permanente (D’invention contre les cadres du déterminisme réducteur NdT). Ce sont les rêves, espérances et idées des peuples, qui avaient été méprisées, qui se matérialisent simultanément et progressivement.

Nous savons quand et comment nous avons commencé, mais nous ne savons pas quand nous en terminerons.

Du point de vue de la dynamique de la matérialisation ou de la monétarisation des processus de transformation, ceux-ci doivent être observés /évalués sur de plus grandes périodes. Les déterminations assumées par les gouvernements de Correa et de Morales auront leurs impacts sociaux non seulement à travers la distribution de l’excédent économique (en diminution actuellement) mais bien par la redistribution culturelle (des investissements sont réalisés dans l’universalisation de l’éducation comme jamais auparavant), qu’envient les habitants des pays voisins. Le processus de transformation se terminerait si nous les indigènes nous en revenions à avoir honte de notre identité et nous mettions à genou devant l’étranger. Mais cela est loin de se reproduire.

Nous ne reconnaissons pas non plus l’allégation qui voudrait que l’humanité continuera à taxer notre Amérique Latine de « présomptueuse »»’. Nous savons que ce que nous avons déjà accomplis, ce que nous n’avons pas réalisé, et ce que nous sommes capables de devenir. Nous savons que nous ne sommes pas « un cycle qui s’achève ».  Nous savons que nous livrons dans des conditions d’adversité et d’inégalité une guerre sans merci contre la civilisation du désastre (mort) hégémonique. Mais nous sommes également conscients de ce que nous sommes gouttes d’eaux qui tombent dans l’immensité de l’Océan formant des innombrables cercles concentriques contagieux jusqu’à l’infini.

Source ; Rebelion. Latinoamérica emergente: ¿se acaba la esperanza?

 

Amérique Latine émergente. La fin de l’espoir ?

Traduction Anne Wolff

Et,note dela traductrice

Comme c’est toujours le cas avec les textes l’Ollantay Itzamna, j’ai pris du plaisir à traduire son texte qui me nourrit d’un espoir partagé. Et encore une fois j'ai trouvé dans ses paroles la synthèse d'autres paroles, lues et entendues,  mieux que je ne pourrais la faire moi-même. Il nous donne les raisons de cet espoir et ce qui s’oppose à sa pleine concrétisation, sans toute fois réussir à stopper les processus émancipateurs multiples et polymorphes, à différentes échèlles, à l'oeuvre dans toute.l'Amérique Latine.

Les questions que pose ce texte à la conscience occidentale et à ses critères d’interprétation du réel sont une incitation à un changement total de « manière de percevoir, voir et interpréter le monde » et donc à un changement de langage et de concepts.

Mais pas que cela, diverses occurrences du texte me renvoient à la théorie du chaos selon Prigogine et Stengers (Voir la Nouvelle Alliance) et à ce choc des civilisations qui se produit quand les tenants d’une interprétation du monde probabiliste et constructiviste se heurtent aux tenants du déterminisme qui veulent s’emparer de leur territoire et leur imposer leur idéologie.

Lorsque les habitants qui pratiquent une écosophie constructiviste, probabiliste, contingente, frugale (mais pas austère) et respectueuse de l’étant et du milieu ambiant, qui privilégient les modes d’actions qui les préservent et les améliorent, lorsque les partisans de cette manière d’habiter  la planète, créatrice de paix et non de la guerre, se trouvent confrontés à une opérativité mécaniste et déterministe, celle-ci pour réaliser ses ambitions  doit, soit les expulser de leur territoire, soit les soumettre aux diktats de leur idéologie, opérant des transformations du paysage et des habitants restants qui sont une véritable transmutation ontologique, une transformation qualitative  de modes d’être au monde, une aliènation.

Comme beaucoup de commentateurs d’Amérique Latine et de co-auteurs des processus qui la conduisent vers la souveraineté, Itzamna s’indigne de constater que les occidentaux ont tendance à réduire les révolutions latino américaines à leur figure de proue qui ne sont pas un bon reflet qualitatif de la nature, de l’étendue et des profondeurs de ces révolutions. Plutôt que de prendre Chavez ou Morales ou Correa comme l’incarnation symbolique de l’ensemble du processus, il faut les considérer comme des catalyseurs parmi d’autres de l’expression d’une puissance latente jusque là, celle d’un peuple qui se réveille et se met en quête des moyens de la souveraineté après des siècles d’esclavage, de colonialisme, d’humiliation.

Les catalyseurs d’un passage voulu de la démocratie représentative vers la démocratie participative, en pleine invention, un processus en plein déroulement dont ils sont des charnières. Nous retrouvons dans le socialisme du 21ème siècle version latino des éléments qui ont dominé le socialisme européen de la première moitié du 20ème, cette certitude active qui veut que toute transformation essentielle,  profonde et durable passe par la possibilité pour l’ensemble des habitants d’un pays de toutes origines sociales et ethniques d’avoir accès à une éducation de qualité.

Après, il s’agira de déterminer ce que devrait être ce type d’enseignement, et la réponse ne peut venir - dans ce contexte, qui fait déjà une large place à des formes anciennes et nouvelles de démocratie participative - que de processus de production d’intelligence collective, réfléchir ensemble aux modes d'éducation qui puissent optimaliser l'aptitude au bonheur de chacun, son potentiel, trouver ensemble le lanGAge qui va exprimer ces nouveaux conCepts et mettre en oeuvre ensemble les moyens d'y parvenir dans la diversité. Autrement dit partir de ce que sont les aspirations des personnes présentes et existantes et non d’idéaux transcendants qui laissent à une élite le choix des programmes d'enseignement (et de conditionnement) qui répondront finalement à leurs propres intérêts.

Quelles que soient les critiques qui peuvent être formulée par ailleurs, il est évident que la majeure partie des commentateurs occidentaux, y compris ceux de « bonne volonté » ne mesurent pas l’ampleur du défi relevé par les peuples d’Amérique Latine et certains de leurs mandataires et gouvernements. Et encore moins ils n’ont ni connaissance, ni conscience de la guerre active et permanente qui leur est menée sur tous les fronts par ceux qui veulent s’emparer de leurs territoires et habitants pour les forcer à contribuer à la genèse de leurs odieux profits.

Des ennemis jurés et sans pitié de la libération des peuples qui disposent de pouvoirs sur des armées et forces de répressions officielles comme celles des EU et des pays régionaux soumis aux diktats de Washington,  et d’autres composées de mercenaires et de paramilitaires en tous genre, de criminels aux ordres de celui qui les payent pour détruire l’espoir du monde, des ennemis qui ont aussi opéré une main mise sur les principaux médias de la région (et d’une grande partie du monde) qu’ils utilisent comme arme de guerre, outil de propagande mis au service de leurs intérêts.

Ajoutons que quand ils ne sont pas directement propriétaires des moyens de productions du pays, ces mêmes oligarques les placent entre les mains d’une oligarchie locale et vassale, de même qu’ils encouragent leurs carrières politiques. Quand je regarde un peu les histoires des familles qui ont géré le Venezuela avant l’arrivée de Chavez, je constate à la fois cette stratification du pouvoir au main de quelques familles et les liens étroits qui confondent leurs intérêts et ceux de Washington.

Légitime frustration d'avoir été privé du pouvoir héréditaire pour les rejetons de ces castes ? Ou refus del'équité qui pemettrait à ceux qu'ils ont écrasés, exploités, affamés, réprimés, d'accéder à une éducation et une culture qui leur permettent de prendre en main le sort du pays, de leur pays, grâce  aux compétences acquises et aux transformations des modes politique, économique et d'accès à la souveraineté alimentaire qui est la substance organique du socialisme du 21ème siècle, prélude à un communalisme naissant et en pleine croissance et invention continuée.

Et c’est une question qui insiste en ce moment, et à laquelle je n’essayerai pas de répondre aujourd’hui, elle consiste en une confrontation entre le pouvoir confisqué par la fiction nation dans une démocratie représentative avec sa fiction d’égalité démentie par la stratification d’une hiérarchie sociale à faible mobilité et les formes dont justement parle Itzamna de ce pouvoir populaire qui doit beaucoup en Amérique Latine aux formes d’organisations de différents peuples indigènes dont les modes du vivre ensemble ne donnaient pas lieu à ce type de hiérarchisation-stratification.

Ce qui était une condition favorable pour faire de l'Amérique Latine le lieu ou pourrait se féconder les idées du socialisme du 20ème siècle et avant, afin de faire naître quelque chose qui en est à la fois héritière et qualitativement différent, comme dans le rapport d’un enfant avec ses deux parents. Et qui comme l’enfant apporte dans le monde l’imprévisible nouveauté. Ce sont ces formes nouvelles de démocratie qui devraient aujourd’hui servir de terreau à ceux qui ne voulant toujours pas trahir des idéaux d’équité et de paix, se sont sentis leurrés par les révolutions du 20ème siècle, par une gauche européenne toujours déjà marquée des perversions, contradiction, failles et violences qui conduiront à son implosion et à sa dénaturation.

Thèses, antithèse, synthèse, dans le confusionnisme ambiant il n’est pas toujours facile d’identifier ces processus et leurs composantes. Hybrides improbable comme peut l’être le social libéralisme, plus proche du fascisme que du socialisme du 21ème siècle et du communalisme qui se prépare à lui succéder. Communalisme qui est bien plus proche des idéaux du communisme idéaliste chrétien (je prends ce dernier terme au sens philosophique et non religieux) que d’aucunes des dictatures communistes du 20ème siècle, qui ont prétendu atteindre à cet idéal à coup de terreur, d’épuration meurtrière et de lavage de cerveau.

On ne peut trouver de réponse à ces questions sans analyser d’une part la haine des oligarchies pour le petit peuple quand il décide de s’éduquer et de remettre en route la mobilité sociale non plus par une stratification-hiérarchisation répunératrice en terme de profit mais par une revalorisation des compétences dont l’exercice fait déjà partie de la gratification. Je parle de gagner du bon temps de vie en faisant un travail utile et qui nous plait dans des conditions de bonne convivialité, et de respect et de bienveillance de chacun pour chacun. C’est cela le but aussi.

On ne peut trouver de réponse à ces questions sans une étude approfondie du phénomène « classe moyenne »,c’est une clé, particulièrement en Amérique Latine, où les gouvernements progressistes ont permis à un grand pourcentage de population pauvre d’accéder au statut de classe moyenne dont sont issus des enfants qui n’ont pas connus les conditions de pauvreté et de répression que vivaient leurs parents sous les anciens régimes, et qui se réfèrent à des modèles hollywoodiens ou issus de Miami, comme à quelques choses auquel ils auraient droit de fait et dont le rrrégime les prive, sans avoir conscience que sans la révolution en cours, ils n’auraient peut-être même pas eu accès à un minimum d’éducation, de soin de santé, de biens et surtout de cette dignité qui autrefois étaient refusée à l’immense partie du peuple de leur pays.

C’est vraiment une des clés pour comprendre les crises que traversent les gouvernements souverainistes d’Amérique Latine, cette partie des classes moyenne que leurs politiques ont permis de créer et qui aujourd’hui se retrouve, ou leurs enfants dans l’opposition. Parce qu’ils ont oublié le passé et ne voient que le mythe du « rêve américain », sans comprendre qu’il s’agit d’un leurre et qu' en réalité aux Etats-Unis pour une grande partie de la population, celle de « couleur » en particulier, la vie  s’apparente d’avantage au cauchemar de l’infra-humanisation, de l’incarcération, de la misère, de l’engagement dans les rangs de la chair à canon, de l’enfer des quartiers pourris, etc… et j’en passe et des pires, qu’à la propagande mystificatrice par laquelle ce pays s’achète l’adhésion des gogos. Et au besoin les utilisent contre les gouvernements de leur pays en les manipulant.

On peut prendre pour exemple de manipulation, non des classes moyennes, mais des indigènes, ces représentants d’ONG étasuniennes qui viennent leur raconter que leur pays les grugent en nationalisant les ressources, alors qu’aux EU les autochtones sont propriétaires des ressources de leur territoire, Sans dire que ce « territoire » sont les miettes laissées aux rares survivants des populations locales, après massacre génocidaire et appropriation de la quasi-totalité de leur territoire initial par les ancêtres de ceux qui viennent leur tenir ces discours subversifs.  

Je vous laisse avec toutes les questions que nous invite à nous poser Ollantay Itzamna quand il nous dit :

« Ils enclosent la réalité latino-américaine inédite dans leurs catégories désuètes d’analyse et de compréhension

Bien que plusieurs années se soient écoulées depuis les débuts du processus de changement dans la région, néanmoins les “révolutionnaires de tout et de rien” et les “éco-indigénistes” refusent de se déprendre de leurs cartographies mentales préconçues, et à circuler sur les chemins émergents d’apprentissages et connaissances différents. »

Etes-vous prêts à faire ce travail de remise en questions pour vous ouvrir à ces nouvelles formes de politiques auxquels de nombreux mouvements populaires ‘Amérique Latine nous invite ?

Anne

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